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Les animés diffusés actuellement au Japon

24 février, 2009

Avis: ** Code Geass: Lelouch of the Rebellion (17,5/20) **

Avis: ** Code Geass: Lelouch of the Rebellion (17,5/20) ** dans Code Geass: Lelouch of the Rebellion codegeass12ii1codegeass09wv2 dans [*Animés finis*]
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Teams: gg, Eclipse

Ha ha ha ha! Code Geass: Lelouch of the rebellion, aussi appelé « Claude Lelouch of the Rebellion » (c’est une blague). On peut dire que cette série m’a scotché devant mon écran pendant une semaine, en condensant la deuxième saison en 3 jours. Car oui, il ya 2 saisons: la première dure 25 épisodes et la 2ème 24. Je n’en avais pas entendu que du bien, et je me demande pourquoi; c’est presque un chef d’oeuvre. Il s’agit d’une série réalisée par le studio Sunrise, qui a bien du mal en ce moment. Ce studio aura vécu ses moments de gloire à la fin des années 90, lorsque Cowboy Bebop et Visions d’Escalflowne étaient diffusés sur Canal+, puisqu’il s’agit de 2 séries Sunrise, et toutes deux étant des chef d’oeuvres. Mais on les voit beaucoup moins depuis quelques années, et au final, c’est dommage vu ce qu’ils sont encore capables de produire, Cf Code Geass.

Racontons un petit peu l’histoire, sans trop en dévoiler les surprises. La série se passe au Japon, dans un futur assez proche, où le monde est partagé entre 3 grandes puissances: la fédération chinoise comprenant toute l’asie du Sud Est et une partie de moyen Orien, l’Union Européene, comprenant l’Europe et une partie de l’Afrique, et l’Empire de Britannia comprenant l’Amérique, le Royaume Uni, l’Océanie, une grosse partie de l’Afrique, le Japon et L’Inde. Le Japon désormais appelée Zone 11, et ses habitants originaires les Eleven, est occupés par les Britanniens. Une résistance s’est donc mise en place. D’un autre coté, des Britanniens nobles occupent la zone 11. C’est le cas de Lelouch Lamperouge, un étudiant dans un lycée pour riches Britanniens. Un élève très intelligent mais qui joue aux échecs clandestinement pour rompre son ennui. Il cache en fait sa vraie identité, celle d’un prince de Britannia déchu, exilé par son père l’empereur, suite à l’assassinat de sa mère. Il vit donc dans la zone 11 avec sa soeur Nunally et ses amis du lycée. Les problèmes arrivent lorsqu’un camion de résistant transportant du matériel militaire top secret volé des Britanniens, rentre dans sa moto. Lelouch se trouve alors mêlé malgré lui à la résistance, et découvre le secret du matériel volé. Il s’agit d’une étrange fille qui lui donne un mystérieux pouvoir juste avant qu’elle meurt fusillée par une brigade de répression Britanienne. Ce pouvoir, c’est celui du Geass, qui lui permet de donner des ordres à quiconque croise son regard. Un pouvoir puissant, qui va permettre à Lelouch d’entreprendre son plan de vengeance contre son père l’empereur, et donc tout l’empire Britannien. Il va devenir Zero, un mystérieux homme masqué, chef de la résistance Japonaise.
D’un autre coté, Suzaku, l’ami japonais de Lelouch, s’est engagé dans l’armée Britannienne pour essayer d’améliorer les relations Britanno-Japonaise de manière pacifique. Deux manières radicalement différentes de sauver le Japon se confrontent. Suzaku sera donc l’ennemi de Zéro, mais l’ami de Lelouch… Ca s’annonce plein de rebondissements.

