Immelman-imés

Les animés diffusés actuellement au Japon

12 septembre, 2011

2010: une année très moyenne

Pour mon premier nouveau billet, quoi de mieux que de revenir sur l’année pendant laquelle je m’étais tu. Comme l’indique le titre, 2010 a été une mauvaise année (ce qui n’est pas le cas de 2011!).

J’ai même l’impression que les qualités de production ont atteint une sorte de plafond: les dessins et animations sont très bons, mais depuis 2009, les studios ont du mal à élever leur niveau technique. JC Staff, les créateurs des Toradora, A certain magical Index et A certain scientific Railgun (vous m’épargnerez les noms en VO imbitables pour les non pratiquants), qui étaient arrivés à imposer une patte graphique impressionnante, à base de colorisation légèrement pastel et une animation de grande qualité, finalement enchaînent les séries avec la même matrice. Ce n’est pas désagréable du tout, mais c’est un signe qu’ils ont du mal à évoluer. Pour cacher cette incapacité à augmenter la qualité, les réalisateurs ont tendance à opter depuis deux ans à un changement radical de style graphique; d’un point de vue de gamer, il s’agit à peu près de la même technique qui consiste à utiliser le Cell Shading ou des graphismes enfantins sur la wii pour produire des jeux intéressants visuellement, en contournant ainsi les limites techniques de la machine. Madhouse avec Katanagatari, Production IG avec Hourou Musuko et plus récemment Usagi Drop, Gainax avec Hanamaru Youchien etc…
Cela étant dit, cette nouvelle tendance ne me déplaît pas du tout; il s’agit uniquement d’un constat que j’ai pu faire.

Pour en revenir à notre année 2010, parmi le flot d’animés moyens et mauvais, j’ai quand même retenu quelques pépites comme on en trouve tous les ans heureusement. Ce que j’ai retenu de cette année, c’est le retour en grande pompe des comédies, des vraies! qui m’ont fait rire! Alors que les années précédentes étaient remplies de séries tranche-de-vie moe et de shonens, il faut compter maintenant avec les comédies bien débiles, dans le bon sens du terme (et moe aussi mais bon…). Il est aussi intéressant de remarquer (mais ça, ça dure depuis 2009) qu’il y a de plus en plus de suites sur les « blockbusters ». Vu la conjoncture économique, il faudra faire avec, mais dans l’ensemble, ce sont des suites qui apportent quelque chose.

Voilà donc les séries qui ont marqué 2010, avec en premier les suites pour les fans ou les séries mineures, puis ensuite les animés que j’ai aimés ou qui ont fait le buzz, et enfin, ma sélection des 10 de 2010 qui sortent du lot.

Parce qu’il fallait en parler

2010: une année très moyenne dans Baka test To Shojanku preview1d

Pour les fans de Black Butler (alias Kuroshitsuji), on a eu droit à la deuxième saison qui paraît-il est de qualité. Je n’ai vu ni la première ni cette deuxième saison, je ne pourrais pas en parler plus.
Après la crise qu’a connu le studio Gonzo, plus personne ne croyait à une suite d’une de leur dernière série Strike Witches (qui était pas trop mal, et qui avait eu du succès pourtant). C’est AIC, les anciens meilleurs copains de Gonzo qui décident de reprendre le flambeau, et qui nous pond cette deuxième saison que je n’ai toujours pas regardée.
J’ai pas contre vu la deuxième saison de Letter Bee, nommée Letter Bee: Reverse (Tegami Bachi). Je fais la collection du manga, et je n’ai pas été déçu non plus par l’adaptation. L’animé diverge du manga et propose sa propre fin, classique mais bonne. Je recommande le manga plutôt que la série, uniquement pour le rythme lent qui sied mieux au manga. Pour les allergiques du papier, la série reste très bonne.

Je me suis coltiné avec un peu plus de mal, la licence phare du studio JC Staff: To Aru Majutsu no Index, première et deuxième saison. Dans l’ensemble, c’est laborieux. Elles sont formées de plusieurs arcs d’histoire dont l’intérêt est très inégal selon chacun. Touma le héros est plutôt sympathique comme la majeure partie des personnages secondaires. Par contre Index est insoutenable, et on se demande parfois (tout le temps?) qui devrait être la vraie héroïne entre elle et Misaka Mikoto (alias Railgun). Les To Aru Kagaku no Railgun (histoire parallèle aux Index) sont meilleurs, mais au final, pourquoi pas… Cette série pourra en séduire certains: combats plutôt classes, bonne animation, bon character design. En fait les seuls vrais problèmes sont l’héroïne et l’histoire qui ne m’a pas du tout intéressé.

Ceux qui ont aimé la première saison de Sora no Otoshimono aimeront la deuxième (Sora no Otoshimono forte). C’est le même genre: un héros débile et pervers qui peut devenir tout petit comme dans le collège fou fou fou, qui dispose de la puissance infinie d’une androïde pour entreprendre ses plans érotiques. Avec en plus deux ou trois épisodes plus sérieux, c’est une bonne petite série, un peu moins bien que la première saison selon moi, malgré les contours d’une histoire qui semble intéressante et qui pourrait se profiler en une troisième saison.

Adapté d’un manga du Jump (le célèbre magazine japonais qui publie Naruto, Bleach et One Piece, qui a publié Death Note, Eyeshield 21, et Dragon Ball…), Nurarihyon no Mago raconte l’histoire d’un collégien mi humain mi démon, petit fils du leader d’un clan de démons puissant. Il doit partager sa vie entre ses responsabilités dans le clan et sa vie collégienne. C’est pas mal, voire à certains moments très bon. C’est un shonen qui manque un tout petit peu de rythme à mon goût. La deuxième saison est actuellement diffusée, et peut être bien que je vais m’y remettre sérieusement, ne serait-ce que pour la voix d’Aya Hirano (Haruhi Suzumiya) qui signe malheureusement un de ses derniers rôles de doubleuses. En France, la manga est publié sous le nom: Nura, le seigneur des Youkaïs. Je ne les ai pas lu.
C’est une série du studio Bones (Full Metal Alchemist, Xam’d, Soul Eater), donc évidemment les attentes sont énormes. C’est Star Driver. Comme à leur habitude, c’est super beau, alors par contre j’ai pas du tout aimé l’histoire et la réalisation. Il parait que ça ressemble à Utena (que je n’ai pas vu), avec des combats de méchas à la place des duels à l’épée. Je pense qu’il y aura des gens qui aimeront, je n’en fais pas partie. Ca fait deux déceptions d’affilé avec Hero Man pour le studio Bones.

Pour finir avec cette rubrique, 2010 marque aussi la fin de K-on de Kyoto Animation, avec sa deuxième et dernière saison. Ceux qui ont aimé la première saison aimeront sans doute celle là, les autres pourront passer leur chemin. Pour ceux qui ne connaissaient pas, cette série suit 4 puis 5 lycéennes qui montent un club de rock. Elle s’amusent, mangent des gâteaux, s’entraînent etc… J’ai rien contre cette série, que j’ai trouvé sympa au début, puis assez ennuyeuse par la suite.

Les bonnes petites séries, ou celles qui ont fait parler d’elles

Hanamaru Youchien

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Décidément Gainax arrive toujours à surprendre en changeant de genre pour toutes ses séries. Cette fois ci, c’est un surfant sur la vague du moe, et en s’appropriant le style graphique séduisant de JC Staff, qu’ils délivrent sans prise de risque ce Hanamaru Kindergarten. On prend un jeune instituteur qui tombe amoureux de sa collègue, on lui met des enfants mignons en bas âge qui font ce que font tous les enfants de leur âge: emmerder tendrement l’instit’, et voilà! On obtient une série légère, mais soignée, avec un humour qui fait mouche, et une bonne couche de moe pour enrober le tout et plaire au plus grand nombre. Une série certes un peu consensuelle, mais réalisée avec justesse sans en rajouter.

Baka Test To Shojanku

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Voilà une des comédies dont je parlais plus haut. C’est une comédie dans un lycée, avec des classes, dont le niveau scolaire est bien délimité, s’affrontent à travers des luttes de petits avatars. Ce côté combat ne représente qu’une petite partie de l’histoire, qui préfère se concentrer surtout sur les élèves de la classe F, de plus bas niveau, la classe des cancres. Le casting n’est pas très original pour un manga, mais l’alchimie fonctionne: l’idiot, son copain un peu moins idiot et chef de la classe, la surdouée mais tête en l’air, la tsundere, le mec que tout le monde traite comme une fille, le photographe hacker pervers. Cette série est complètement conne, et c’est bien pour ça que je l’aime.

Working!

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Voilà une autre comédie que j’ai bien aimée dont la seconde saison va bientôt être diffusée. Tirée d’un manga 4-coma (suite d’histoires courtes racontées en 4 cases), les gags s’enchaînent bien et comme Baka Test, c’est le casting de personnage atypique qui fait la différence. On suit le travail des employés dans un restaurant familial japonais parmi lesquels on trouve: le nouveau fan absolu de tout ce qui est petit est mignon, son aînée de 2 ans qui en fait 5 de moins mentalement, la fille timide et androphobe qui frappe tous les hommes qui s’approchent trop près d’elle, la manager ancienne yankee, le cuistot maitre chanteur etc… Au final, treize épisodes qui passent assez vite. J’attends la deuxième saison, dont le premier épisode a été diffusé, et qui m’a fait très mauvaise impression (toujours les mêmes gags).

Arakawa Under The Bridge (Saison 1 et 2)

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Encore une comédie pour continuer, et celle ci est signée du studio très (trop) prolifique Shaft. Qui plus est, c’est le réalisateur de Bakemonogatari qui réalise cette nouvelle série, Akiyuki Shinbo. C’est aussi tiré d’un manga, qui est encore plus barré que les 2 précédentes comédies. Dans cette série, tous les personnages (il y en a beaucoup) sont tous anormaux, et pourraient être tous échappés d’asile. Ils vivent au bord de la rivière Arakawa sous un pont, on suit leur pérégrinations, leurs coutumes toutes plus bizarres les unes que les autres. Tout cela est servi avec une histoire d’amour en fil rouge entre le héros, fils d’un multi-millionaire venu vivre au bord de la rivière pour cette fille qui l’a sauvé de la noyade, et qui se prétend venir de Venus. Je l’ai trouvée drôle, mais attention pour les non initiés à l’humour japonais: il s’agit de l’humour japonais complètement absurde, certains pourront ne pas y être sensibles. Même pour les ceux qui y sont habitués, la série est inégale: il y a beaucoup de gags, et certains tombent à plat, avec une proportion d’un sur 4 à peu près. Point fort: les doublages sont hilarants, avec la présence notamment de mon doubleur masculin préféré, T. Sugita, le doubleur de Kyon dans la Mélancholie d’Haruhi Suzumiya.

