Immelman-imés

Les animés diffusés actuellement au Japon

25 septembre, 2011

Avis: ** N°6 ** (11/20)

Classé dans : N°6,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 10:37

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J’avais repéré N°6 il y a à peu près un an sur les sites de lecture en ligne. J’essaie en général de lire le premier chapitre de toutes les nouvelles histoires qui sortent. N°6 m’avait pas mal accroché. La série en 9 volumes s’est terminée au Japon en Juin dernier. On peut donc penser que l’animé reste fidèle jusqu’à la fin au manga (je n’ai pas réussi à trouver la confirmation).

Le scénario de base est assez alléchant: Sion est un gamin surdoué choisi pour étudier avec l’élite de N°6, une ville futuriste quasiment utopique. Il a une très bonne amie, Safu, une mère prévenante, bref, l’avenir est radieux. Seulement au fond de lui, il se sent étouffé par cette ville où tout est décidé à l’avance. Une nuit, un fugitif fait irruption dans sa maison, et Sion décide de l’aider et de le soigner. Les autorités s’en rendront compte et bien que Nezumi, le jeune fugitif, soit arrivé à s’échapper, Sion et sa mère vont être destitués socialement. Il va se passer beaucoup de choses par la suite, on se rendra compte rapidement, l’utopie N°6 n’est qu’une façade, comme pour toutes les contre-utopies.

Voilà, les contre-utopies ont toujours donné lieu à des créations excellentes, et pourtant le genre est sous utilisé. Les références restent les mêmes pour moi: 1984 et Le Meilleur des Mondes. En japanimation, j’en trouve peu: Ergo Proxy, un soupçon dans Death Note, et puis c’est à peu près tout. Autant dire que N°6 a le champs libre pour se placer en référence du genre. Et comme je n’arrive pas à garder le suspense dans mes billets (de toute façon, la note est dans le titre), N°6 est une énorme déception, et ce pour 3 raisons:

  1. Au bout de 3 ou 4 épisodes plutôt bons voire très bons, N°6 va devenir secondaire. Sion a de grandes ambitions pour sortir la ville de ses travers, mais va passer son temps à nettoyer des chiens au lieu d’échafauder des plans concrets (environ de l’épisode 5 au 9).
  2. Le dernier épisode…. LOL!Rien que pour lui, ça vaut le coup (ou pas) de regarder la série. On y montre à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire pour conclure une histoire: une histoire qui s’emmêle les pinceaux, et qui reste dans le flou, parce que sans ce flou, on verrait qu’il n’y a rien, c’est juste un écran de fumée grossier; des choix incompréhensibles des personnages, et une résurrection absolument improbable et grotesque. Tout y est! C’est vraiment un grand moment WTF tel que j’en vois rarement. En résumé, une fin de merde.

En dehors de ces 3 points, tout n’est pas à jeter dans N°6. Le meilleur personnage est un personnage secondaire, le garde chien, les 4 ou 5 premiers épisodes sont bons, et l’épisode 10 (l’avant dernier) est très bon. C’est fou comme une fin désastreuse peut faire passer une série que je considérais comme sympathique, à une série de merde. Je dois être encore sous le choc. Malgré ça, je vais essayer de rester objectif (au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore décidé de la note).

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 2/4: Si le synopsis parait alléchant, et objectivement l’est, avec sa contre-utopie, la suite est faible, et je me demande si le manga n’a pas été arrêté prématurément. Cela expliquerai les nombreuses incohérences dans le scénario et les trous béants de rationalité. Les dialogues sont souvent cheesy, la faute à un Sion idéaliste, et à un Nezumi tsundere (et c’est un homme! mais il se travestit parfois).

Musique/Opening/Ending/Doublages: 1/2 : Rien d’exceptionnel, rien de mauvais. L’OP est très moyen, et l’ED je ne m’en souviens plus. La moyenne quoi.