Et c’est le cas. La particularité de Code Geass, c’est que l’intéret est basé sur les retournements de situation qui ponctuent le scénario tout le long des 49 épisodes. J’avais déjà dit dans un précédent billet que Code Geass ressemblait à Death Note. C’est en effet le cas: Lelouch est un génie qui se fait ronger par son pouvoir et son ambition. Tout comme Light/Kira, Lelouch/Zero va devenir parfois le mal incarné pour arriver à ses fins, n’héistant pas à sacrifer de nombreuses vies humaines. Une différence sépare tout de même les deux (anti) héros: Lelouch conservera toujours une part d’humanité, en gardant auprès de lui ses amis, et son amour pour sa soeur. Toujours à propos du scénario, il est tordu et présente des évênements qu’on ne peut pas toujours prévoir, ce qui est synonyme d’un bon scénario. Lelouch, en tant que fin stratège comme Light, pense à des plans extrêmement ingénieux, et se sort de situations délicates par des procédés bien ficelés. Ca fait partie de ses choses qui vous laisse bien sur le cul, et qui immerge complètement le spectateur, en laissant planer du suspens constamment.

Code Geass n’est pas qu’une histoire, ce sont aussi des personnages, et il y en a un paquet. Le casting est au final assez impressionant, et aucun n’est inutile. Ce sont tous à un moment ou un autre des pièces utilsés sur l’échiquier de Lelouch. Mais en plus d’avoir un rôle, ils ont aussi des personnalités parfois complexes, ce qui rend leur intéraction avec d’autres ou avec l’histoire diablement intéressante. Des moments de grande émotion sont présents, bref, Code Geass est impecable, comme on aurait pu s’y attendre avec Clamp. Car oui, j’ai oublié de le préciser mais le design est de Clamp (Sakura Cardcaptor, X, Tsubasa Reservoir Chronicles, xXx Holic), et les filles de Clamp ne doivent pas être non plus étrangères au scénario.
J’ai oublié de mentionner un élément important, ce sont les Méchas. Oui Code Geass est aussi un animé de méchas. Mais ils n’ont pas une importance capitale dans l’histoire, bien que très présents. Quoiqu’il en soit, les combats sont jolis, et ils ne gênent pas le déroulement de l’histoire.

Voilà, je pourrai encore écrire des  pages sur Code Geass, mais je vais m’arrêter là et passer au verdict.

Histoire/Scénario/Dialogue: 3/4
Impossible de pas aimer ce scénario complexes, aux multiples rebondissements. Je ne mets pas 5 parce ce que justement, il y a peut être des rebondissements un peu forcés, qui sont juste là pour surprendre le spectateur, mais qui n’apportent au final pas grand chose. Mais en gros ça reste excellent. Petite précision, attention à la fin de la saison 1, elle se finit sur un gros cliffanger.
Musique/Opening/Ending/Doublages: 1,5/2
Les musiques sont géniales, les openings et endings sont corrects (les musiques de 2 des 4 endings sont super bizarres musicalement, mais au final très sympas). La musique durant les épisodes est très bonne, et me fait penser à celle de l’excellent GunXSword (à vérifier si c’est pas le même compositeur). Je n’ai pas mis 3 à cause du doubleur de Lelouch qui agace un peu au bout d’un moment. Il a une voix d’un mec à qui on a envie de fouttre une claque tellement il se la pète.

Animation/Design/Character Design: 3/3
C’est du Clamp, je n’ai rien à ajouter.

Réalisation/Emotion: 5/5
On n’a pas envie de décrocher, le suspense est constant. Tout est très bien mis en scène de telle sorte que les rebondissements de situation sont bluffant. On a le droit à quelques épisodes de grande émotion, souvent lorsqu’un personnage principal meurt (ou pas). La balance entre les scènes d’action et le développement des personnages est très bien équilibrée. Chapeau bas.

Personnages: 3/3
Tous les peronnages sont crédibles, et attachants. Que cela soit les Britanniens, les Japonais, les soldats, les civils, les étudiants, les princes; on les aime tous, et on a parfois du mal à distinguer qui est vraiment le méchant. Tous ont leurs raisons de combattre, de vivre, d’agir, et tout est très bien expliqué et développé.