Senko no Night Raid

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Malgré un opening de grande classe, une direction et réalisation de très bonne facture, SnNR n’est pas un franc succès. Je lui reprocherais la même chose qu’à Mouryou no Hako, c’est à dire qu’elle s’épand sur de trop nombreux détails, qui sont censés étoffer l’histoire et le background historique, mais qui nous sont débités à une telle vitesse qu’on n’y comprend rien. Pour l’histoire, il s’agit d’une brigade secrète de quelques japonais doués de pouvoirs psychiques (télépathe, arrête momentané du temps…) qui enquête en Chine en territoire japonais dans les années 20 ou 30, sur un groupe terroriste indépendantiste chinois. A cause du problème évoqué plus haut, SnNR ne gardera le statut que de bonne petite série au lieu de très bonne série.

House of Five Leaves (Saraiya Goyou)

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« Sign of loooove! Show me youuur souuuul! » De même que SnNR, l’opening est très classe. Tiré d’un manga, qui est publié en France sous le nom de Goyô, c’est l’histoire d’un ronin timide (samouraï errant sans employeur) qui rencontre un charismatique brigand et qui décide de se joindre à son association de 5 malfaiteurs, the Five Leaves. Ils gagnent leur argent en kidnappant des enfants de familles riches mais mal réputées pour extorquer l’argent des rançons. Le style graphique est déroutant (comme celui du manga), avec des personnages avec des yeux énormes, mais on s’y fait assez rapidement. Le rythme est trèèèèès lent, et il ne se passe pas grand chose. Notre héros samouraï va au fur et à mesure de l’histoire apprendre l’histoire de ce groupe de kidnappeurs au grand coeur; c’est le point principal de cette série d’une douzaine d’épisodes. Cela aurait pu être une des 10 séries de 2010, pas de défaut majeur, à part peut être que j’aurais aimé peut être voir plus de combat: c’est assez frustrant de voir un héros balaise, et de ne jamais le voir se battre!

The Tatami Galaxy (Yojōhan Shinwa Taikei)

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C’est une série OVNI. Je n’ai pas du tout accroché à cette série totalement décousue, et qui a dû être un calvaire à sous-titrer, tellement le héros narrateur parle très vite, et surtout tout le temps. L’histoire est incohérente, chaque épisode est une sorte d’histoire alternative, avec les mêmes personnages mais dans des situations différentes. Le héros sans nom, étudiant à l’université, raconte pratiquement tout en voix off: à chaque épisode il raconte ses déboires dans des clubs à chaque fois différents, et ses déceptions amoureuses. Le style graphique est aussi tout à fait particulier. Je ne l’ai pas trouvé franchement beau, mais pas franchement laid non plus. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette série est culte chez certains, considérée par certains comme la meilleure série de l’année 2010. Je ne les rejoindrai pas, mais je ne peux pas la déconseiller car son originalité plaira sûrement à certains.

My Little Sister can’t be this cute! (Ore no Imōto ga Konna ni Kawaii Wake ga Nai)

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Le titre peut donner des sueurs froides (OreImo pour les intimes). Encore un show moe de marde avec de l’inceste! Alors qu’en est-il? Et bien, je n’en sais rien. Je pense que la série a eu le plus gros buzz autour d’elle de toute l’année 2010, ce qui fausse un peu les avis et les opinions. Cette fois ci, l’histoire est tirée non pas d’un manga mais d’une Light Novel (roman ou nouvelle illustrés), et qui a du avoir du succès sans doute, sinon les gens n’en auraient pas parlé autant. Kousuke et sa petite soeur Kirino ne se supportent pas, et d’ailleurs ils ne se parlent plus. Jusqu’au jour où Kousuke découvre le secret de sa soeur: c’est une otaku, et ce malgré qu’elle soit déjà mannequin et idole de sa classe. Evidemment Kirino ne veut pas que son secret s’ébruite; heureusement Kousuke, c’est un mec à la cool, et il ne va pas profiter de cette situation et laisser couler. Kirino, elle, c’est pas une fille à la cool; elle va profiter de gentillesse de son frère et en faire une sorte de confident esclave. Au bout d’un moment, Kousuke qui en a marre de jouer à des eroge avec elle (oui…) va décider de la brancher avec d’autres filles otaku, et notamment une loli goth, pseudo: Kuroneko.
L’histoire est basique, vue et revue des dizaines de fois, avec une tsundere pour co-héroïne. Alors pourquoi ce buzz? C’est simple, cette série possède 3 points forts:
-son character design: il y a peu de personnages, mais il est très réussi, même s’il est simple. Les deux héroïnes sont moe à souhait, et vont d’ailleurs sûrement se battre pour le titre du concours annuel Saimoe récompensant le personnage féminin le plus moe de l’année. En plus de cela, elles changent de vêtements à chaque épisode (rarissime dans le manga) et elles sont fashionable. Et surtout: il n’y a presque pas de fanservice!!! Pas un seul panty shot!!
-le héros masculin: Kousuke a la classe tout simplement, et on peut s’identifier à lui jusqu’à un certain point.
-un subtil triangle amoureux: avec un côté incestueux certes, mais l’histoire ne franchit jamais ce cap, et ne le franchira pas. Je l’ai toujours dit: pour accrocher un lecteur ou un spectateur, il faut un « love interest » pour le héros, et un triangle amoureux. Ca marche tout le temps.
Au final, My Sister… est une série qu’on déteste aimer, parce que c’est nul, parce que c’est plein de stéréotypes vus et revus, mais force est de constater que grâce aux trois points que j’ai énumérés, la série tire son épingle du jeu par rapport aux autres évoluant dans un miasme moe. (j’ai déjà beaucoup trop parlé de cette série on passe à la suivante)

Invasion! Squid Girl! (Shinryaku! Ika Musume!)

emoshinryakuikamusume01fffpeepsshinryakuikamusGrosse surprise de l’année, cette série raconte l’histoire d’une fille poulpe qui décide de conquérir le monde de la terre ferme, et qui ne va pas réussir à annexer plus que la plage d’où elle a émergée. Au finale, elle se retrouve serveuse dans un restaurant de plage, et devient la coqueluche de la région. C’est la dernière comédie de l’année 2010 qui sort du lot, et dont le succès lui a permis d’avoir une deuxième saison de programmée, à venir. Comme Working!, c’est une adaptation d’un 4-coma manga. C’est la meilleure comédie de l’année, et qui sera appréciable par tous. Mention spéciale à l’épisode de mini-ika-musume, dont les gens se souviendront. Ika-Musume est à mon avis prétendante au titre de Saimoe 2011.

Bakuman

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Ah! L’adaptation du nouveau manga des créateurs de Death Note. Pour ceux qui ne suivent pas Bakuman, ça n’a rien à voir avec Death Note. On y raconte l’histoire de deux ados qui s’associent pour devenir mangakas professionnels. Ca change brutalement des intrigues mortelles qu’on pouvait avoir dans Death Note. Mon avis rapide sur le manga: il est bon. On atteint pas les sommets épiques qu’on pouvait avoir dans Death Note, mais le sujet ne s’y prête pas non plus. A la place, on se retrouve avec des dessins toujours aussi superbes, et une histoire prenante, bourrées de détails sur le monde infernal et très sélectif du magazine Jump. C’est très intéressant pour les grands fans de mangas comme moi, voire aussi pour les autres. On a par contre la confirmation que le scénariste est un poil mysogine, tant le simulacre d’histoire d’amour dans Bakuman est ridicule, et que les filles en générale sont des potiches. L’animé quant à lui manque de punch, et la direction artistique n’arrive pas à retranscrire parfaitement l’univers du manga, à la différence de celui de Death Note. L’animé se concentre beaucoup trop sur l’histoire sentimentale qui est nulle (il suffit de voir l’opening pour comprendre). A part ça, l’adaptation de l’histoire est fidèle, heureusement. Je conseille plutôt le manga.

Soredemo Machi wa Mawatteiru

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Encore un autre animé de Shaft. Sans doute le meilleur depuis Bakemonogatari. On se trouve entre un série tranche-de-vie et une comédie. L’héroïne est lycéenne, elle est un peu barge et travaille après l’école dans un minuscule Maid Café de quartier. Sa passion: les romans policiers. Difficile d’en dire plus sur l’histoire, non pas qu’il y ait du suspense, mais juste qu’il n’y a rien d’autre à en dire. Elle est sympa, souvent amusante, et possède la patte Shaft bien particulière et reconnaissable. Pas un must, mais bonne petite série.

 

The World God Only Knows (en français: Que sa Volonté soit faite)

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La traduction française est assez maladroite ceci dit en passant. Déjà, vouloir traduire le titre était périlleux. J’aurais tenté, un « le monde selon Dieu » ou « le monde du Dieu ». Ca a peut être moins d’impact et ça n’a pas cette syntaxe particulière aux textes religieux, mais au moins ça a un rapport avec le titre original et l’histoire. Le manga marchait très bien sur les sites de lecture en ligne, ça ne m’a qu’à moitié étonné que l’adaptation soit faite. Keima ne vit que pour ses jeux vidéos et en particulier les jeux de drague bien connus des Japonais. Il en est même un expert reconnu par la communauté, et est surnommé Dieu des conquêtes par ses pairs. C’est alors qu’entre en jeu Elsea, une démone qui vient implorer l’aide du Dieu des conquêtes pour l’aider dans sa traque des âmes perdues, des esprits qui viennent posséder des humains, et dont le seul moyen de les extraire est de séduire son hôte. Malheureusement n’est le dieu que des conquêtes virtuelles et pas des filles réelles. Malgré cela, il est contraint à aider Elsea sous peine de mort, et il va se rendre compte que ses techniques de drague virtuelle peuvent fonctionner aussi en vrai.
Encore un opening très agréable (2010 est une bonne année pour les openings), et un animé qui ma foi fonctionne bien. C’est un peu cucu, mais ça reste très correct si on pose le cerveau à côté. La saison deux est sortie déjà, et le constat est le même: sympathique!