Animation/Design/Character Design: 2,5/3 : Quand j’écris ces lignes au fil de la plume, je me dis qu’il va bien y avoir  un endroit où je vais bien noter. L’animation est quand même bonne, bien qu’inégale. La série est réalisée par le studio Bones, un studio qui prête une grande attention à ses visuels; c’est donc le minimum qu’on pouvait attendre de cette série. Le character design est correct, correct+, mais c’est la moindre des choses vu que la série compte 6 personnages en tout et pour tout (Sion, Nezumi, Dog Keeper, Safu, la mère de Sion, et l’informateur). Tout est laborieux dans cette série.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 3/5 :  Si la série s’arrêtait à l’épisode 10, j’aurais mis un 4, et si la fin avait été bonne, j’aurais peut être mis 4,5. Je mets donc 3, ce qui reflète bien la physionomie de la série: 5 épisodes bon, 4 moyens, 2 mauvais. La série et l’histoire manquent d’ambition, mais la faute au manga sans doute. Dans ce cas là, il fallait soit réécrire la fin, soit ne pas adapter ce manga.

Personnages: 1,5/3 : Sion est un sacré boulet, et Nezumi est plutôt cool. La tendance s’inverse au fur et à mesure, mais pas pour Sion, si vous voyez ce que je veux dire. Séparément, les personnages sont intéressants, mais quand ils intéragissent entre eux, cela donne lieu à des dialogues de merde, c’est le monde à l’envers. (le correcteur d’orthographe me signale une faute sur intéragissent, si quelqu’un connaît la réponse, je suis preneur). Les personnages secondaires sont plus intéressants que les principaux, et ça c’est mauvais signe.

Bonus: 1/3
Originalité: Une contre-utopie, c’était une bonne idée.

23 septembre, 2011

Avis: ** Tiger and Bunny ** (17,5/20)

Classé dans : Tiger & Bunny,[*Divers*],[*Evaluations*] — immelman @ 15:35

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Sunrise est encore capable de produire de très bonne séries (sans mécha), dont la dernière en date se nomme Tiger and Bunny. Cette série de 25 épisodes s’est terminée dans la semaine et fait partie de mes préférées de cette année. Dans une ville dépassée par la montée en force du crime, le maire et certains membres du conseil municipal ont monté une chaîne TV mettant en scène des super héros se battant contre les brigands et les criminels. C’est dans cette espèce de reality show à l’américaine que « travaillent » Wild Tiger, Blue Rose et d’autres super héros aux pouvoirs bien réels (force surhumaine, glace, feu, air, métamorphe, foudre). Ils ne sont pas appelés mutants, mais comme dans X-Men, seuls certains humains possèdent ces super pouvoirs. Ce sont les Next, et ils sont adulés par de nombreux fans de Hero TV, qui transforme ces héros en véritables machines marketting.

La série alterne épisodes indépendants et arcs d’histoire qui suivent un fil conducteur, ce qui donne  à TaB un bon rythme, et laisse toujours planer un suspense. Les personnages sont nombreux, mais l’histoire reste surtout concentrée sur les deux héros Wild Tiger et Barnaby (alias Bunny), qui sont obligés de former un duo pour raison marketting. Cela n’empêchera pas que tous les autres héros auront leur épisode qui leur seront consacré.

Il s’agit d’une série d’action comédie assez classique dans sa forme, mais extrêmement riche dans le fond; tous les personnages sont très bons, et apportent tous leur pierre à l’édifice d’une série vraiment très agréable à suivre. Le fait de pouvoir suivre les héros dans leurs interventions est une bonne chose, mais les voir se retrouver hors caméra, « dans le vestiaire », apporte un très gros plus à l’histoire: ils vont boire des coups ensemble, vont à l’école (leur identité réelle est inconnue du grand public)… Les passages un peu plus sérieux ne parjurent pas avec l’ambiance plutôt bon enfant; au contraire, ils cassent le rythme et permettent d’ajouter tension dramatique qui permet de rajouter de la profondeur à tous ses personnages. L’animation et la qualité graphique de l’ensemble est très bonne, et les scènes d’action sont assez bien réalisées.

Tiger est d’ores et déjà mon personnage préféré de l’année: il est vraiment très charismatique, et seule Blue Rose (qui contrôle la glace et qui va sûrement faire un malheur dans les prochains concours de cosplay) arrive à lui tenir tête au niveau capital sympathie.  La fin est assez prévisible, mais reste solide.  A mon plus grand bonheur, une deuxième saison a été annoncée.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 4/4: Assez original même si c’est inspiré d’X-Men. Mais comme j’aime X-Men, ça me plait. Le fait de rajouter toute cette histoire reality show est vraiment une idée excellente. Les passages comiques le sont, et les passages dramatiques le sont sans tomber trop dans le pathétique.