Bonus: 2/3
Bonus suspense (comme son nom l’indique).
Bonus fin: la série se conclue très bien, ce qui n’était pas facile vu l’ampleur que prend la série et le scénario dans les derniers épisodes. Elle ne laisse aucun regret au spectateur.

17 février, 2009

Avis: ** Kurozuka (13/20) **

Classé dans : Kurozuka,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 20:33

Avis: ** Kurozuka (13/20) ** dans Kurozuka kurozuka05dd7kurozuka04yu2 dans [*Animés finis*]
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Teams: Shs-Yus

Voilà un des derniers animés en date du studio Madhouse. Il est réalisé par le même homme qui a fait l’excellente adaptation de Death Note en animé. On remarque d’ailleurs plusieurs similitudes entre les deux séries: on a des openings très violents avec une musique bien lourde style métal japonais (on aime ou on aime pas, moi je trouve ça jouissif et tellement original que je ne les passe jamais); le doubleur du personnage principal est le même (ça tombe bien je l’adore); le réalisateur aime bien mettre des effets de couleur style négatif bien étrange, comme dans death note lorsque les personnages réfléchissais, tout devenait rouge ou bleu; enfin le character design, qui bien que différent, présente des ressemblances. C’est à peu près tout ce qu’on pouvait remarquer. Ah, et pour ceux qui n’ont pas lu, ou vu Death Note, il est encore temps de rectifier le tir, et de vous y mettre au plus vite!

A présent parlons de l’animé lui même,  qui m’a résolu à changer mon système de notation. En fait, je ne sais pas trop par où commencer. Essayons de résumer l’histoire.
Ca commence par la fuite de Kuro et de son garde du corps de leur village natal. Kuro fait apparement partie d’une sorte de clan de ninjas, d’où il est banni suite à la prise de pouvoir du frère de Kuro. Poursuivis par des soldats monstrueux, ils prennent refuge dans une maison isolée dans une forêt. Elle est habitée par une femme aussi séduisante que mystérieuse, l’inquiétante Kuromitsu. C’est une femme d’apparence noble, qui vit seule et isolée. Elle semble cacher un lourd secret dans une pièce située au fond de la maison, et dans laquelle elle interdit les deux hommes d’entrer. Kuro est attiré par Kuromitsu, et en tombe amoureux. Malheureusement, il est retrouvé par ses poursuivants, et en alerte Kuromitsu se trouvant dans la pièce interdite. Il la découvre alors en train de lécher le corps ensanglanté d’un homme mort. Vous l’aurez peut être deviné, c’est une vampire, mais Kuro n’a pas le temps de s’en inquiter il doit combattre, et gagne au prix de blessures mortelles. Kuromitsu lui offre son sang, et Kuro devient alors immortel.
C’est là que les affaires se compliquent puisqu’à partir de là, une ellipse temporelle nous transporte plus de 1000 ans dans le futur, et ou l’on voit Kuro se réveiller, seul. Et apparemment, il est autant au courant que nous sur ce qui s’est passé pendant ces 1000 ans.

Voilà pour l’intrigue principale, et pendant toute la série, Kuro est à la recherche de la vérité, et fait la rencontre des personnes qui affirment savoir où se trouvent Kuromitsu, mais qui en fait ne le savent pas! De l’époque des ninjas et des samourais, Kuro se retrouve confronté à des soldats Hi-Tech, avec des fusils mitrailleurs. Mais il se débrouille pas mal avec son katana, heureusement. En fait Kurozuka, et dans son ensemble, une série de massacres, de bain de sang, tout n’est que prétexte à des combats contre des semi-boss ou des boss. C’est une série extrêmement bourrine qui cache son manque de profondeur par son ambiance faussement calme, et inquiétante. Les personnages secondaires sont là, et ne servent pas à grand chose, si ce n’est aider Kuro dans sa quête de Kuromitsu. On n’apprend rien sur eux, ou leur passé. Le pire étant les méchants: on les voit juste apparaître pour combattre Kuro, mais on ne connait pas vraiment leur motivation, ni pourquoi ils se battent contre Kuro. Mention spéciale au méchant de l’épisode 10 qui n’apparait pas plus de 5 minutes, et qui se fait tuer juste après. En 5 minutes, on le voit pour la première fois, et on le voit mourir. Je ne parle pas des danseurs de Kabuki du dernier épisode dont je n’ai absolument aucune idée de ce qu’ils faisaient là; de toute façon ils se font massacrer, sans aucune explication.

