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Les animés diffusés actuellement au Japon

9 octobre, 2009

Preview: Sora no Otoshimono / Seitokai no Ichizon

Sora no Otoshimono

Preview: Sora no Otoshimono / Seitokai no Ichizon dans Seiken no Blacksmith soranootoshimono0102soranootoshimono0101 dans Sora no Otoshimono

Team: QUALITY

Cet automne nous propose bon nombres de séries que je qualifierai de « Brainless », c’est à dire: posez votre cerveau et regardez! Sora no Otoshimono est partie pour faire partie de cette catégorie. Un Lycéen fait souvent ce rêve étrange où il voit un ange qui s’envole dès qu’il s’en approche, et à chaque réveil, il pleure. Sa vie est pourtant bien banale, dans une petite ville où il n’y a rien à faire. Alors qu’il est du genre à éviter les ennuis, il va pourtant lui arriver quelque chose d’extraordinaire: un trou noir va se former au dessus de sa tête, et va en jaillir des colonnes de pierre et une jeune fille habillée de façon bien étrange. Au risque de sa vie, il va lui venir en secours. Cette jeune fille qui est en fait une sorte de cyborg (comme Chii dans Chobits) est programmée pour subvenir à tous les désirs de son nouveau maître. Notre héros va nous faire alors un remake de « Bruce tout puissant ».

Que penser de Sora no Otoshimono? Je ne sais pas. En tout cas, j’ai souri, et je n’ai pas trouvé le show ridicule. C’est pourtant un sacré fourre-tout des plus grands clichés de l’histoire de l’animation: du fan service, des blagues qui volent en dessous de la culotte, une amie d’enfance qui vient réveiller le héros chaque matin, une chef du conseil des élèves sadiques, un mec à lunette bien bizarre (intellectuel-obsédé), et j’en passe… Le héros est vraiment tout puissant, et dès le premier épisode, il assouvit tous ses plus bas désirs en toute impunité. Au passage, son doubleur ne réalise pas une très bonne performance (très très agaçant), et pourtant, c’est celui de Keichi dans Higurashi no naku koro ni. Comme dans Higurashi, il a tendance à surjouer un maximum, ça collait pas mal au personnage de Keichi, mais là, ça ne va pas du tout à l’obsédé qu’est le protagoniste de Sora no Otoshimono.

Malgré les évidents défauts de cet animé, je suis extrêmement curieux de la suite des évènements. Je ne sais pas du tout ce qu’il peut se passer, et ça me suffit pour en redemander.

 

Seitokai no Ichizon

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Team:  gg

Voilà un de mes coups de coeur de la saison. Tout comme au dessus, on peut qualifier cet animé de « brainless ». On assiste donc à une réunion du conseil des élèves par épisode, avec un sacré casting. Ils sont 5 au total, et ils représentent tous un stéréotype différent. Difficile de décrire l’épisode et l’histoire (il n’y en a pas). Seitokai no Ichizon pourrait être comparé à Lucky Star, avec ses clins d’oeil d’otaku aux autres animés (dont pas mal sur Haruhi Suzumyia). Il y a quand même une grosse différence entre ces deux: alors que Lucky Star était très mou et pas drôle, Seitokai no Ichizon, lui, va à 200 à l’heure dans ses blagues et ses dialogues, et est très drôles (ça c’est dit). C’est pourtant très con, mais c’est très bon. L’épisode dure 24 minutes, et je crois que j’ai ri 20 minutes (le temps d’enlever l’OP et l’ED). Tout est dit.

Preview: White Album 2 / To Aru Kagaku no Railgun

White Album 2

Preview: White Album 2 / To Aru Kagaku no Railgun dans To Aru Kagaku no Railgun whitealbum1402whitealbum1401 dans White Album

Team: gg

White Album revient déjà! Pour ceux qui n’ont pas suivi la première saison, vous pouvez aller voir ce que j’en ai pensé ici. Voilà cet épisode 14 qui reprend l’histoire complètement laissée en suspens. Le père de Fujii Tôya a eu un malaise cardiaque, et a été transporté d’urgence à l’hopital, pendant que Yuki et Rina ont été forcées à faire leur concert au même moment.