 Panty & Stocking with Garterbelt

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J’en avais déjà parlé avant ma trêve. Je n’ai rien de plus à rajouter. Avec le style graphique des Super Nanas, et avec quelques passages mangas, Gainax réalise encore une série qui a fait parler d’elle. L’humour est très scato, et malheureusment est souvent inégal. Côté graphisme, c’est un régal, en particulier les scènes mangas comme celle désormais mythique de la « pole dance ». Mais ça ne fait pas tout, et je prends pour indicateur que je n’ai toujours vu la deuxième demi-douzaine d’épisodes.

 

Highschool of The Dead

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Pareil que pour the world god only knows, la série a eu un franc succès sur les sites de lecture en ligne. Les raisons sont différentes. HOTD fait partie d’une minorité de mangas/animés disposant à la fois d’une tonne de fanservice et d’une histoire prenante. Si vous voulez voir des filles nues, ou mouillées, dans toutes les positions, avec des formes à la Dead or Alive, je vous présente le successeur d’Enfer et Paradis: HOTD (ah j’avais oublié Ikkittousen). L’animé se targue en plus d’un scénario de film de zombis catastrophe. HOTD est très bon dans ce qu’il propose: du fanservice à outrance, des massacres de zombis à la Dead Rising, et un petit côté psychologique qui fait du bien pour l’évolution des personnages. Ca va pas chercher très loin non plus, et l’animé est bien trop court pour arriver aussi loin que le manga, mais ça reste un super divertissement.

Otome Youkai Zakuro

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Pour ceux qui connaissent l’animé du Ouran High School Host Club, ils y reconnaîtront la majeure partie des doubleurs, et des ressemblances frappantes entre certains personnages. Dans un monde ressemblant au Japon des années 30, les youkaïs (démons) sont craints et respectés. Le gouvernement décide de créer une brigade spéciale composée de soldats humains et de démones mi humaines mi renard pour traquer les esprits mauvais. On a droit à un tout petit peu d’action dans ce OYZ, mais le réel intérêt repose dans les relations intra brigade entre les humains et les youkais, et leurs intéractions parfois amusantes. On saupoudre avec un peu de tension sentimentale, et on obtient encore une bonne petite série de JC Staff.

 

Mes 10 coups de coeur de 2010

Durarara!!

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Par les créateurs du déjà très original Baccano, Durarara (qui sera sans doute traduit en France par Drrr!) nous offre une expérience relativement similaire. On a une flopée de personnages dont les noms nous sont balancés dans un très bon OP, un de plus. Il y a environ 15 personnages, certains plus importants que d’autres, mais tous auront droit à leur moment de gloire. Cela ne servirait à rien s’ils n’étaient pas liés par une quelconque trame scénaristique, et heureusement c’est le cas. L’histoire est ce qui tiendra en haleine le spectateur, car l’action ne fera pas la part belle du show. C’est une très bonne série, avec malheureusement quelques temps faibles (sur 24 épisodes c’est normal), et une fin satisfaisante. Sans rien enlever à ses qualités, il ne s’agit pas d’un chef d’oeuvre, mais n’oublions pas le titre de ce (trop) long billet. Il s’agit tout de même d’une des 10 meilleures séries de par sa réalisation de 2010.

Katanagatari

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Comme Durarara!!, j’en avais déjà parlé. Cette série de 12 épisodes de 40 minutes, diffusée mensuellement ne payait pas de mine dans ses premiers épisodes. Ton assez léger, combat plaisant, et beaucoup de parlotte. Au fur et à mesure, la série s’étoffe avec ses personnages, et ses méchants tous plus charismatiques les uns que les autres, à la manière d’un Kenshin, l’humour et les dialogues incessants en plus. L’histoire devient plus alambiquée lorsque la princesse et son acolyte masqué font leur apparition. On sent la pression monter au fur et à mesure des épisodes, et le suspense devient insoutenable après le cliffanger de l’avant dernier épisode. Avec ses graphismes et son style très attrayant, Katanagatari restera une très bonne série qui vieillira bien je pense, l’une des trois meilleures de 2010.

Sora no Woto

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A1 Pictures est l’un de mes studios favoris à l’heure actuelle. Ca fait un moment qu’ils enchaînent les très bonnes séries, apportant beaucoup de soin à leurs scénarii, et à la réalisation. Sora no Woto (Sound of the Skies) est une des séries qui a commencé au début de 2010. Un début pourtant prometteur, avec les deux autres séries précédentes. Sora no Woto aurait pu être encore meilleur avec plus d’épisodes. Sa ressemblance avec K-On au niveau graphique (surtout des personnages) est frappante: et mise à part qu’il s’agisse aussi d’une série avec beaucoup d’éléments tranche-de-vie, la comparaison s’arrêtera là. L’univers de SnW est somptueux: il s’agit d’une sorte d’univers steampunk avec des éléments réels. On sait que l’histoire se passe en Suisse ou près de la Suisse, et que le monde a connu une régression technologique après une guerre longue et usante. Un grand soin a été apporté aux musiques, avec des chants en français. C’est une très belle série, et seule la fin un peu rapide vient gâcher le tableau. Ca se laisse regarder tout seul!

Ichiban Ushiro no Dai Maou

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Alors euh… comment expliquer la présence de IUnDM dans ce top 10? Un shonen truffé de fanservice, avec certains passages honteusement pompés d’Harry Potter (le Choipeau magique). Tout le monde a le droit à une petite faiblesse, et bien pour moi c’est cette série. Je l’ai trouvé très marrante, avec des gags assez gras et prévisibles. En fait je ne comprends pas moi même pourquoi je trouve cette série bien. L’animation est très quelconque, certains personnages sont risibles. Peut être est-ce dû au fait que le héros ressemble à Sousuke de Full Metal Panic. En tous les cas, vous pouvez vous moquer, mais j’attends la suite de pied ferme (elle a déjà été annoncée).

Giant Killing

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J’aime bien le foot, et lorsque j’ai vu le synopsis de Giant Killing, je me suis bien demandé à quoi ça allait ressembler. Et bien c’est assez incroyable. Il s’agit d’une série réaliste sur le foot japonais, pas du tout à la manière d’un Olive et Tom. La série montre tous les problèmes qu’il peut y avoir dans un vestiaire dans une équipe pro, et rien que ça, c’est super. On ajoute à ça quelques cliffangers bien placés, des joueurs tous au caractère différents, des matchs plaisants à regarder, un coach qui ressemble étrangement à Jose Mourinho. Une suite est envisageable, elle n’a pas encore été annoncée. Je ne pense pas qu’il faille forcément aimer le foot pour aimer Giant Killing.

Occult Academy (Seikimatsu Occult Gakuin)

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Occult Academy est la 3ème et dernière série du créneau Anime no Chikahara, qui devait remplacer NoitaMina, qui était une émission placée à une heure de grande audience réservée à des productions animées originales (crées uniquement pour la TV), les deux précédentes étant Sora no Woto et Senko no Night Raid. Apparement ça n’a pas eu un franc succès, et je ne comprends pas pourquoi. Ce sont pourtant 3 bonnes séries, et Occult Academy est la meilleure des trois. La série possède un des meilleurs premiers épisodes que j’ai pu voir dans ma vie (avec Samuraï Champloo et Ergo Proxy). Il s’agit d’un mélange de comédie, aventure, et fantastique: prometteur. Après avoir créé une école dont l’enseignement tourne autour de l’occulte, un directeur meurt. Sa fille Maya prend sa place le jour de sa mort, et comme par hasard, le directeur rapparait sous forme d’esprit frappeur. Peu après Maya voit arriver dans un halo de lumière un homme nu descendre du ciel. Cet homme vient du futur pour trouver la clé de Nostradamus, un artefact qui s’il n’est pas détruit provoquera la fin du monde avec l’arrivée d’aliens envahisseurs. Tout un programme! Occult Academy est une série avec de très gros points forts, et très curieusement des failles énormes également. Au niveau des points forts: l’animation, le character design, les expressions faciales qui sont hilarantes, Maya et d’autres personnages, l’humour et certains gags hilarants, et vers la fin du suspense. En ce qui concerne les points faibles: certains personnages comme Bunmei qui restent absolument insupportables pendant la moitié de la série, 2 épisodes (sur 12 ou 13) qui sont nuls, et le dénouement qui arrive un peu n’importe comment. Pour ma part, ces quelques points d’ombre empêchent juste de faire d’Occult Academy une très très grande série. C’est très dommage, car en plus de lui enlever ce privilège, ses défauts ont été très lourdement, et à mon sens très injustement critiqués par la communauté otaku, qui pour eux ont affaire à une série moyenne. Ce n’est pas du tout mon avis, il s’agit pour moi d’une très bonne série, avec des qualités exceptionnelles.

Kuragehime (Princess Jellyfish)

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Kuragehime aurait pu se trouver dans la catégorie précédente des bonnes petites séries. Cette série a réussi à se hisser au rang de série incontournable de 2010 grâce à son scénario et ses personnages pittoresques. Une communauté de filles otakus de choses en tout genre habitent dans le même bâtiment. Elles sont effrayés par les gens à la mode et trop bavards et les hommes, du coup elles préfèrent rester chez elles. Leur monde bascule quand l’une d’entre elles (Tsukimi) rencontrent Kuranosuke, un travesti qui devient complètement fan de leur mode de vie. Bien qu’étant tout ce que les soeurs de la communauté détestent, il arrivera à se faire accepter tout en cachant son vrai sexe, et les aidera même à sauver leur immeuble, menacé par un plan de restructuration urbaine. Voilà à nouveau une comédie légère, avec des personnages improbables, mais tous charmants. Les 12 épisodes s’enquillent très rapidement.