En gros, on a affaire à une série purement d’action, avec un background assez bien foutu d’horreur. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de penser que c’est du gachis. Peut être que 13 épisodes étaient trop courts pour faire quelque chose de plus abouti. Car tous les ingrédients étaient là pour avoir une très très grande série: du mystère, une ambiance très lourde, des personnages qui auraient pu être vraiment intéressants, un bon scénario, qui aurait pu être développé plus, et surtout une fin qui explique plus de choses. Parce que oui, la fin… je ne vais pas trop en parler mais… mais qu’est ce que c’est?…. J’ai bien une interprétation mais bon… quel dommage. Voilà, j’ai regardé les épisodes pratiquement d’une traite, j’étais dedans, captivé. Mais je finis déçu. J’attendais peut être trop de Kurozuka, c’est vraiment dommage.

Verdict:

Histoire/Scénario/Dialogue: 3/4
On aura beau dire tout ce qu’on veut, l’histoire est originale, et l’intrigue bien que ténue, sait garder ses secrets, ne les révelant qu’au compte-gouttes. On a envie de savoir la suite, et c’est bien là l’essentiel. Je garde quand même mes critiques concernant la fin.

Musique/Opening/Ending/Doublages: 1/2
Il est difficile de noter cette partie. Mis à part l’opening bien musclé que j’adore, la musique n’est pas inoubliable: les scènes d’action sont ponctuées de rythmes techno un peu pourri. Certes, ça donne un certain rythme, mais j’ai déjà vu bien mieux. Du coté doublages, même si j’adore le doubleur de Kuro, on ne peut pas dire qu’il puisse montrer ses talents dans cette série: il y a très peu de dialogues, et lorsqu’il y en a, Kuro ne montre que son coté inexpressif, en dehors de ses cris d’agonie. Et les persos secondaires, Karuta et Raï sont très corrects, par contre, du coté des méchants, c’est beaucoup trop caricatural.

Animation/Design/Character Design: 2,5/3
Oui, c’est très beau, et les effets graphiques sont réussis. Du coté de l’animation, le premier épisode est fantastique, par contre, par la suite, c’est mitigé. Les combats sont subtilement réalisés de telle sorte qu’on ne fasse pas attention à l’animation. Genre Naruto pour caricaturer, c’est à dire qu’on voit des plans sur un seul des combattants à la fois. Rien de dramatique, et ce n’est pas pour ça que j’ai retiré un demi point. C’est surtout pour l’inégalité du character design. La plupart du temps c’est très beau, mais j’ai l’impression que c’est baclé à d’autres moments.

Réalisation/Emotion: 4,5/5
C’est impeccable. Une fois lancé les épisodes, on ne peut plus lâcher. Les rebondissements de scénario sont nombreux, et placés aux bons moments.

Personnages: 1/3
Inutile de m’appesentir sur le sujet, j’ai déjà tout dit. Je donne un point, parce que les personnages sont quand même sympathiques.

Bonus: 1/3
Je décerne le bonus du design, parce que c’est quand même très beau, et les décors sont glauques à souhait.