Je suis content de cet épisode qui reprend les points forts de la première saison: Fujii qui est un garçon vraiment pleins de défauts et très maladroit. Bien qu’il soit populaire avec les filles, elles finissent toujours par en être pratiquement dégoutées. Si on prend cette série au deuxième degré, on découvre alors une comédie, voire parodie très noire des animés romantiques. On se demande encore comment Fujii et Yuki éprouvent encore des sentiments envers l’autre. Dans cet épisode, on a droit au passage très très drôle (humour noir) de Yuki en pleurs qui avoue qu’elle croyait comme Fujii que Touya-père souffrait d’hémorroïdes et non d’une faiblesse cardiaque: fantastique! Et Fujii derrière qui gueule sur son père alité parce qu’il a laissé partir Yuki qui était pressée avant qu’il ne revienne.

L’épisode introduit deux nouveaux personnages: la « star » pas loin d’être déchue de la compagnie rivale d’Ogata, et une de ses proches. Elle a apparemment sombrée dans l’alcool, et ressemble comme deux gouttes d’eau à Yayoi, la manager de Yuki. Sa soeur peut être? Bref un bon épisode pour ceux qui ont aimé la première saison, et absolument inutile de le regarder pour ceux qui n’ont pas suivi ou pas aimé les épisodes précédents.

 

To Aru Kagaku no Railgun

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Aussi appelée « A certain Scientific Railgun ». C’est supposé être la suite ou une histoire parallèle à « To Aru Majustu no Index ». Je n’ai pas vu cette dernière, mais ça n’a pas l’air d’être handicapant pour regarder Railgun. L’histoire se passe dans une ville un tout petit peu futuriste dans laquelle vit 90% d’étudiants. C’est une ville dans laquelle certains de ces étudiants étudient le psychisme, et développent des aptitudes magiques. L’héroine par exemple est surnommée Railgun, car elle contrôle la foudre et l’électricité et est capable  d’envoyer un terrible rayon destructeur. Elle est l’une des étudiantes les plus puissantes. Sa petite soeur est aussi une adepte du psychisme, et n’est pas en reste non plus. Elle fait partie d’une organisation de sécurité étudiante, une sorte de police locale formée par des étudiants formés au combat, et qui ont le devoir de faire respecter la loi dans la cité.

Ce premier épisode est un mélange moe/slice of life/action qui marche plutôt bien. C’est plaisant à regarder et les personnages sont sympas (même si il n’y a que des filles pratiquement). C’est un peu un clone de Mai Hime, en moins poussif, et en plus léger. Bien sûr ce n’est qu’un premier épisode. Chose marquante: les graphismes sont somptueux, et To Aru Kagaku no Railgun possède l’animation la plus aboutie de la saison, voire de l’année (?!). Le character design est par contre assez générique, mais il n’est pas moche non plus. Quoi de plus normal pour du JC Staff.

 

5 octobre, 2009

** Avis: Umi Monogatari (16/20) **

Classé dans : Umi Monogatari,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 12:11

** Avis: Umi Monogatari (16/20) ** dans Umi Monogatari umimonogatari01umimonogatari0904 dans [*Animés finis*]
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Team: Wasurenai

 

Umi Monogatari (Sea Story en anglais) est une petite série de cet été. Elle est passée assez inaperçue, du haut de ses 12 épisodes. Elle ne laissera pas un souvenir impérissable dans mon esprit, mais ça ne va pas dire que je n’ai pas aimé. L’histoire est simple: des êtres ressemblant à des humains vivent dans la mer, à proximité d’un île habitée. Marin et Urin sont deux de ces « sirènes » et trouvent un jour un anneau venant du monde de l’air (comprendre les humains habitant sur l’île). Elles décident d’aller rendre cet anneau à son propriétaire. Son propriétaire, c’est Kanon, une fille qui vient de se faire larguer, et qui l’a très très mauvaise. L’anneau lui avait été offert par son ex, et elle avait décider de s’en débarasser en le jetant dans la mer. Les 3 filles vont donc se rencontrer, et les circonstances vont faire qu’un être maléfique, Sedna, va faire son come-back suite à un léger incident. Une tortue qui parle va se réveiller pour entraîner les deux prêtresse qui seront capables de sceller le mal: coïncidence, ce sont Kanon et Marin.

 

On se retrouve donc avec ce qui se présente en apparence comme un magical girl show. C’en est un pour sûr, et même si les transformations sont là, qu’il y a un méchant laquais par épisode, Umi Monogatari se distingue quand même du lot commun. Car en bref, on s’en fout un peu du coté magical girl. Umi Monogatari impose son rythme lent et ses personnages comme une force tranquille. Les personnages ne sont pas stéréotypés, et sont bien développés. Les 3 derniers épisodes sont aussi complètement non conventionnels, assez mélancoliques, je ne peux pas en dire plus. Ce n’est pas une série superficielle non plus. La détresse des héroïnes est réelle, et on compatit avec leur douleur. C’est sans doute grâce au bon développement des personnages. « Mélancolique », c’est le mot le plus approprié pour décrire cette série.