Mitsudomoe (en france:Les Triplées)

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Voilà la meilleure comédie burlesque depuis longtemps. Sans doute depuis School Rumble première saison, ou les Hare+Guu. L’humour est très très gras. Trois soeurs jumelles sont dans la même classe, et bien qu’elles soient jumelles, elles ont toutes un caractère bien différent. La première est une chipie sadique, la deuxième une force de la nature joviale fan de nichons, la troisième une introvertie intellectuelle avec un regard de tueur. Les gags sont à bases de quiproquos surtout, ou alors du pur burlesque. A voir absolument si on aime l’humour gras.

Shiki

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Shiki est le nouveau manga dessiné par Ryu Fujisaki (toujours en cours), celui qui a crée Hoshin l’investiture des Dieux, un des premiers mangas que j’ai achetés, du temps de Love Hina et de GTO (c’était le bon temps). Je dois bien avoué que je ne l’attendais pas, lorsque Animeland en a fait sa couverture. Les dessins sont très caractéristiques, avec des visages très anguleux et des cheveux complètement fous. J’aime beaucoup, ça change des visages typés, et ronds. Shiki est une histoire de vampires et de morts vivants dans un village perdu dans la campagne. Des gens meurent mystérieusement et personne n’en comprend la cause. Voilà la base d’un scénario de vampires très classique, et pourtant ça fonctionne toujours. C’est grâce notamment au soin apporté aux personnages très nombreux, qu’ils soient vivants, ou morts-vivants. Cet animé est très frustrant du fait que le spectateur sait que la cause des morts sont les vampires, mais que les villageois pensent toujours à une épidémie. Je me suis retrouvé à compter les épisodes où les villageois se font décimer les uns après les autres (et parfois des personnages importants) sans qu’ils ne réagissent. Ô combien de fois me suis-je dit que l’épisode prochain serait celui de la révolte des vivants! Ca m’énervait! Quoiqu’il en soit, il faut voir Shiki et ce malgré son début trèèès lent, la frustration qu’elle provoque. On ne le regrette pas à la fin, et d’ailleurs, quel final! Et puis quel OP!! Probablement un des meilleurs que j’ai pu voir. (Les musiques de Buck Tick envoient toujours du paté)

Angel Beats

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Et pour finir ce billet (enfin, j’y ai passé toute la journée…) voilà la série que je considère être la meilleure de 2010 avec Shiki.C’est une adaptation d’une Visual Novel crée par Key, ceux qui sont responsables de Kanon, Clannad,et Air, toutes 3 des références d’écriture et de scénarii émouvants. Je pense donc qu’on peut dire qu’Angel Beats était la série la plus attendue de l’année. Comme pour Occult Gakuin, la communauté otaku a dans l’ensemble pas mal craché sur Angel Beats, sans doute à cause des trop grandes attentes qu’ils plaçaient dessus. Et comme pour Occult Gakuin, je ne suis pas d’accord avec eux. Angel Beats n’est pas non plus exempt de défauts, mais quelle série!! Une des règles qui permettent de jauger rapidement un animé qui fonctionne plutôt bien, c’est la qualité de l’OP. Un animé avec un bon OP a beaucoup de chances d’être un bon animé (la réciproque est fausse). Angel Beats possède un OP incroyable; j’ai dû me le regarder une bonne trousaine de fois tellement il est beau. Autre indicateur: quand une série ou un film ou une musique arrivent à vous tirer une larme, c’est que c’est une très bonne oeuvre. Cela signifie qu’elle est arrivée à investir émotionnellement le spectateur qui s’identifie à l’oeuvre. Comme Clannad, Angel Beats m’a tiré une larme par deux fois. C’est la seule série de 2010 avec Katanagatari à y être arrivé.
L’histoire: un lycéen se réveille un soir au milieu d’un lycée qu’il ne reconnait pas. Il ne se souvient d’ailleurs de pas grand chose, il et amnésique. Ce qu’il sait, c’est que là où il se trouve, ça ne tourne pas rond: une fille de son age, armée d’un pistolet, lui demande de s’enrôler dans un mouvement armé douteux, dont le but est de tuer l’ange, une autre lycéenne paraissant inoffensive, mais qui va finir par embrocher notre héros d’une simple manchette. Il meurt… mais pas pour longtemps. Il se réveille un peu plus tard dans une salle de classe, le repère du mouvement anti-ange, dont la représentante lui annonce qu’il était déjà mort en se réveillant dans ce lycée et qu’il se trouve dans une sorte de purgatoire contrôlé par l’ange. Voilà le pitch qui démarre de façon plutôt abrupte, mais qui se révèle diaboliquement efficace, à coup de rebondissements, et de révélations. L’histoire n’est pas le seul point fort d’Angel Beats: son roster de personnages est impressionant, et tous ont un bon capital sympathie. C’est d’ailleurs là que se trouve le principal défaut de la série. En 13 épisodes, il était impossible de donner une profondeur à tous ces personnages, et sans dévoiler l’intrigue, cela mènera à une impression de bâclage vers la fin, où le scénariste a privilégié certains personnages à d’autres, alors que certains épisodes vers le début ne servent à rien. On ne peut que regretter l’absence de 13 épisodes supplémentaires qui auraient pu donner à Angel Beats les moyens de son ambition. La série alterne les gags et les moments plus sérieux, et parfois émouvants. La bande son est excellente. La fin est parfaite, quel gâchis.

 

Voilà, c’est 4h du mat’, ça doit faire une dizaine d’heures que je suis sur ce putain de billet, je vais me coucher.

25 janvier, 2010

Animes 2009 Immelman Awards

Je sais, on est déjà le 24 Janvier. Un petit problème de santé m’a tenu à l’écart de mon ordinateur, et je n’ai pas pu m’atteler à écrire de nouveaux billets fin décembre. Mais me revoilà. Avant de raconter ce qu’il se passe en ce moment au Japon avec la saison hiver 2010 (et croyez moi, il ne se passe pas grand chose de terrible), revenons sur cette année 2009, qui ma foi nous a réservé de bonnes surprises. Les bloggers dans l’ensemble ont trouvé que 2009 était une année moyenne. C’est possible. A vrai dire, je n’ai pas de recul suffisant pour pouvoir émettre une telle affirmation. Tout ce que je peux en dire, c’est qu’à cause (ou grâce) à ce blog, c’est l’année où j’ai regardé le plus d’animés de ma vie. Je les ai comptées au nombre de 41, sans compter celles que j’ai abandonnées en cours. Il y aura 9 awards dont 5 avec classements entre nominés.

Ces récompenses sont totalement subjectives; c’est pour ça que je les ai appelées Immelman Awards. Si vous voulez, vous pouvez laissez en commentaires vos séries préférées de cette année, ou vos coups de gueule contre mes préférences. Attention, c’est parti!

 

MEILLEURS OAV

Eve no Jikan (Time of Eve)
Animes 2009 Immelman Awards dans Bounen no Xamdu evenojikan0402evejikan0101gh7 dans CANAAN

Honnêtement, si Eve no Jikan avait été une série, elle aurait été dans tous mes tops 10. J’ai adoré ces 6 épisodes, et la série est aussi intéressante qu’elle est belle. Elle est faite par le même réalisateur que celui de Pale Cocoon, un OAV qui a quelques années, mais assez réputé. Le sujet a pourtant été traité de nombreuses fois: les robots androïdes intelligents ont-ils leur place dans la société humaine? Eve no Jikan n’y répond pas vraiment, et s’intéresse plutôt aux intéractions robots/personnages. Un must de cette année 2009.

 

MEILLEURE COMEDIE

Seitokai no Ichizon
seitokainoichizen0101 dans Casshern Sinsseitokainoichizen0102 dans Code Geass: Lelouch of the Rebellion

Il faut dire qu’il n’y avait pas trop de concurrents. Apparement, Mari & Gali est aussi très bon. Malheureusement je ne l’ai pas regardée. Seitokai no Ichizon, est une des meilleures comédies que j’ai pu voir de toute ma vie. Elle arrive à titiller School Rumble (première saison) et les Full Metal Panic Fumoffu. Ses atouts sont son rythme de dialogue endiablé, ses références/parodies d’autres mangas faciles à comprendre, et des gags bien lourdingues et absurdes. Le seul défaut qu’on puisse lui trouver, ce sont ses moments un peu mélo-dramatiques qui cassent un peu la dynamique de la série.

 

MEILLEURE SERIE D’ACTION

Armed Librarians- Book of Bantorra (Tatakau Shisho)
tatakaushisho112 dans Cross Gamearmedlibrarians0102 dans Darker than Black 2

La série n’est pas encore finie, mais quelle série! Au fil des épisodes, elle devient de plus en plus intrigante et accrocheuse. Comme dans toute série d’action/shonen qui se respecte, chaque personnage possède sa propre manière de combattre. Chaque personnage possède alors aussi sa propre aura, et chacun est charismatique. J’ai dit shonen, mais l’ambiance est assez mature pour pouvoir dire qu’on se rapproche quand même beaucoup du seinen. Les prétendants à cet award étaient nombreux. Pour les citer: FMA 2, Bounen no Xamdu, Pandora Hearts, Guin Saga, To aru kagaku no railgun, Phantom, Canaan, Ride Back… du lourd quand même.

 

MEILLEURE COMEDIE ROMANTIQUE

Clannad After Stories
clannadafterstories01 dans Druaga no Touclannadafterstories02 dans Kampfer

Il n’y avait que deux prétendants pour moi à cette place. Clannad After Stories et White Album. Chacune de ces deux séries possède leurs points forts et leurs défauts. Au final c’est Clannad qui l’emporte, sûrement parce que c’est la plus triste des deux. Clannad after Stories est la suite directe de Clannad, Tomoya sort donc avec Nagisa. Et il va se passer plein de choses. Je ne peux pas en dire plus pour ceux qui ne l’ont pas vues. Les personnages vont devoir faire face avec les angoisses de la vie adulte, et si je peux me permettre, ils vont se les prendre violemment en plein poire. Je déconseille cette série à ceux qui sont un peu dépressifs, car sans tomber complètement dans le pathétique, elle touche juste sur la (ma) corde sensible. Les 10 premiers épisodes sont un peu pénibles à regarder cependant, mais c’est l’étape obligatoire pour pouvoir apprécier la suite.