 

Avis: ** Paprika (13,5/20) **

Classé dans : Paprika,[*Evaluations*],[*Films*] — immelman @ 18:19

Avis: ** Paprika (13,5/20) ** dans Paprika paprika05hy6paprika04vt6 dans [*Evaluations*]
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Team: B-G
Ca fait un an que je me disais qu’il fallait que je le vois celui là. Et c’est chose faite. Pour introduire le film, je dirais que c’est juste un immense WTF, pour reprendre l’expression américaine. C’est un film d’animation réalisé par Satoshi Kon et sorti il y a un peu plus d’un an au cinéma (même en France!). Je dois un immense respect à Satoshi Kon, un des seuls réalisateurs de film d’animation japonaise à s’être fait un nom en occident, avec Miyazaki. Il a réalisé aussi Tokyo Godfathers, film très léger sur un trio de SDF qui recueillent un bébé un soir de noël (une sorte de remake de l’histoire des rois mages), Millenium Actress (drame poignant sur une actrice japonaise à la poursuite de son amant disparu il y a des années), Perfect Blue (que je n’ai pas vu mais il parait qu’il est très bien), et surtout la série Paranoïa Agent, un des animés les plus bizarres qu’il m’ait été donné de voir (aussi l’un des meilleurs).  J’essaierai d’écrire un billet dessus quand j’aurais le temps. Bref Satoshi Kon, un grand monsieur, dont les productions sont toujours un régal pour les yeux, notamment le character design.

Paprika parle d’un groupe de scientifiques spécialisés dans la psychanalyse. Ils ont inventé le DC mini, une machine capable de visualiser les rêves des gens, et de pouvoir interférer avec eux. Conçus pour analyser les rêves et guérir des patients, le DC mini peut être utilisé à des fins malveillantes. Et c’est bien sûr ce qu’il se passe: trois prototypes sont dérobés, et comme par hasard, un des scientifiques à l’origine du projet disparait. C’est alors que s’en suit des incidents, provoqués par le DC mini, et la réalité devient à présent difficilement distinguable du rêve. Une des scientifiques, Atsuko, essaye alors de retrouver le coupable, et de réparer les incidents, aidée de ses collègues. Elle est spécialisée dans l’intéraction avec les rêves des patients, dans lesquels elle apparait sous l’apparence de Paprika, une jeune fille plutôt aimable.

Comme je le disais au dessus, à partir d’un certain moment du film, tout part en vrac. Comme on peut s’en douter avec ce genre de films basés sur le rêve et la réalité, il est facile de tromper le spectateur, en le faisant douter lui même. C’est même trop facile, Satoshi Kon tombe malheureusement dans le panneau. Ca lui permet d’enchainer les scènes, certes très belles et fantaisistes, mais du coup sans rationalité, ni beaucoup de cohérence. Le réalisateur se permet alors un peu tout et n’importe quoi, et ça devient une sorte de gros délire. Alors ça ne veut pas dire que je n’ai pas aimé Paprika, mais juste qu’on ressort du film en se disant: « mais what the fuck? C’était quoi le but de ce film? ». A la fin, je me suis posé, et j’ai réfléchi. Finalement, au bout de 2 minutes, j’ai trouvé une interprétation possible.
Bien sûr, tout le monde aura pensé à la critique des savants fous, qui crée des choses qui ne devraient pas être permis au niveau éthique (clonage entre autres). Mais au delà de ça, j’ai pensé que Satoshi Kon faisait tout simplement une critique de la psychanalyse, une science inventée plus ou moins par Freud, et qui n’est pas une science exacte. Plus précisément une critique de ce que faisait Freud, l’étude des rêves pour comprendre les angoisses ou psychoses des patients. Les rêves sont des pensées qui semblent de prime abord dénuée de raison, ou de logique. Puisqu’elles n’ont pas de logiques, au final, nous sommes obligés d’interpréter ces rêves, leur donner un sens, les ordonner. Et Nous, patients potentiels, nous nous en remettons complètement au professionalisme de ces médecins psychanalystes. Mais puisque les rêves ne sont que des interprétations, ces psychanalystes ne peuvent-ils pas nous persuader du sens de nos rêves, les manipuler à leur guise, et de ce fait nous manipuler? En mettant tout sur le compte de notre subconscient, ne peuvent-ils pas nous faire croire ce qu’ils veulent? C’est là que je pense que Satoshi Kon voulait nous mener: quelqu’un de malintentionné pourrait nous manipuler en manipulant nos rêves, en les retournant dans le sens qui l’arrange, comme dans le film. Il veut juste nous avertir de la dérive possible de la psychanalyse…..