 

Enfin, le tout est servi par un character design très réussi, et des visuels et des décors très réussis eux aussi. Graphiquement, c’est la série la plus intéressante de l’année avec Bakemonogatari. Les 2 derniers épisodes sont un régal pour les yeux, et me font penser beaucoup aux effets graphiques présents dans Zelda Twilight Princess, avec les poussières noires du monde des ténèbres. Bref une petite série calée.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 3/4
L’histoire reste simple, et c’est quand même un show de magical girl. Je reste quand même surpris par la tournure que prennent les derniers épisodes.

Musiques/Opening/Ending/Doublages: 2/2
Impeccables. La musique est très réussie, très zen. Les doublages sont normaux. Les OP et ED sont par contre très bons. Peut être les meilleurs de l’année. L’OP est tout calme et claque graphiquement, et l’ED est tout mignon avec les héroïnes qui regardent un film qui s’apparente à la petite sirène.
Animation/Design/Character Design: 3/3
Excellent, mieux qu’irréprochable.
Réalisation/Emotion/Ressenti: 4/5
Ce n’est pas toujours facile d’assumer qu’on regarde une telle série, surtout pour un garçon. C’est une sorte de plaisir coupable.  Je ne me suis pas ennuyé, et j’ai été accroché par la fin. Comme une amourette d’été, c’est une série éphémère mais belle.

Personnages: 2/3
Il y a du bon, et du moins bons. Les personnages sont attachants et pas stéréotypés. Il y a quand même quelques personnages qui ne servent à rien comme la mère, la tortue, et les amis de Marin. Ils sont même parfois agaçants.

Bonus: 2/3
Bonus « Character design et visuels »
Bonus « Opening/Ending »

1 octobre, 2009

** Avis: Phantom: Requiem of the Phantom (19/20) **

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Team: Inferno

A la base, je ne suis pas un fan de Bee Train, le studio à l’origine de célèbres animés tels que « Noir », « Madlax », « El cazador de la bruja », ou encore « .Hack/Sign ». Pour découvrir le monde de l’animé, Noir ou Madlax sont de bonnes séries. Assez occidentales, histoires sombres et matures, cohérence des scénarios sans « trips à la japonaise », pas de sexe, et pas de gore. Objectivement, ce sont de bonnes séries, mais elles sont lentes dans leur narration, et l’autre problème, c’est que tous leurs animés sont pareils (sauf exceptions comme les .Hack, séries qui m’ennuient). Noir, Madlax, el Cazador, et même Phantom ont des synopsis quasiment identiques!! Voilà quel pourrait être un résumé qui marcherait pour tous: « 2 assassins redoutables réunis par un funeste destin doivent lutter ensemble contre une organisation secrète très puissante. Tous deux sont en quête de leur identité et de leur passé, leurs seuls espoirs pour trouver le bonheur. » Voilà la base, après il y a quand même quelques variantes.

Phantom ne fait pas exception. Avant que la série ne soit diffusée, je m’attendais encore à la même chose avec la qualité d’animation actuelle. Heureusement pour moi, je ne suis pas passé à coté. Car autant le dire tout de suite, si le synopsis est le même, tout le reste est différent. Commençons par l’histoire. Elle se passe aux Etats-Unis de nos jours, et Reiji, un jeune japonais,  se fait capturer par une organisation criminelle puissante, qui lui lave le cerveau pour le transformer en machine à tuer furtive et terriblement efficace (la li la li la li la! private Joke). Il est entrainé par une fille qui a subi le même sort que lui, Ein. Ils font alors équipe en suivant les ordres d’Inferno, l’organisation en question. Ein et Reiji (à présent nommé Zwei) forment alors une équipe d’assassins légendaires connues sous le pseudonyme Phantom. Leur histoire de violence aurait pu continuer jusqu’à leur mort, mais des choses vont se passer, et vont grandement perturber Zwei, en quête d’humanité, ayant perdu la sienne après avoir tuer tant de personnes.
L’histoire est très sombre, et certaines scènes sont parfois très dures, avec des meurtres de sang froid. Jamais une série Bee Train n’avait atteint un tel degré d’intensité dans la violence. L’univers criminel présenté dans Phantom est digne de n’importe quel bon film polar: corruption, luttes de pouvoir, trahisons, sexe!! Il n’y a pratiquement pas de temps mort, en dehors d’un épisode récapitulatif. Si la base scénaristique est bonne, elle est sublimée par les nombreux retournements de situations, tous crédibles et imprévisibles à la fois.