 

MEILLEURE ANIMATION

5- To Aru Kagaku no Railgun

4- CANAAN

3- Aoi Bungaku

2- Eve no Jikan

1- Bounen no Xamdu (Xam’d Lost Memories)
bounennoxamdu02 dans Kurozukabounennoxamdu01 dans Melancholy of Haruhi Suzumiya (2009)

On voit vraiment que les progrès en animation ont fait un bond cette année. Les séries arrivent à être à présent presque aussi belles qu’un film d’animation (japonais). Xam’d Lost Memories en est le fleuron pour l’instant. Eve no Jikan n’arrive que 2ème car ce ne sont que 6 épisodes. Le soin apporté est donc équivalent à celui d’un film. Xam’d lui est incroyable de fluidité pendant 26 épisodes. Enorme.

 

MEILLEUR CHARACTER/ART DESIGN

10-  Umi Monogatari

9-  Full Metal Alchemist 2 -Brotherhood

8-  Birdy the Mighty Decode 2

7 – Guin Saga

6- Pandora Hearts

5- Michiko e Hatchin

4- Spice and Wolf 2

3- Bakemonogatari

2- Casshern Sins

1- Aoi Bungaku
aoibungaku112 dans Mouryou no Hakoaoibungaku113 dans Natsume Yuujinchou

Aoi Bungaku est une série en 12 épisodes, racontant 5 histoires indépendantes, issues de nouvelles japonaises du XXème siècle. Toutes les histoires ne sont pas dessinées par le même réalisateur. Cela donne un cachet à cette série assez énorme. Le design est franchement à couper le souffle dans chacune d’entre elles. La meilleure d’entre elle est la 4ème, Run Melos (Hashire Melos), qui est réalisée par l’homme derrière  Mouryou no Hako, et les dessins sont donc inspirés de Clamp si je ne m’abuse. C’est une vraie claque visuelle, et une vraie claque scénaristique. Ce sont les épisodes 9 et 10. Si vous ne devez voir que 2 épisodes de cette série, ce sont ceux là.

 

MEILLEUR OPENING

Dans cette catégorie, plusieurs facteurs sont pris en compte: la musique, les visuels, et la « chorégraphie », c’est à dire le mariage entre la musique et les images.
10-  The Melancholy of Haruhi Suzumiya 2009
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La musique est catchy sans être exceptionnelle. Par contre, ça flashe de partout et très accrocheur visuellement.

9-  Spice and Wolf 2
Image de prévisualisation YouTubeMoins bien que celui de la première saison, mais c’est dans le même style: une ballade, et derrière, le design fait le reste, avec un background art très beau et très détaillé.

8-  Phantom- Requiem of the Phantom
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Un opening façon James Bond, j’aime. Le rythme hyper lent surprend au début. C’est du Bee Train après tout.

7-  Birdy the Mighty Decode 2
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Là c’est mon plaisir coupable. L’OP objectivement n’a rien de vraiment fantastique. Mais j’adore la musique (JPop pourtant), et puis le character design est juste énorme.

6-  Full Metal Alchemist 2 -Brotherhood (OP1)
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Tous les openings des FMA ont toujours été au dessus de la moyenne. Les deux premiers de cette nouvelle série sont très bien, j’ai juste une petite préférence pour celui là. (le troisième OP est nul par contre)

5-  Bounen no Xamdu
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Cet OP est juste énorme. La musique est sympa, et comme pour Spice and Wolf, l’art design fait le reste.

4-  Druaga no To – The Sword of Uruk
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Celui de la première saison était dans le même style. L’OP est très drôle, et la musique est très catchy.

3-  Armed Librarians – Book of Bantorra
http://www.dailymotion.com/video/xb8vj9
Malheureusement je n’ai pas pu trouver le générique seul (il faut se taper 30 sec de l’épisode avant de voir le générique). La musique est signée Project Ali, avec leur style très reconnaissable. Pas toujours bonnes, ici la musique est bien.

2- Eden of the East
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Je l’ai mis deuxième, et pourtant, je ne le laissais pas tout le temps quand je regardais les épisodes. Mais bon, Falling Down d’Oasis (dernier album) en musique, et les réalisateurs se sont embêtés à trouver un visuel original pour aller avec. Je ne peux que féliciter.

1- Ride Back
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Un OP presque tout en CG, très classe, une musique spatiale, une entrée en scène totalement surprenante. Et hop, meilleur OP de l’année 2009. FUEGO GO!

 

Je dois quand même citer les laissés pour compte de ce top 10: Natsu no Arashi, Michiko E Hatchin, To Aru kagaku no Railgun, White Album, Pandora Hearts, CANAAN, Darker than black 2.
 

MEILLEUR ENDING

Pareil qu’au dessus. Autant, pour les openings, il a fallu en départager un certain nombre. Autant pour les ED, j’ai du lutter pour en trouver 10.

10-  Toradora
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Un autre plaisir coupable. Cet ED m’a marqué à cause de la basse sur la musique.

9-  Eden of the East
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Un ED très créatif, tout en papier. Etonnant.

8-  Bakemonogatari
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Parce que j’adore cette série, et que la musique est catchy.

7-  Umineko no naku koro ni
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Chantée par le doubleur qui fait le grand père, cet ED est sur la corde raide. On tombe presque dans le ridicule. Mais pour l’originalité de la chose (métal), ça mérite bien d’être dans ce classement.

6- Spice and Wolf 2
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Symapthique. La musique est catchy, et c’est les dessins du manga papier qui sont utilisés.

5-  Kodomo no Jikan Second Term
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Je n’ai pas vu cet animé, mais il faut reconnaître que l’ED est marrant.

4- Ride Back
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Décidément, le point fort de cette série, c’est sa classe. Dommage que le scénario n’ait pas suivi. Comme l’OP, cet ED est vraiment surprenant de beauté.

3-Sora no Otoshimono (ED spécial, épisode 2)
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Cette série est pleine de surprises. Comment ne pas craquer lorsqu’on voit cet ED? Je me suis pris les cheveux, et si je me souviens bien, j’ai du crier un gros WTF!!!! C’est ce qui fait le charme de cet animé; les créateurs se sont bien lachés dessus, et ça fait plaisir à voir. La musique est énorme, et puis y a des culottes volantes…. moto-propulsées!!!

2-  Casshern Sins (ED3)
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On approchait de la fin de la série lorsque cet ED était diffusé. Une série tout en subtilité, contemplative, comme cette vidéo.

1- Guin Saga
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Au début je croyais que c’était le retour de Barry Lyndon. Mais non, c’est Kanon, et « This is my Road ». Certes, ce n’est qu’un Diaporama, mais c’est drôlement zoli !!

 

MEILLEURE SERIE 2009

Autrement dit, c’est le prix le plus important. Ca a été très difficile de ressortir 10 séries des 41 que j’ai vues cette année. En effet, il faut se dire que ces 41 avaient déjà passées une sélection parmi toutes les séries de cette année. Elle possèdent donc toutes des qualités suffisantes pour que je les regarde en entier. Inutile de prolonger le suspense trop longtemps.

10- Bounen no Xamdu (Xam’d Lost Memories)
bounennoxamdu04 dans Pandora Heartsbounennoxamdu05 dans Real Drive sennou Chosashitsu

C’est une grande série d’aventure, avec des graphismes et un character design énormes. La fin a été critiquée par de nombreux bloggers. Moi elle m’a contenté, et la série ne m’a pas laissé sur ma fin. Il y a quelques longueurs vers le milieu de la série, mais globalement, on ne s’ennuie pas.

9-  Birdy the Mighty Decode 2
birdydecode20502 dans Sora no Otoshimonobirdydecode20602 dans Tegami Bachi (Letter Bee)

La première saison était bonne, bien que manquant d’un peu de rythme. On retrouve un peu le même problème dans cette deuxième saison, à la différence que la série atteint ici des sommets d’intensité et d’action. C’est un excellente série fantastique, faite par le même réalisateur que Noein, pour les amateurs… Birdy est quand même moins bizarre, mais possède aussi son lot de retournements de situation.

8-  Full Metal Alchemist 2- Brotherhood
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Est-ce bien la peine de la représenter? Full Metal Alchemist est excellent à tous les niveaux, et cette deuxième série dépasse de loin la première, pourtant déjà excellente. Tout ça grâce à une vision plus fidèle du manga, qui est pour moi le meilleur shonen de tous les temps.

7- Kemono no Souja Erin
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Ce n’est que tardivement que je m’y suis mis. KNSE est une série assez lente dans sa narration qui suit l’histoire d’Erin, une fille curieuse très attirée par la vie des bêtes sauvages. Sa vie est bouleversée par de nombreux évênements tragiques et heureux, qui ont des rapports étroits avec ces animaux sauvages, ainsi que certains problèmes politiques qui vont finir par influencer sa vie. Il s’agit d’une série que je qualifierai d’épique. C’est l’épopée de la vie d’Erin, que l’on voit grandir au fil des 50 épisodes. La série est bientôt finie d’être traduite.

6-  Armed Librarians – Book of Bantorra
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J’en ai déjà parlé au dessus. Tatakau Shisho est une des meilleure série de 2009, avec tous ses personnages bien particuliers, ses scènes d’action inventives… Peut être sera-t elle meilleure série de 2010 aussi… C’est loin d’être impossible.

5- Spice and Wolf 2
spicewolf04 dans [*Classement du mois*]spiceandwolf2121 dans [*Divers*]

Une de mes histoires préférées. Spice and Wolf raconte le périple de Horo la déesse louve, et Lawrence le marchand. Deux personnages fascinants, qui font la série à eux seuls.

4- Michiko e Hatchin
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Après Samurai Champloo et Ergo Proxy, le studio Manglobe se devait de continuer son carton plein de séries pittoresques. C’est réussi cette fois avec Michiko e Hatchin, racontant les voyages à la recherche d’un homme de deux héroines, à travers la pampa d’Amérique du sud. Le lieu ajoute énormément à l’histoire et à l’originalité de l’histoire. Pas de lycéen en uniforme, pas de personnage japonais stéréotypé. Le duo des filles est explosif, bien plus que n’importe quel duo d’une série quelconque de Bee Train. Graphiquement, on retrouve la patte de Manglobe, avec ses personnages un peu difformes. C’est comme à leur habitude très beau, et le scénario, à l’image de Samurai Champloo n’a ni queue ni tête, et fait la part belle à l’action. C’est une série qui n’a pas de point faible, une des meilleures de l’année, et tout le monde sera d’accord avec moi. Dommage que The Sacred Blacksmith vienne détruire la belle série du studio Manglobe.