……OU PAS ! Ben oui, ce n’est que mon interprétation, mais ma foi, j’en suis plutôt fier. Venons en au verdict:

-Histoire/scénario: 2,5/5
J’ai bien aimé, mais comme je l’ai expliqué, c’est un peu facile de masquer le manque d’explications par des scènes bizarres. Pourtant, ça partait d’une bonne idée. Peut être que je suis frustré parce que le film ne peut pas en raconter plus en 1h30. La note dans l’absolu n’est pas non plus mauvaise.

-Design/Animation: 5/5
Comme la majorité des productions actuelles de films d’animation, le tout est impeccable, et le dessin de Satoshi Kon est toujours aussi original que bon.

-Musique:  0,5/2
Ca, c’est juste mon oppinion personelle. La musique de Paprika a l’air d’être fait par le même compositeur que celle de Paranoïa Agent. En un mot bizarre, et même si le film lui même est bizarre, et bien là, c’est trop bizarre. De plus, on dirait que c’est toujours la même musique.

-Réalisation/Développement des personnages/émotions: 4,5/5
J’ai beau critiqué, sur le plan de la réalisation, il y a quand même une cohérence du tout, et les scènes de rêves sont superbes de fantaisie. Les personnages sont attachants, même si il n’y a pas beaucoup de temps pour les développer. Et Atsuko/Paprika est fantastique.

-Bonus: 1/3
Un petit bonus pour le character design de Satoshi Kon, et design de l’ensemble, surtoute dans les scènes de rêves, qui sont une explosion de couleurs.

15 février, 2009

Avis: ** RD Sennou Chosashitsu (14,5/20) **

Avis: ** RD Sennou Chosashitsu (14,5/20) ** dans Real Drive sennou Chosashitsu rdsc09ga3 rdsc01ia6 dans [*Animés finis*]

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Teams: Shinsen Subs, The Metal, Ureshii-Saizen

 

Voici ma première évaluation d’animé. Je viens de le finir aujourd’hui, bien que ça doit faire 2 mois qu’il est terminé. RD Sennou Chosashitsu (RD se lit Real Drive) est une des dernière production du studio Production IG, qui est je pense le meilleur studio du moment avec Madhouse. On leur doit les Ghost in the shell, Chevalier d’Eon, Seirei no Moribito etc.. autrement dit c’est pas des petits joueurs. Real Drive ne doit pas avoir eu beaucoup d’échos en France, vu qu’à ma connaissance, aucune fansub team n’a essayé de les traduire (j’ai pas vérifié, je peux me tromper). C’est pourtant passer à coté d’un très bon animé, pas mon préféré, mais tout de même très bon.