Si le scénario est de qualité, le vrai point fort de Phantom, ce sont ses personnages. Ein et Zwei sont très bien conçus. Au début complètement brisés et inhumanisés par leur lavage de cerveau, on va s’apercevoir que ce sont pas seulement de simples machines à tuer. Zwei/Reiji est assez intelligent, et est assez rongé par ses remords pour changer. Pour retrouver sa dignité d’être humain, il va devoir faire de nombreux sacrifices. Des relations complexes vont s’installer au sein du duo, et les choses ne vont pas forcément évoluer de la bonne manière. Tous deux sont manipulés par Inferno et par Scythe Master, le « gourou » et laveur de cerveau des deux assassins. Pour résumer plus simplement, c’est la grosse merde dans leur tête.

Par la suite, d’autres personnages vont faire leur apparition, comme la jeune Cal, une adolescente recueillie par Reiji, et orpheline après que sa mère adoptive ait été prise dans une fusillade de guerre de gangs. Les épisodes avec Cal font partie des meilleurs de la série, tant sa présence apporte un coté attendrissant à l’histoire, coté dont Phantom était alors totalement dépourvu. La série jongle donc avec les tonalités et les styles, et ce de façon complètement limpide. Tout cela mène alors vers un final absolument énorme, un apogée d’intensité dramatique qui met nos nerfs à dur épreuve.

Pour conclure, Phantom a tout bon, et ne possède pas de point faible, à part peut être sa dernière minute qui m’a fait sauter de ma chaise et hurler d’indignation. Qu’est ce que c’est que cette fin????!!! C’est d’abord ce que je me suis dit, mais avec un peu de recul, je la comprends. C’est une fin qui fait débat au sein de la communauté, et qui déchire en deux les spectateurs. Je la trouve assez couillue et au final bien mystérieuse (plusieurs interprétations sont possibles), et je serais ravi d’en parler dans les commentaires si quelqu’un lance le débat.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 4/4
Complètement énorme, Bee Train arrive à tirer son épingle du jeu. Même synopsis que leurs séries précédentes, mais l’histoire est en fait beaucoup plus intéressante, plus complexe, plus sombre,…. plus tout quoi! Il n’y a pas de bla bla pseudo philosophique sur la vie à la Evangelion. Juste des sentiments compréhensibles, des messages du coeur, et des actes pleins de sens, plutôt que des paroles qui en sont dénuées.

Musiques/Opening/Ending/Doublages: 2/2
Bee Train a toujours fait des efforts sur ce coté. Phantom ne déroge pas à la règle. La BO est riche, les OP sont bons (voire très bon pour le premier), pareil pour les Endings. Les doublages sont sobres, mais bien faits.

Animation/Design/Character Design: 3/3
Phantom est beau. L’animation est beaucoup plus soignée que sur leurs autres travaux (pour tout dire, les animations de leurs précédentes séries étaient vraiment en dessous de la normale à part Blades of the immortal). Les décors sont même parfois plus que beau.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 5/5
Enorme. Phantom est la meilleure série de cet année, et arrive à garder une intensité dramatique sur ses 26 épisodes. Seul Tokyo Magnitude 8.0 la dépasse, mais seulement dans ses meilleurs moments. C’est pas une série pendant laquelle on s’ennuie. Seul bémol, il y a juste cette fin…

Personnages: 3/3
Pfiou. Difficile de dire si c’est le scénario qui est au service des personnages ou l’inverse. Je crois tout simplement que l’un est à la hauteur des autres. Les personnages sont pittoresques, n’en font pas trop, mais en même temps en font beaucoup. Tout est juste comme il faut.
Bonus: 2/3
Bonus « scénario et rebondissements »
Bonus « personnages »
 

 

29 septembre, 2009

Avis: ** Shangri La (14/20) **

Classé dans : Shangri La,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 17:38

Avis: ** Shangri La (14/20) ** dans Shangri La shangrilasemaine1shangrila0201 dans [*Animés finis*]
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Team: Shinji