Musique/Opening/Ending/Doublages: 1,5/2 : Les musiques soulignent bien le coté épique des combats et collent bien. Les doublages sont bons surtout celui de Tiger. Celui de Bunny m’a moins convaincu. Les deux OP ne m’ont pas particulièrement scotché, mais ne sont pas mauvais. Ils utilisent un peu trop de CG, que malheureusement peu de studios savent utiliser.

Animation/Design/Character Design: 3/3 : Au niveau de l’animation, rien à redire, c’est beau, même si on sent parfois le manque de budget sur certaines scènes. Le character Design est excellent, et Sunrise nous offre là une sacré palette de personnages originaux et pittoresques. Les décors sont beaux, même si Sunrise a utilisé beaucoup de CG qui gâchent un peu l’ensemble, et le tout est très coloré.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 5/5 :  Je me suis éclaté du début à la fin, que cela soit grâce à l’histoire ou aux facéties des différents héros. Les quelques rebondissements font leur effet et orientent toujours l’histoire vers une voie passionnante.

Personnages: 3/3 : Tous les personnages sont excellents; les méchants et les gentils. Aucun n’est laissé de côté, malgré leur grand nombre. Tous les héros sont charismatiques sans exception.

Bonus: 1/3
Bonus Character Design

18 septembre, 2011

Avis: ** Steins;Gate ** (18/20)

Classé dans : Steins;Gate,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 10:51

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Steins;Gate traite le sujet délicat du voyage dans le temps. Un thème qui est souvent utilisé, mais finalement qui n’est pas souvent le thème central d’une oeuvre. La plupart du temps, il ne s’agit que d’un artifice utilisé momentanément pour ajouter un peu de sel à l’histoire, ou dans un cas moins favorable, pour combler des scénarios défaillants, ou faire ressusciter un personnage mort un peu trop tôt. Au final,  je me souviens de deux ou trois films qui utilisent le voyage dans le temps comme idée de base: Retour vers le futur (les 3), Un Jour sans fin, Hors du temps et on peut considérer plus récemment que Source Code en fait partie (au passage, ce film a tout pompé à la vieille série Code Quantum, ou alors est-ce peut être un hommage). En règle générale, le sujet est souvent passionnant, malgré le fait que le paradoxe temporel est à chaque fois violé; certes, il l’est plus ou moins, mais finalement, on n’y prête pas attention une fois plongé dans l’univers. On y repense souvent à la fin, et à chaque fois, on retrouve les incohérences.

Bref, reparlons de Steins;Gate en lui même. Okabe Rintarou, surnommé Okarin par ses proches, et auto-proclamé Houyin Kyouma le savant fou, est un personnage atypique, pour ne pas dire parfois dérangé. Féru de science et d’inventions un peu folles, il traîne dans son appartement transformé en laboratoire avec Daru le hacker otaku, et Mayushi la potiche mignonne, et amie proche d’Okabe. Tout bascule lorsqu’à la suite d’une conférence sur les machines à voyager dans le temps, Okarin retrouve le corps inanimé et ensanglanté dans un couloir de Makise Kurisu, une génie précoce. Il reçoit alors un message étrange sur son téléphone portable, et BZZZIT, il se retrouve transporté dans le passé quelques jours plus tôt.

Je ne vais pas faire durer le suspense (dont la série est fortement pourvue), Steins;Gate est une réussite. L’histoire est très bonne, les personnages ont tous au moins deux épisodes qui leur sont consacrés pour les développer, le design global est très beau, avec des couleurs délavées, et un character design plus réussi que sur l’oeuvre originale (une visual novel comme Fate/stay night). On pourra reprocher à Steins;Gate son intérêt trop souligné pour le moe qui n’a pas vraiment sa place dans une série sérieuse. Malgré tout la série alterne au début les quelques épisodes un plus légers, avec quelques blagues, qui laissent place à partir de la deuxième moitié aux épisodes très sérieux, et parfois assez chargés émotionnellement. Le rythme est assez lent tout au long de la série, mais le suspense et les rebondissements permettent d’éviter l’ennui qui aurait pu s’installer. Les personnages sont tous un peu trop stéréotypés (moe, tsundere, otaku, la fille à lunette, la timide, on a toute la panoplie), c’est ce qui empêchera à cette série d’avoir une note parfaite. Mention spéciale aux doubleurs de Okarin et de Kurisu, très bons.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 4/4: C’est le gros point fort de la série.