 

3- Tokyo Magnitude 8.0
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C’est la semi surprise de l’année. Surprise parce que c’est une histoire originale, semi parce que c’est quand même Bones qui réalise la série. Bones fait d’ailleurs une année énorme avec FMA2, Bounen no Xamdu, Darker than Black 2 et TM8, ça laisse rêveur. TM8 est d’actualité, avec le tremblement de terre à Haïti. Comme le générique le raconte, TM8 essaie d’être le plus réaliste possible. Du coup on peut avoir une bonne idée de ce qu’il s’est passé à Haïti, en tout de même mieux maitrisé. Les réactions humaines sont le premier point fort de la série; la série possède un paquet de personnages secondaires qui n’apparaissent que quelques secondes parfois, et malgré ça, on ressent la détresse de chacun d’eux. L’autre point fort de TM8, c’est sa fin qui est la meilleure fin de série 2009, voire plus. Elle ne laissera personne les yeux secs, pour sûr

2- Phantom- Requiem of the Phantom
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C’est la meilleure série du studio Bee Train selon moi. Malgré ses nombreux admirateurs, je ne suis pas fan de ce studio. Je partais avec de gros à priori, et malgré ça, j’ai été subjugué par les personnages et le scénario. Enfin Bee Train nous montre des vrais assassins, torturés, dépourvus d’émotion, complètement manipulés. Manipulés, comme le spectateur, par les scénaristes. On se laisse mener par le bout du nez par ce scénario presque complètement imprévisible. Tout le monde peut mourir à n’importe quel moment, même un personnage principal (on ne peut pas dire la même chose des autres séries Bee Train). Du coup, c’est une série très dure nerveusement, et très haletante.

1- Bakemonogatari
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Ce n’est pas mon intention de créer une polémique. Bakemonogatari est vraiment ma série préférée de l’année. Elle ne fera pas l’unanimité, c’est sûr. Pourquoi? Tout d’abord il s’agit d’une série Shaft, un studio vraiment atypique, et réalisée par Shinbo, l’homme à l’origine de Sayonara Zetsubo Sensei, le remake de Negima, Natsu no Arashi, Maria Holic… Toutes se ressemblent sur le plan graphique, avec des contrastes de couleurs très prononcés, et surtout avec l’abus d’image presque subliminales qui viennent entrecouper les plans fixes. C’est la marque de fabrique de Shinbo, avec ses dialogues omniprésents et interminables. Moi même, j’ai trouvé son style très lourd sur Zetsubo Sensei et Negima. Mais là, dans Bakemonogatari, tout fonctionne. Les personnages sont volontairement stéréotypés, et les dialogues sont à la base de 90% des scènes de Bakemonogatari. Avis à ceux qui recherchent de l’action, ils seront déçus. Et pourtant, ça serait passer à coté des délicieux dialogues, très mordants, des personnages truculents, un style graphique épuré très classe, et surtout des gags qui sont généralement drôles. Tout le monde n’adhèrera pas, les pauvres.

5 décembre, 2009

Classement fin du mois de Novembre 2009

Comme ça fait un petit moment que je n’ai pas écrit de billet, je vais en faire un conséquent aujourd’hui. Je vais donc faire un tour de tout ce que je regarde en ce moment (et ça fait un paquet)

Animés en suspens, ou abandonnés

-Miracle Train: Je n’ai même pas regardé plus loin que le premier épisode. Les animes de bishis (beaux gosses), c’est pas trop mon truc, surtout quand derrière ça, c’est le néant.

-Shin Koihime Musou: Si je ne regardais pas autant de séries en ce moment, je l’aurais peut être continué. Ca ressemble aux parties tranche-de-vie de Utawarerumono. Après je n’ai vu que le premier épisode aussi, peut être que le ton change par la suite. Aucun des personnages n’avait l’air vraiment remarquable ou original. Tant pis.

-Kobato: Je suspends juste celui ci. C’est quand même un animé réalisé par Madhouse, et dessiné par Clamp. Ca ne peut pas être mauvais. Je le regarderais plus tard, quand j’en aurais la motivation, car le rythme est très lent, et l’héroine un peu énervante.

-Nogizaka Haruka no Himitsu 2- Purezza: Pour voir cette saison dans les meilleures conditions, je suis allé jusqu’à regarder la première saison. Ce fut un vrai supplice. C’est une série qui raconte comment un garçon normal et une fille ultra riche se rapprochent, parce que le garçon a découvert le secret de la fille: c’est une otaku. Ca serait une otaku hardcore, ça aurait été drôle, mais là, c’est juste qu’elle est fan d’un animé en particulier, et qu’elle le suit, et s’achète quelques goodies. Bref, le scénario en lui même est bancal. De plus, l’aspect comédie n’est pas très développé, et l’aspect drame est ridicule. Reste l’aspect romantique qui n’a vraiment rien d’extraordinaire. J’ai quand même regardé le premier épisode de la nouvelle saison, et ça restait dans la même lignée. Je regarderai le dernier épisode, juste pour satisfaire ma curiosité.

Tentai Senshi Sunred 2: J’ai aussi arrêté après le premier épisode, et je me demande bien encore pourquoi, parce que c’était vraiment marrant. Je pense que je l’ai juste sacrifiée pour regarder d’autres séries, dont certaines sont moins bien sans doute.

Classement du mois 

Il y a 20 séries au total. Difficile d’en départager certaines, mais au final, il y a quelques surprises.

20- The Sacred Blacksmith: Ca me fait mal de mettre la dernière série de Manglobe à cette position. Mais force est de constater que l’histoire n’offre rien, tout comme les personnages. Les graphismes ne sont pas extraordinaires, bref la série ne s’est pas lancée (si ça arrive un jour). Ne pas se lancer au bout de 8 épisodes, Fate/Stay Night l’avait fait, mais la série gardait une aura de mystère, et une tension dramatique continue. Ce n’est pas le cas de TSB, qui au lieu de rajouter un élément perturbateur, se contente de faire du Slice of life de mauvaise qualité. Il me parait loin le temps de Michiko E Hatchin.
19- Sasameki Koto: Autant les 2 ou 3 premiers épisodes laissaient de l’espoir quant à la suite, autant là… c’est devenu une comédie pas drôle, qui a laissé tomber l’aspect relation triangulaire, et toute la profondeur et la tristesse des premiers épisodes. L’épisode 6 semble revenir dans le droit chemin, même s’il contient des éléments de comédie extrêmement forcés. A part l’héroïne, les autres personnages sont nuls. Je reste sceptique.
18- Kampfer: Alors que j’avais eu plutôt des bonnes impressions sur les 3 premiers épisodes, la série s’est barrée complètement dans un trip fan service/Harem. J’aurais dû m’en douter. Les épisodes qui se sont succédés ont complètement occulté le coté combat par équipe du début, et fait place à une comédie lourdingue avec des personnages sympas, mais aussi des personnages insupportables (dont le héros, et Sakura). Cependant, même si ça parait complètement compromis, j’aperçois une lumière au bout du très long et très sombre tunnel, avec l’arrivée des White Kampfers.

17- Kimi no Todoke: La série qui était la plus anticipée par le public est une vraie déception pour moi. Ca dégouline de bons sentiments, et vas-y que ça pleure dans toutes les scènes. Cela vient sûrement de l’héroine qui est vraiment bizarre. Cela a pour conséquence de forcer les autres personnages à se plier à son monde, et de ce fait, nous aussi public doit se rabaisser à son niveau. Pour avoir lu un peu la suite du manga (Sawako, disponible dans toutes les librairies), elle change et évolue, et du coup, la narration aussi. La suite me parait bien plus prometteuse que ce début de série.

16- Nyan Koi: Je n’ai pas grand chose à dire sur cette série. C’est une comédie très classique, qui utiliser tous les gags conventionnels (dont beaucoup les quiproquos). On a affaire aussi à une série de type Harem (toutes les filles sont amoureuses du héros, qui est le seul garçon parmi les personnages principaux). Donc rien d’original, mais l’aspect comédie est bon. Comme quoi, dans les vieux pots, on n’a pas toujours les meilleures confitures, mais elles sont rarement mauvaises. Mais je le répète, rien d’extraordinaire non plus.

15- Sora no Otoshimono: A partir de là, on arrive dans les séries un peu plus intéressantes. Certes Sora no Otoshimono utilise beaucoup de fan service pour arriver à ses fins. Mais la comédie est vraiment drôle, et les personnages tous loufoques. Rien de subtil cependant. Sora no Otoshimono cultive un humour un peu absurde à la School Rumble, même si la comparaison n’est pas forcément évidente. Beaucoup seront rebutés par le fan service, mais derrière ça, on trouve une bonne comédie. L’épisode 8 rajoute une dimension dramatique à la série pas du tout inintéressante. Pas mal du tout.
14- 11 Eyes: Comment gâcher une série qui a pourtant les bons ingrédients pour marcher? Il suffit de regarder 11 Eyes. Le coté horreur/mystère est extrêmement bien fait. Par contre dès qu’on sort de la « nuit rouge », la série rentre en plein dans des écueils évidents. La plus grosse aberration reste ces Panty-shots (plans sur les culottes des filles). Mais qu’est ce que ça vient foutre là, dans une série d’action/Horreur/mystère? Il n’y a aucun aspect comique dans cette série, alors pourquoi? Mention spéciale à la scène qui rend jalouse Yuka dans le Dojo, ou elle voit Misuzu et Kakeru dans l’épisode 6, tout nus en train de….. Ceux qui ont vu la scène n’ont pas pu se retenir de rire je pense, vu le coté absurde de la scène. Pour en revenir à la série, tous les personnages sont intéressants, et grâce à eux, la série ne se retrouve pas être une simple série d’action. La musique aussi est excellente.