Shangri La marque le grand retour de Murata Range dans le monde de l’animé. Il est le character designer de Last Exile et Blue Submarine n°6, deux grandes séries du studio Gonzo. Il est l’un de mes characters designers préférés, avec ses visages un peu ronds, et sa touche « rétro-futuriste » sur les vêtements et les objets technologiques. Le concept de rétro-futuriste vient d’être inventé à cette heure. Il vous suffira de regarder Last Exile pour le comprendre immédiatement. En gros, ça respire la classe. Malheureusement, Shangri-La est dénué de tout ce design « Range »-esque. J’ai été vraiment déçu au début, on dirait que Range-sensei ne s’est pas trop foulé sur cet animé (très original un uniforme d’écolière pour Kuniko). Puis, après quelques épisodes, j’ai trouvé le potentiel de cette série. Elle ressemble pas mal à Last Exile dans sa narration, c’est à dire qu’on suit l’héroine dans la plupart des épisodes, avec une immersion de plus en plus profonde dans un univers dont on ne connait pas tous les codes. Ce n’est seulement qu’à la fin qu’on en comprend tous les rouages, et que le dénouement arrive naturellement.

Malheureusement (encore une fois), on est loin d’un Last Exile au niveau subtilité. Les personnages sont très typés, au point qu’on se rapproche pas mal d’un Shonen classique. Si l’intrigue du milieu est consistante avec des moment chocs (scène de la prison), le final en est l’exact opposé. La fin est baclée, mais avec du recul, c’en est presque une bonne chose tellement l’intrigue se révèle décevante. On se demande à quoi ont servi les 20 épisodes précédents tellement c’est du n’importe quoi. Du coup on l’avale sans trop se poser de questions.

Shangri-la reste au final une série d’action, sans beaucoup de scènes d’action. Kuniko subit plus qu’elle n’agit. Elle réagit surtout aux évênement qui lui arrivent dans la figure: les plans obscurs des maîtres d’Atlas, la puissante cité du Japon, les catastrophes naturelles, et la pression de ses camarades résistants. Les confrontations des différents personnages rend la série rythmée, et apportent tout le suspense. Il reste bien sûr le plaisir de découvrir les histoires respectives des différents personnages, ayant tous un objectif différent. C’est la force de Shangri-La: présenter 3 ou 4 factions avec des buts différents, parfois opposés, parfois non, donc parfois des alliances, parfois des trahisons. Le tout reste cohérent, et apporte son lot d’indécisions et de décisions. On comprend alors pourquoi Kuniko reste souvent passive: difficile de savoir quelle décision est la meilleure lorsque la situation est si complexe.

Je me retrouve donc avec une série bancale: pas mauvaise loin de là, mais c’est toujours dur d’apprécier vraiment une série ou un film, lorsque la fin qui nous reste en mémoire n’est pas convaincante. Du coté des personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à eux, en dehors de Kunihito, le seul personnage qui évolue vraiment au cours de la série. Certes Kuniko s’endurcit, mais elle était déjà forte au début. Momoko, Miko, Takehito, Karin, Mikuni, c’est une belle brochette de personnages qui ont tous leur personnalité bien propre, leur histoire qui est assez intéressante, dommage qu’il leur manque le charisme qui fait un bon perso. Heureusement (enfin!), les « méchants » sont très très bons (mieux que les gentils), et ça, c’est assez rare pour être remarqué.

Essayons de noter tout ça.

Histoire/Scénario/Dialogue: 2,5/4
L’univers développé au début est prometteur. C’est une sorte de mini guerre civile sur fond d’écologie, et de science-fiction. Un mélange très intéressant. Le mélange est gaché par l’injection de surnaturel (beaucoup trop), et une fin digne d’une comédie de Molière (oh, tu es donc mon frère, et les méchants sont battus, et tout est rentré dans l’ordre, et tout ça en une seule scène!).

Musiques/Opening/Ending/Doublages: 2/2
Un point fort de Shangri-La. Les doublages sont tout a fait bons. Même Takehiko (ou Takehito je me souviens plus), la grosse brute, arrive à avoir sa scène émouvante, et reste émouvant.

Animation/Design/Character Design: 3/3
Là, je suis obligé de mettre 3. L’animation n’est pas ce qui s’est fait de mieux, mais l’ambiance générale en jette, avec beaucoup de mélange de styles, et ça reste cohérent. Le character design de Murata Range n’est pas son meilleur, mais il reste bon. (Il n’y aura pas de bonus par contre).

Réalisation/Emotion/Ressenti: 3,5/5
Il y a de bonnes scènes tout le long, et peu d’épisodes faibles, mais la fin, franchement…..

Personnages: 2/3
Les méchants sont excellents, et Kunihito est un bon personnage, même si il reste dans l’ombre de Kuniko tout le temps. Par contre, les autres, je ne les ai pas trouvé à la hauteur de leur design.

Bonus: 1/3
Bonus « Univers » 

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