Musique/Opening/Ending/Doublages: 2/2 : L’OP est très bon, les doublages alternent le bon et le moins bon, et les musiques sont bonnes. Les prestation de Okarin et de Kurisu rattrapent celles des autres personnages (ça colle aux personnages, mais c’est parfois horripilant).

Animation/Design/Character Design: 2,5/3 : L’animation pêche un peu sur certains épisodes. On sent que certains épisodes ont été privilégiés par rapport à d’autres. Le budget ne devait pas être énorme, mais le studio Feel a fait du bon boulot en compensant les carences par un très bon design général.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 4,5/5 : Je pénalise la première moitié de la série, qui certes est indispensable pour la suite, mais qui malgré tout est bien moins intéressante. Comme pour les doublages, la note est compensée par la superbe deuxième moitié.

Personnages: 2/3 : Le point faible de la série. En fait, tous les personnages sont à moitié bons. Ils sont tous assez agaçants en apparence, jusqu’à ce que ce vienne leurs deux épisodes de gloire. Ils prennent alors de la profondeur, et deviennent intéressants. On leur pardonne alors leur prestations de la première moitié.

Bonus: 3/3
Bonus OP/Musique: la musique est discrète, mais quand on y prête attention, on s’aperçoit qu’elle est bonne.
Bonus Histoire
Bonus p’tite larme: l’épisode 22 ne laissera personne indifférent, croyez moi.

 

5 octobre, 2009

** Avis: Umi Monogatari (16/20) **

Classé dans : Umi Monogatari,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 12:11

** Avis: Umi Monogatari (16/20) ** dans Umi Monogatari umimonogatari01umimonogatari0904 dans [*Animés finis*]
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Team: Wasurenai

 

Umi Monogatari (Sea Story en anglais) est une petite série de cet été. Elle est passée assez inaperçue, du haut de ses 12 épisodes. Elle ne laissera pas un souvenir impérissable dans mon esprit, mais ça ne va pas dire que je n’ai pas aimé. L’histoire est simple: des êtres ressemblant à des humains vivent dans la mer, à proximité d’un île habitée. Marin et Urin sont deux de ces « sirènes » et trouvent un jour un anneau venant du monde de l’air (comprendre les humains habitant sur l’île). Elles décident d’aller rendre cet anneau à son propriétaire. Son propriétaire, c’est Kanon, une fille qui vient de se faire larguer, et qui l’a très très mauvaise. L’anneau lui avait été offert par son ex, et elle avait décider de s’en débarasser en le jetant dans la mer. Les 3 filles vont donc se rencontrer, et les circonstances vont faire qu’un être maléfique, Sedna, va faire son come-back suite à un léger incident. Une tortue qui parle va se réveiller pour entraîner les deux prêtresse qui seront capables de sceller le mal: coïncidence, ce sont Kanon et Marin.

 

On se retrouve donc avec ce qui se présente en apparence comme un magical girl show. C’en est un pour sûr, et même si les transformations sont là, qu’il y a un méchant laquais par épisode, Umi Monogatari se distingue quand même du lot commun. Car en bref, on s’en fout un peu du coté magical girl. Umi Monogatari impose son rythme lent et ses personnages comme une force tranquille. Les personnages ne sont pas stéréotypés, et sont bien développés. Les 3 derniers épisodes sont aussi complètement non conventionnels, assez mélancoliques, je ne peux pas en dire plus. Ce n’est pas une série superficielle non plus. La détresse des héroïnes est réelle, et on compatit avec leur douleur. C’est sans doute grâce au bon développement des personnages. « Mélancolique », c’est le mot le plus approprié pour décrire cette série.