13- Letter Bee:  Je pense beaucoup de bien de la série, le problème c’est que j’ai déjà lu le manga, et il faut dire qu’il est difficile de revoir ce début, puisqu’il ne se passe pas grand chose. La série a ses défauts, notamment le héros, Lag Seeing. Il a tendance à être un peu « lacrymal ». Heureusement, Niche remonte le niveau. La série est toujours aussi intéressante visuellement. Le coté dramatique parait un peu forcé par contre.

12- Natsu no Arashi 2 (Akinai-Chuu!): Je suis moi même étonné par la place de cette série de Shaft, puisque c’est un peu une sorte de coup de coeur. J’adore le coté comédie de cette série, qui possède en plus le casting de personnages le plus atypique. Visuellement, c’est du Shaft donc c’est très beau dans son genre. Le seul défaut sont ces scènes où Yayoi et son amie se raconte des histoires dont elles ont oublié le titre. Pour ceux qui comprennent les références (jeux vidéo, animés, mangas, films), ces scènes sont très drôles. Pour ceux qui ne voient pas les références, elles sont un peu rébarbatives. Par contre quand on les comprend (on reconnait les personnages d’Earthbound de Nintendo dans l’épisode 8), on est tout heureux. Pour finir, j’aimerais dire que le personnage qui demande du sel est un de mes préférés. Je suis faible face au comique de répétition. « shion kudasai! »

11- White Album: Cette série continue de surprendre à chaque épisode. On en est au 19ème épisode, et tout reste flou. Tous les personnages cachent leur jeu, et il est très difficile de prévoir ce qu’il va se passer. Le héros, Touya, étonne à chaque épisode par sa mufflerie. A chaque épisode, une nouvelle conquête qu’il laisse tomber parfois dans l’épisode même  (la femme du bureau des emplois). C’est complètement fou. Il m’est d’avis que ça va mal finir pour lui. White Album, même s’il ne s’agit pas du meilleur animé ou du meilleur drame romantique aura réussi à s’imposer comme un ouvrage très original, incomparable à tout ce qui a été fait (School Days est ce qui s’en rapproche le plus). Tous ses personnages sont charismatiques et vraiment tordus, et avec une pointe de réalisme, White Album s’impose (pour moi) comme le drame romantique de l’année.

10- To Aru Kagaku no Railgun
Classement fin du mois de Novembre 2009 dans 11 Eyes toarukagakurailgun111toarukagakurailgun112 dans Aoi Bungaku

Cette série est très plaisante à regarder. Il s’agit d’un shonen avec des filles dedans. Et même si j’étais assez sur mes gardes au début, je suis obligé de constater que tout marche. La comédie est drôle, les scènes d’actions sont sympas. Ce qui est vraiment bien en fait, c’est le développement et la description de l’univers de la série: cette ville d’étudiants qui s’autogère, ainsi que le coté pouvoir psychique, qui est introduit comme un élément scientifique dans l’histoire. Le tout forme un univers cohérent, avec des personnages qui n’influent pas dessus car ce ne sont que de simples étudiantes (même si y a Railgun dans le lot). Elles vivent leur vie dans leur coin. Le tout est servi avec des graphismes énormes, notamment sur les effets d’ombres et de lumières: lorsque les personnages mangent une glace sur un banc sous un arbre, avec la lumière qui passe à travers les feuilles, c’est très beau. JC Staff a vraiment fait de gros progrès là dessus depuis un an. Ca s’était vu avec Toradora, mais alors là, ils ont dépassé Bones sur l’animation.

9- Trapeze (Kuchu Buranko)
trapeze01 dans Armed Librarians: The book of Bantoratrapeze02 dans Cross Game

Voilà la série bizarre de la saison. Que cela soit du point de vue du design que de l’histoire, ou des personnages, tout est bizarre. Le concept est simple: chaque épisode présente un personnage qui un problème d’ordre psychologique qui se manifeste par des symptomes assez surprenants. Ca va du joueur de baseball qui n’arrive plus à lancer une balle, à l’employé qui a une érection permanente, ou le docteur névrosé qui a des pulsions destructrices. Tous vont s’adresser à l’étrange service de neurologie d’un hopital, géré un docteur complètement barré, mais efficace. Il est accompagné de son assistante, Mayumi, une infirmière dominatrice. Alors oui, les graphismes sont bizarres, mais la série est énorme. Tous les épisodes sont soit drôles, soit touchants. Pour l’instant, 6 épisodes sont sortis, et tous sont excellents. Les maladies et les symptomes sortent de l’ordinaire, et sont tous différents, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Par contre, à réserver à ceux qui supportent les séries psychédéliques.
8- Darker Than Black – Comet of the Gemini
darkerthanblack112 dans Darker than Black 2darkerthanblack11 dans FMA 2 - Brotherhood

Je ne comprends pas trop les critiques qu’adressent les bloggers contre cette nouvelle saison de Darker than Black. Pour moi, l’ensemble me parait meilleur que la première saison dans son ensemble, le tout grâce à une trame scénaristique continue. Après, c’est sûr qu’il n’y a pas d’épisodes aussi énorme que ceux de l’arc centré sur le passé de Yin. Darker Than Black – Comet of the Gemini reste très bon. Il s’agit d’une bonne série d’action, mais comme la première saison, n’est pas non plus un must. Les détracteurs lui reprochent en particulier l’ajout de fan service; personnellement, je ne l’ai même pas remarqué. On va quand même pas bouder son plaisir de voir une nouvelle série du studio Bones.

7- Umineko no Naku Koro ni
umineko112 dans Kampferumineko111 dans Kobato

Umineko est toujours un bordel sans nom. Le scénario n’a toujours pas trouvé de stabilité. Du coup, on ne voit toujours aucun lien logique entre les différents arcs, et où la série veut en venir. Pourtant, c’est fun à regarder. Toute le coté suspens a complètement disparu, on se retrouve juste avec une série d’horreur qui ne fait plus peur. Dit comme ça, ça n’a pas l’air bien engageant. Heureusement, Umineko continue de développer ses (nombreux) personnages, et en fait même arriver une nouvelle pour aider Battler à contrer les plans de Béatrice. Le reproche que je ferais à la série, c’est que Battler se la joue beaucoup, et ne fait pas grand chose si ce n’est de tomber dans les pièges de la sorcière. L’autre reproche, c’est de ne pas avoir présenté un arc de réponse, comme l’avait fait Higurashi no naku koro ni (du même genre).
6- Aoi Bungaku
aoibungaku112 dans Natsu no Arashiaoibungaku111 dans Nyan Koi

Voilà la deuxième bonne surprise de la saison. Aoi Bungaku est l’animé le plus mature de cet hiver 2009. Il s’agit d’une compilation de nouvelles d’auteurs classiques japonais. Et l’ambiance change avec chacune d’entre elles. Pour l’instant je n’ai vu que les premières nouvelles. La première s’intitule « no longer human » (déshumanisé). L’histoire est racontée en 4 épisodes. Elle raconte l’histoire sombre d’un homme complètement instable, qui décide de commettre un double suicide avec une femme qui est comme lui. Le double suicide rate, et il est le seul à survivre. La vie devient un cauchemar pour lui. Il voit un monstre imaginaire dans son placard, sa père l’abandonne. Il ne lui reste que son charme mystérieux qui lui permet de vivre aux crochets de différentes femmes. Cette première histoire est vraiment sombre et bizarre. Mais elle est énorme! Tous les personnages arrivent à être développés correctement, même si à la fin, il reste des questions en suspens. Le tout est servi par des graphismes ressemblant énormément à ceux de l’animé Death note, ou encore Kurozuka; la classe quoi. Le rythme est lent par contre, ça ressemble au rythme d’un film japonais normal. Ca en rebutera pas mal.
La deuxième histoire s’appelle « In the woods beneath the cherry blossoms in full bloom ». L’histoire dure deux épisodes, et est beaucoup plus joyeuse et accessible que la première. Les graphismes en témoignent tout de suite. C’est ultra beau, très coloré, avec des effets de lumière au moins aussi réussis que dans « Railgun ». L’animation n’est pas en reste non plus. Je viens de vérifier sur Anime News Network, mais bizarrement, c’est sur cette histoire et non sur la première que le réalisateur de Death Note travaille. Ca m’étonne beaucoup. L’histoire raconte celle d’un brigand vivant dans la montagne. Un brigand sympa , tel est son credo. Un jour il attaque un cortège de 3 personnes dans la forêt: parmi elles se trouve une femme à la beauté envoutante. Le brigand décide de l’enlever pour qu’elle devienne sa femme. Grosse erreur. Il s’agit d’une femme complètement diabolique qui arrivera à plier le brigand à réaliser tous ses caprices. Des caprices qui deviennent de plus en plus morbides et insatiables. Même si la mise en scène parait montrer à l’écran une histoire joyeuse et drole,  on se rend vite compte que tout est traité avec de l’humour bien noir, et que le fond est bien sombre. En bref, si vous avez peur de ne pas accrocher à la première histoire, essayez donc les épisodes 5 et 6. C’est un must.

5- Cross Game
crossgame111 dans Seiken no Blacksmithcrossgame112 dans Seitokai no Ichizon

Cross Game continue son bonhomme de chemin. On en est autour de l’épisode 35, et l’histoire ne s’est jamais rendue inintéressante. On alterne entre matchs de baseball, et comédie légère. Les personnages sont tous aussi fabuleux, et l’arrivée de la petite Akane, clône de Wakaba (l’ancien amour de Kou décédée) enrichit énormément l’histoire qui n’en avait pas vraiment besoin. Impossible de ne pas aimer cette série.