Real Drive  se passe dans un futur pas trop lointain, sur une ile artificielle, avec un climat quasi paradisiaque. Aoi Minamo, une jeune lycéenne, travaille en tant qu’aide soignante au près de personnes agées. Elle se lie rapidement d’amitié pour son patient attitré, Haru Masamishi, un vieil homme autrefois plongeur professionnel pour un centre de recherche sur la mer. Suite à un accident aussi tragique que mystérieux, il resta dans le coma pendant 50 ans. Il possède une androïde plutôt aimable du nom de Holon, qui est à son service en plus de Minamo. Le vieil Haru est triste, car dans son état il ne peut plus plonger dans cet océan qu’il aimait tant. Heureusement pour lui se présente une occasion inespérée. Son ancien chef et ami, le Professeur Kushima, lui propose de plonger à nouveau, mais dans une mer complètement différente: le Métal. Il s’agit en fait d’un réseau ressemblant énormément à internet, mais en beaucoup plus perfectionné, puisqu’on peut y accéder directement via son cerveau, et avoir une sorte d’existence parallèle à l’intérieur. Haru, aidé par Holon et Minamo, résoudra des enquètes sur commande à l’intérieur du Métal.
Voilà pour l’intrigue principale, sur laquelle se greffe de nombreuses autres histoires. Je n’ai pas parlé notamment du frère ainé de Minamo, Sota, l’assistant du professeur Kushima. Ce n’est pas seulement un cerveau, il sait aussi se battre avec les arts martiaux, il est plutôt doué. Il tombera amoureux de Holon l’androïde, ce qui lui pose de nombreux problèmes… bah oui, c’est un robot après tout.
Ah et petit détail, ne vous laissez pas avoir, après l’ending, il n’y a pas l’annonce de l’épisode d’après comme d’habitude, mais il y a souvent une scène importante pour l’intrigue. Je m’en suis rendu compte à l’épisode 20…

Passons au verdict:

-Histoire/Scénario: 3/4
On a ici affaire à une série originale.Le héros principal est un vieillard, c’est déjà inhabituel. L’histoire principale est excellente, même si elle ne concerne en gros que les 2 premiers épisodes, et les 4 derniers. Au niveau des histoires parallèles, elles sont plus ou moins intéressantes, et en dehors de l’histoire de Haru, les autres personnages n’ont pas vraiment vécu des choses extraordinaires. Le tout est assez lent, parfois un peu trop; assez souvent c’est fait exprès pour installer une atmosphère, ou mettre l’accent sur les émotions des personnages, d’autres fois, c’est juste qu’il ne se passe rien.

-Animation/Design: 3/3
Là par contre, je donne la note maximale. Le tout est très beau, les personnages sont tous très charismatiques (je regrette juste que Holon aie un peu trop ce look de secrétaire), surtout Sota, qui a la classe américaine, et ça, en permanence. Les scènes de combats, même si elles sont rares, sont extrêmement fluides et très agréables à regarder, et c’est un euphémisme. L’épisode 1 où Sota et Holon se battent pour la première fois est un petit bijou.

-Réalisation/émotions:3/5   Développement des personnages: 3/3
J’ai hésité à mettre 5, mais je préfère le garder sous le coude pour une prochaine évaluation. Tout l’intéret de l’animé est dans les personnages. 75% du temps, on approfondit les sentiments d’un personnages, ou son passé. Tout ceci est inclus dans les affaires qu’il résolvent; ils font des parallèles entre le présent et leurs expériences. Tous les personnages sont bien différents les uns des autres, et se complètent. Kushima est le cerveau, Sota est le gros bras de service, qui fait les investigations sur le terrain (comprendre aller tabasser les suspects pour leur faire cracher le morceau). Haru est le plongeur d’expérience, c’est lui qui par son histoire tragique ammène les moments de mélancolie, Minamo apporte les moments comiques et jovials, et Holon, apporte le coté charme, et est l’élément qui apporte les moments romantiques. Je citerai notamment l’épisode 6, qui a réussi à me tirer une larme.

-Musique/Opening Ending: 2/2
Rien à ajouter. La musique est parfaite, et renforce les moments d’émotion, ou supporte les combats. Bien que discrète, on la remarque quand même. L’ending est quelconque, l’opening est sympa, mais je vais pas baisser la note à cause d’eux.

-Bonus: 1/3
Real Drive récupère le bonus animation/Design. C’est le minimum que je pouvais faire, au moins pour récompenser les scènes de combat.

 

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