 

Enfin, le tout est servi par un character design très réussi, et des visuels et des décors très réussis eux aussi. Graphiquement, c’est la série la plus intéressante de l’année avec Bakemonogatari. Les 2 derniers épisodes sont un régal pour les yeux, et me font penser beaucoup aux effets graphiques présents dans Zelda Twilight Princess, avec les poussières noires du monde des ténèbres. Bref une petite série calée.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 3/4
L’histoire reste simple, et c’est quand même un show de magical girl. Je reste quand même surpris par la tournure que prennent les derniers épisodes.

Musiques/Opening/Ending/Doublages: 2/2
Impeccables. La musique est très réussie, très zen. Les doublages sont normaux. Les OP et ED sont par contre très bons. Peut être les meilleurs de l’année. L’OP est tout calme et claque graphiquement, et l’ED est tout mignon avec les héroïnes qui regardent un film qui s’apparente à la petite sirène.
Animation/Design/Character Design: 3/3
Excellent, mieux qu’irréprochable.
Réalisation/Emotion/Ressenti: 4/5
Ce n’est pas toujours facile d’assumer qu’on regarde une telle série, surtout pour un garçon. C’est une sorte de plaisir coupable.  Je ne me suis pas ennuyé, et j’ai été accroché par la fin. Comme une amourette d’été, c’est une série éphémère mais belle.

Personnages: 2/3
Il y a du bon, et du moins bons. Les personnages sont attachants et pas stéréotypés. Il y a quand même quelques personnages qui ne servent à rien comme la mère, la tortue, et les amis de Marin. Ils sont même parfois agaçants.

Bonus: 2/3
Bonus « Character design et visuels »
Bonus « Opening/Ending »

1 octobre, 2009

** Avis: Phantom: Requiem of the Phantom (19/20) **

** Avis: Phantom: Requiem of the Phantom (19/20) ** dans Phantom -Requiem of the Phantom phantom2304phantom2306 dans [*Animés finis*]
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Team: Inferno

A la base, je ne suis pas un fan de Bee Train, le studio à l’origine de célèbres animés tels que « Noir », « Madlax », « El cazador de la bruja », ou encore « .Hack/Sign ». Pour découvrir le monde de l’animé, Noir ou Madlax sont de bonnes séries. Assez occidentales, histoires sombres et matures, cohérence des scénarios sans « trips à la japonaise », pas de sexe, et pas de gore. Objectivement, ce sont de bonnes séries, mais elles sont lentes dans leur narration, et l’autre problème, c’est que tous leurs animés sont pareils (sauf exceptions comme les .Hack, séries qui m’ennuient). Noir, Madlax, el Cazador, et même Phantom ont des synopsis quasiment identiques!! Voilà quel pourrait être un résumé qui marcherait pour tous: « 2 assassins redoutables réunis par un funeste destin doivent lutter ensemble contre une organisation secrète très puissante. Tous deux sont en quête de leur identité et de leur passé, leurs seuls espoirs pour trouver le bonheur. » Voilà la base, après il y a quand même quelques variantes.

Phantom ne fait pas exception. Avant que la série ne soit diffusée, je m’attendais encore à la même chose avec la qualité d’animation actuelle. Heureusement pour moi, je ne suis pas passé à coté. Car autant le dire tout de suite, si le synopsis est le même, tout le reste est différent. Commençons par l’histoire. Elle se passe aux Etats-Unis de nos jours, et Reiji, un jeune japonais,  se fait capturer par une organisation criminelle puissante, qui lui lave le cerveau pour le transformer en machine à tuer furtive et terriblement efficace (la li la li la li la! private Joke). Il est entrainé par une fille qui a subi le même sort que lui, Ein. Ils font alors équipe en suivant les ordres d’Inferno, l’organisation en question. Ein et Reiji (à présent nommé Zwei) forment alors une équipe d’assassins légendaires connues sous le pseudonyme Phantom. Leur histoire de violence aurait pu continuer jusqu’à leur mort, mais des choses vont se passer, et vont grandement perturber Zwei, en quête d’humanité, ayant perdu la sienne après avoir tuer tant de personnes.
L’histoire est très sombre, et certaines scènes sont parfois très dures, avec des meurtres de sang froid. Jamais une série Bee Train n’avait atteint un tel degré d’intensité dans la violence. L’univers criminel présenté dans Phantom est digne de n’importe quel bon film polar: corruption, luttes de pouvoir, trahisons, sexe!! Il n’y a pratiquement pas de temps mort, en dehors d’un épisode récapitulatif. Si la base scénaristique est bonne, elle est sublimée par les nombreux retournements de situations, tous crédibles et imprévisibles à la fois.

