Immelman-imés

Les animés diffusés actuellement au Japon

17 février, 2009

Avis: ** Paprika (13,5/20) **

Classé dans : Paprika,[*Evaluations*],[*Films*] — immelman @ 18:19

Avis: ** Paprika (13,5/20) ** dans Paprika paprika05hy6paprika04vt6 dans [*Evaluations*]
paprika03hw5 dans [*Films*]paprika02fq5
paprika06wd1paprika01db5

Team: B-G
Ca fait un an que je me disais qu’il fallait que je le vois celui là. Et c’est chose faite. Pour introduire le film, je dirais que c’est juste un immense WTF, pour reprendre l’expression américaine. C’est un film d’animation réalisé par Satoshi Kon et sorti il y a un peu plus d’un an au cinéma (même en France!). Je dois un immense respect à Satoshi Kon, un des seuls réalisateurs de film d’animation japonaise à s’être fait un nom en occident, avec Miyazaki. Il a réalisé aussi Tokyo Godfathers, film très léger sur un trio de SDF qui recueillent un bébé un soir de noël (une sorte de remake de l’histoire des rois mages), Millenium Actress (drame poignant sur une actrice japonaise à la poursuite de son amant disparu il y a des années), Perfect Blue (que je n’ai pas vu mais il parait qu’il est très bien), et surtout la série Paranoïa Agent, un des animés les plus bizarres qu’il m’ait été donné de voir (aussi l’un des meilleurs).  J’essaierai d’écrire un billet dessus quand j’aurais le temps. Bref Satoshi Kon, un grand monsieur, dont les productions sont toujours un régal pour les yeux, notamment le character design.

Paprika parle d’un groupe de scientifiques spécialisés dans la psychanalyse. Ils ont inventé le DC mini, une machine capable de visualiser les rêves des gens, et de pouvoir interférer avec eux. Conçus pour analyser les rêves et guérir des patients, le DC mini peut être utilisé à des fins malveillantes. Et c’est bien sûr ce qu’il se passe: trois prototypes sont dérobés, et comme par hasard, un des scientifiques à l’origine du projet disparait. C’est alors que s’en suit des incidents, provoqués par le DC mini, et la réalité devient à présent difficilement distinguable du rêve. Une des scientifiques, Atsuko, essaye alors de retrouver le coupable, et de réparer les incidents, aidée de ses collègues. Elle est spécialisée dans l’intéraction avec les rêves des patients, dans lesquels elle apparait sous l’apparence de Paprika, une jeune fille plutôt aimable.

Comme je le disais au dessus, à partir d’un certain moment du film, tout part en vrac. Comme on peut s’en douter avec ce genre de films basés sur le rêve et la réalité, il est facile de tromper le spectateur, en le faisant douter lui même. C’est même trop facile, Satoshi Kon tombe malheureusement dans le panneau. Ca lui permet d’enchainer les scènes, certes très belles et fantaisistes, mais du coup sans rationalité, ni beaucoup de cohérence. Le réalisateur se permet alors un peu tout et n’importe quoi, et ça devient une sorte de gros délire. Alors ça ne veut pas dire que je n’ai pas aimé Paprika, mais juste qu’on ressort du film en se disant: « mais what the fuck? C’était quoi le but de ce film? ». A la fin, je me suis posé, et j’ai réfléchi. Finalement, au bout de 2 minutes, j’ai trouvé une interprétation possible.
Bien sûr, tout le monde aura pensé à la critique des savants fous, qui crée des choses qui ne devraient pas être permis au niveau éthique (clonage entre autres). Mais au delà de ça, j’ai pensé que Satoshi Kon faisait tout simplement une critique de la psychanalyse, une science inventée plus ou moins par Freud, et qui n’est pas une science exacte. Plus précisément une critique de ce que faisait Freud, l’étude des rêves pour comprendre les angoisses ou psychoses des patients. Les rêves sont des pensées qui semblent de prime abord dénuée de raison, ou de logique. Puisqu’elles n’ont pas de logiques, au final, nous sommes obligés d’interpréter ces rêves, leur donner un sens, les ordonner. Et Nous, patients potentiels, nous nous en remettons complètement au professionalisme de ces médecins psychanalystes. Mais puisque les rêves ne sont que des interprétations, ces psychanalystes ne peuvent-ils pas nous persuader du sens de nos rêves, les manipuler à leur guise, et de ce fait nous manipuler? En mettant tout sur le compte de notre subconscient, ne peuvent-ils pas nous faire croire ce qu’ils veulent? C’est là que je pense que Satoshi Kon voulait nous mener: quelqu’un de malintentionné pourrait nous manipuler en manipulant nos rêves, en les retournant dans le sens qui l’arrange, comme dans le film. Il veut juste nous avertir de la dérive possible de la psychanalyse…..

……OU PAS ! Ben oui, ce n’est que mon interprétation, mais ma foi, j’en suis plutôt fier. Venons en au verdict:

-Histoire/scénario: 2,5/5
J’ai bien aimé, mais comme je l’ai expliqué, c’est un peu facile de masquer le manque d’explications par des scènes bizarres. Pourtant, ça partait d’une bonne idée. Peut être que je suis frustré parce que le film ne peut pas en raconter plus en 1h30. La note dans l’absolu n’est pas non plus mauvaise.

-Design/Animation: 5/5
Comme la majorité des productions actuelles de films d’animation, le tout est impeccable, et le dessin de Satoshi Kon est toujours aussi original que bon.

-Musique:  0,5/2
Ca, c’est juste mon oppinion personelle. La musique de Paprika a l’air d’être fait par le même compositeur que celle de Paranoïa Agent. En un mot bizarre, et même si le film lui même est bizarre, et bien là, c’est trop bizarre. De plus, on dirait que c’est toujours la même musique.

-Réalisation/Développement des personnages/émotions: 4,5/5
J’ai beau critiqué, sur le plan de la réalisation, il y a quand même une cohérence du tout, et les scènes de rêves sont superbes de fantaisie. Les personnages sont attachants, même si il n’y a pas beaucoup de temps pour les développer. Et Atsuko/Paprika est fantastique.

-Bonus: 1/3
Un petit bonus pour le character design de Satoshi Kon, et design de l’ensemble, surtoute dans les scènes de rêves, qui sont une explosion de couleurs.

 

manga |
les jeunes acteurs célèbre |
DOCTEUR WHO |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Casting de Scrubs
| patitofeodtmc190
| jeffhardy59100