4- Tatakau Shisho – Book of Bantora
tatakaushisho111 dans Sora no Otoshimonotatakaushisho112 dans Tegami Bachi (Letter Bee)

Et voilà la dernière révélation de cet hiver. Tatakau Shisho, ou Armed Librarians frappe très fort. Alors que j’avais été moyennement convaincu par les 2 premiers épisodes, et bien la série a continué à creuser son trou. Elle délivre à chaque fois des très très bonnes scènes d’action, et continue de développer ses nombreux personnages qui arrivent finalement à tous attirer la sympathie du spectateur (mon préféré restant Volken qui risque de refaire une entrée fracassante dans pas longtemps). Hamyuts Meseta est toujours aussi énorme, tant dans son design que dans son personnage. Elle oscille entre fouteuse de merde, et justicière. Son personnage marche sur le fil, balançant entre le bien et le mal, et je ne sais pas encore de quel coté elle va pencher. La mise en scène générale est excellente. Les différents arcs s’enchainent très bien, et malgré la surabondance des pouvoirs des personnages, tout s’inclue parfaitement dans cet univers, un peu comme Full Metal Alchemist. Les bibliothécaires ont aussi leur période de doute, et sont tous profondément humains, tous comme les méchants. Et c’est peut être ça qui fait la réussite de cette série. Pour arriver troisième de ce classement, il y a des raisons (même si le niveau générale de la saison est très moyen).

3- Seitokai no Ichizon
seitokainoichizon112 dans To Aru Kagaku no Railgunseitokainoichizon111 dans Trapeze

C’est mon coup de coeur. J’ai adhéré dès le premier épisode. C’est la comédie la plus réussie de l’année, et pourtant rien ne l’annonçait comme telle avant sa diffusion. Tous les gags sont très drôles, et contrairement à Lucky Star, ou Natsu no Arashi, les allusions et clins d’oeil aux autres animés ou manga sont comprises directement (on y retrouve du Haruhi Suzumiya, Strike Witches, Death note…). Les personnages sont tous hilarants, le narrateur étant plutôt le seul garçon du groupe, Kei. Le seul reproche que je ferais à cette série, c’est qu’elle joue trop sur son coté harem. Il manque un autre personnage masculin pour donner plus d’équilibre à ce groupe. A part ça, je ne vois pas trop quoi dire. Tous les gags sont courts, et s’enchainent frénétiquement. Impossible de s’ennuyer.

2- Kemono no Soja Erin
kemononosoujaerin112 dans Umineko no naku koro nikemononosoujaerin111 dans White Album

Je ne m’y suis intéressé que tardivement. J’ai donc dû me marathonner les 35 premiers épisodes en quelques jours. Pour info, l’épisode 44 vient d’être traduit en anglais par la team [SS]. Par où commencer? Il s’agit d’une superbe série à histoire; pour moi cela signifie que la série tire tout son potentiel de sa narration. Il n’y a pas de scènes d’action à proprement parler. Si je devais la comparer à une autre série, ça serait peut être les cités d’or. Kemono no Souja Erin est une série à l’ancienne, transposée avec les moyen d’aujourd’hui. J’espère que cette comparaison ne rebutera personne, en tout cas, ça serait dommage de louper ce joyau.
Erin est une petite fille qui vit dans un village d’éleveur de Touda, une sorte de crocodile géant. Sa mère est l’éleveuse la plus renommée du village et fait la fierté d’Erin. Ces Toudas sont ensuite entrainés pour être montés par des soldats, et faire la guerre. Erin est une fille très curieuse et s’intéresse beaucoup à la manière d’élever le toudas. Sa carrière semble déjà être toute tracée. Malheureusement, un terrible évènement va frapper le village, et Erin va se retrouvée contrainte de le quitter, et par la même occasion quitter sa mère.
Il est extrêmement difficile de raconter l’histoire sans dévoiler les nombreux élément perturbateurs qui frappent Erin. Ce que j’ai raconté s’intéresse à la première quinzaine d’épisodes. Il se passe énormément d’autres choses. La série suit Erin tout le long, et la voit grandir (une dizaine d’année passe entre le premier épisode et 44ème. Erin évolue donc tout le long. A ça s’ajoute une intrigue politique qui se passe en parallèle, avec des complots qui visent à renverser l’empire. A l’heure où je parle, l’histoire d’Erin et ces intrigues politiques viennent juste de se rejoindre. Un développement à long terme, j’ai jamais vu ça dans un animé. Tout se rejoint à la fin pour former sûrement un final grandiose.
La série est parsemée d’évènement très tristes qui sont très bien mis en scène, et vous feront verser une larme à coup sûr. C’est très beau autant émotionellement que graphiquement. Les graphismes sont pastels, et on se fait très bien au characer design  un peu enfantin. La seule chose que je regrette, c’est de pas avoir vu Erin plus rebelle pendant son adolescence. Un bien minuscule regret.

1- Full Metal Alchemist 2 – Brotherhood
fmabrotherhood112 dans [*Animés en cours*]fmabrotherhood111 dans [*Classement du mois*]

Ca m’énerve de mettre FMA premier. C’est mon coté fanboy qui ressort. Mettre un shonen en première position, ça m’a surpris le premier. J’ai peut être trop de bons souvenirs attachés à cette série. Ou alors c’est peut être qu’il s’agit vraiment de la meilleure série de cette saison encore. En tous cas, il s’agit du meilleur shonen que j’ai pu lire et voir (à part si Death Note est un shonen, et à ce moment là, ils sont à égalité). Bien loin devant Naruto, One Piece et Bleach, et Dragon Ball. Pourquoi? Tout simplement parce que là où les personnages de ces shonens font une sorte de course à la puissance pour battre des adversaires de plus en plus forts, Full Metal Alchemist oublie cela, et le condense en 2 minutes, et développe ses nombreux personnages à la place, et fait avancer son histoire très riche. Hiromu Arakawa, la mangaka qui l’a crée a tout compris (elle a peut être free, c’est pour ça). Elle s’est libérée des codes conçus par Toriyama dans Dragon Ball, ce que n’ont pas fait les autres. Au final, on a des héros humains (ou presque au vu de Al), qui ne sont pas surpuissants, mais juste doués. Des méchants charismatiques, qui ont une vraie personnalité. Des side characters au moins aussi importants que les héros. L’histoire n’est pas non plus aussi hachée et tranchée que dans les shonens concurrents. Plus qu’une histoire divisée en arcs qui n’ont pas de rapports entre eux, FMA possède une histoire progressive sans coupure. Prenons Naruto. Son scénario apporte un élément perturbateur, comme par exemple Akatsuki qui attaque le village de Gaara. Naruto et sa bande arrivent. Ils vont botter le cul des méchants, et paf dans la foulée, Gaara est remis sur pied. Tout le monde est content, et rentre au village. Puis arrive un nouvel élément perturbateur etc… FMA possède un scénario avec des mystères en couches. Plusieurs éléments perturbateurs arrivent, parfois en parallèle, parfois décalés, et tout ça sans avoir de conséquences immédiates sur les héros. Ils ne les règleront que s’ils en ont la necessité. Du coup, on arrive à des situations beaucoup moins stéréotypées, telles que: « on a résolu le mystère, on est face aux méchants, et ça tombe bien on est le même nombre de gentils que de méchants; on peut commencer le combat, chacun le sien! ».
Pas la peine que je continue des pages, vous avez compris l’idée générale. IL FAUT REGARDER FULL METAL ALCHEMIST, ET LIRE LES MANGAS! (et aussi arrêter de s’arrêter à Naruto, Bleach, et One Piece. Ok c’est sympa, mais c’est vraiment con de ne pas regarder à coté, surtout quand c’est mieux)

 

 

 

9 octobre, 2009

Preview: Tegami Bachi (Letter Bee) / Natsu no Arashi 2

Tegami Bachi (Letter Bee)

Preview: Tegami Bachi (Letter Bee) / Natsu no Arashi 2 dans Natsu no Arashi letterbee0102letterbee0101 dans Tegami Bachi (Letter Bee)

Team: SFW

Tiré du manga Letter Bee dont j’avais parlé déjà,  l’animé commence lui aussi très bien. L’ambiance est parfaitement retranscrite: très mélancolique, sombre mais beau. L’animé ne commence pas comme le manga. Il commence in medias res, au volume 3 du manga. Ils se réservent sans doute le temps de raconter la genèse dans des épisodes flashback comme l’a fait Full Metal Alchemist. Un choix comme un autre au final, qui n’aura pas de conséquences par la suite. Ce choix a sûrement été fait dans le but de délivrer une histoire courte d’un épisode mais contenant l’essence de la série: les missions des Letter Bee, le pouvoir du héros, et l’intensité dramatique que Tegami Bachi est capable  d’atteindre.

Pour résumer l’histoire, Lag Seeing est un jeune garçon de 12 ans (ou 14 peut être, je ne sais plus), qui est devenu Letter Bee pour pouvoir ressembler à Gauche, un garçon qui l’a sauvé dans le passé. Les Letter Bee ne sont rien d’autres que des facteurs; seulement, ils sont un peu entraînés, et sont armés pour pouvoir faire face aux dangers de l’univers d’Amberworld. Ce monde est tout le temps plongé dans la nuit, sauf sa capitale qui dispose d’un soleil artificiel. Lag Seeing posède un pouvoir vraiment spécial, à chaque fois qu’il tire une balle coeur (c’est comme ça que s’appellent leurs armes), les souvenirs de la cible de la balle sont projetés dans les airs, et sont alors diffusés pour tous les gens aux alentours.

Letter Bee n’est pas un shonen, c’est un conte. Vivement conseillé.

 

Natsu no Arashi 2

natsunoarashi20102 dans [*Animés en cours*]natsunoarashi20101 dans [*Preview*]
Team:  Cang-Su

Voilà la suite de la série sortie ce printemps. Par le créateur de School Rumble, Natsu no Arashi avait surpris par son histoire beaucoup plus sombre que S.R., avec pourtant des gros gags. Pour ceux qui n’ont pas vu la première saison, il n’est pas impossible de commencer à partir de là. Juste pour résumer rapidement, Hajime un ado un peu agaçant, mais sympathique rencontre Arashi, un fantôme qui semble pourtant bien vivante. Ils forment un duo bien étrange, et peuvent même voyager dans le temps. Ils font alors pleins d’autres rencontres (vivants et fantômes) et finissent par tous  travailler dans un café. Natsu no Arashi raconte l’histoire de ces fantômes (ayant vécu pendant la seconde guerre mondiale), et aussi de la bruyante vie de ce café.

Ce nouvel épisode est un traditionnel « épisode à la plage » avec personnages en maillot de bain et tous les clichés que ça comporte. En revanche, c’est sûrement l’épisode le plus drôle de toute la série pour l’instant avec de nombreux sketchs hilarants, et une bande son toujours aussi excellente.

 

 

 

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