Si le scénario est de qualité, le vrai point fort de Phantom, ce sont ses personnages. Ein et Zwei sont très bien conçus. Au début complètement brisés et inhumanisés par leur lavage de cerveau, on va s’apercevoir que ce sont pas seulement de simples machines à tuer. Zwei/Reiji est assez intelligent, et est assez rongé par ses remords pour changer. Pour retrouver sa dignité d’être humain, il va devoir faire de nombreux sacrifices. Des relations complexes vont s’installer au sein du duo, et les choses ne vont pas forcément évoluer de la bonne manière. Tous deux sont manipulés par Inferno et par Scythe Master, le « gourou » et laveur de cerveau des deux assassins. Pour résumer plus simplement, c’est la grosse merde dans leur tête.

Par la suite, d’autres personnages vont faire leur apparition, comme la jeune Cal, une adolescente recueillie par Reiji, et orpheline après que sa mère adoptive ait été prise dans une fusillade de guerre de gangs. Les épisodes avec Cal font partie des meilleurs de la série, tant sa présence apporte un coté attendrissant à l’histoire, coté dont Phantom était alors totalement dépourvu. La série jongle donc avec les tonalités et les styles, et ce de façon complètement limpide. Tout cela mène alors vers un final absolument énorme, un apogée d’intensité dramatique qui met nos nerfs à dur épreuve.

Pour conclure, Phantom a tout bon, et ne possède pas de point faible, à part peut être sa dernière minute qui m’a fait sauter de ma chaise et hurler d’indignation. Qu’est ce que c’est que cette fin????!!! C’est d’abord ce que je me suis dit, mais avec un peu de recul, je la comprends. C’est une fin qui fait débat au sein de la communauté, et qui déchire en deux les spectateurs. Je la trouve assez couillue et au final bien mystérieuse (plusieurs interprétations sont possibles), et je serais ravi d’en parler dans les commentaires si quelqu’un lance le débat.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 4/4
Complètement énorme, Bee Train arrive à tirer son épingle du jeu. Même synopsis que leurs séries précédentes, mais l’histoire est en fait beaucoup plus intéressante, plus complexe, plus sombre,…. plus tout quoi! Il n’y a pas de bla bla pseudo philosophique sur la vie à la Evangelion. Juste des sentiments compréhensibles, des messages du coeur, et des actes pleins de sens, plutôt que des paroles qui en sont dénuées.

Musiques/Opening/Ending/Doublages: 2/2
Bee Train a toujours fait des efforts sur ce coté. Phantom ne déroge pas à la règle. La BO est riche, les OP sont bons (voire très bon pour le premier), pareil pour les Endings. Les doublages sont sobres, mais bien faits.

Animation/Design/Character Design: 3/3
Phantom est beau. L’animation est beaucoup plus soignée que sur leurs autres travaux (pour tout dire, les animations de leurs précédentes séries étaient vraiment en dessous de la normale à part Blades of the immortal). Les décors sont même parfois plus que beau.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 5/5
Enorme. Phantom est la meilleure série de cet année, et arrive à garder une intensité dramatique sur ses 26 épisodes. Seul Tokyo Magnitude 8.0 la dépasse, mais seulement dans ses meilleurs moments. C’est pas une série pendant laquelle on s’ennuie. Seul bémol, il y a juste cette fin…

Personnages: 3/3
Pfiou. Difficile de dire si c’est le scénario qui est au service des personnages ou l’inverse. Je crois tout simplement que l’un est à la hauteur des autres. Les personnages sont pittoresques, n’en font pas trop, mais en même temps en font beaucoup. Tout est juste comme il faut.
Bonus: 2/3
Bonus « scénario et rebondissements »
Bonus « personnages »
 

 

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