Immelman-imés

Les animés diffusés actuellement au Japon

6 octobre, 2011

Preview: Invasion! Squid Girl! S2 / Kimi to Boku / Chihayafuru

L’automne vient de commencer au Japon, on va voir de quel bois cette nouvelle saison se chauffe!

Invasion! Squid Girl! S2 (alias Shinryaku! Ika Musume!)

Preview: Invasion! Squid Girl! S2 / Kimi to Boku / Chihayafuru dans Chihayafuru shinryakuikamusumes2014shinryakuikamusumes2014 dans Kimi to Boku

J’avais bien aimé la première saison. Le défi pour le studio Diomeda était de réussir à continuer à faire rire pendant une douzaine d’épisodes supplémentaire. Je n’ai pas lu le manga, je ne peux pas donc prédire si cette suite va être aussi réussie que son début. A mon avis ça va être difficile: les personnages ne sont pas assez profonds pour leur permettre d’être la cible de gags originaux. Deux choix s’offrent au studio: réutiliser des gags de la première saison (Running gag), ou introduire de nouveaux personnages. Aucunes de ces deux perspectives ne me fait clairement espérer de bons épisodes. Ce premier épisode utilise les deux ficelles, et je l’ai d’ailleurs trouvé assez moyen. Ce n’est pas de bonne augure.

Kimi to Boku

kimitoboku1m dans Shinryaku! Ika Musume! S2kimitoboku2 dans [*Animés en cours*]

JC Staff redonne dans le tranche de vie, comme à la bonne époque de Honey & Clover. Ce premier épisode de KtB m’a laissé un peu sceptique, mais j’entrevois un potentiel dramatique. Il introduit les quatre premiers personnages principaux, des copains depuis l’école primaire, un quatuor formé de 2 frères jumeaux blasés (comme étaient Hikaru et Kaoru dans Host Club lorsqu’ils étaient plus jeunes), le garçon à lunette sérieux qui fait partie du conseil des élèves, et l’androgyne enjoué, le seul qui a l’air d’avoir un peu de joie de vivre. Je ne suis pas habitué à voir des personnages aussi blasés dans un animé, ça fait…. vraiment bizarre. On dirait que ce groupe de quatre est tout le temps au bord de l’engueulade, mais leurs liens sont assez profonds, et difficiles à comprendre pour le spectateur. C’est de là que vient mon scepticisme, je n’arrive pas bien à cerner les personnages. Et comme je l’ai dit, j’entrevois aussi du potentiel, car ce que je n’arrive pas à cerner maintenant sera sûrement expliqué plus tard, et il reste un cinquième personnage qui doit arriver, et qui va sans doute dynamiter un peu l’ambiance. Le character design est assez spécial, à cheval entre plusieurs styles, je n’accroche pas trop.

Chihayafuru

chihayafuru1 dans [*Preview*]chihayafuru2

Basé sur un roman qui a eu beaucoup de succès au Japon, Chihayafuru s’annonce comme un des séries « favorites » de cet automne. Ce premier épisode laisse entrevoir effectivement le meilleur, malgré un synopsis louche. Une fille raconte sa passion pour le jeu Karuta, un jeu de carte entre le memory et la crapette (c’est difficile de le décrire sans expliquer les règles); je pense qu’avec cette comparaison, on comprend bien la ringardise du jeu. Je ne sais pas encore si Chihayafuru va vraiment centrer son histoire sur le jeu, ou si elle va plutôt s’intéresser aux personnages à leur histoire comme l’avait très bien fait Shion no Ou avec le shogi en arrière plan (en France, le manga s’appelle King of Shogi). Ce premier épisode ne permet pas de le savoir, il est composé d’un tiers où l’on voit Chihaya l’héroïne retrouvant son vieux copain Taichi qui a de façon évidente le béguin pour elle, et les deux autres tiers qui racontent comment 4 ans plus tôt, elle et Taichi ont rencontré Wataya-kun, un fou de karuta. Le rythme de ce premier épisode est plutôt bon, le design global est bon, les personnages en ont sous le pied, c’est à dire qu’ils ont des choses à nous raconter. Bref, j’aime bien!

25 septembre, 2011

Avis: ** N°6 ** (11/20)

Classé dans : N°6,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 10:37

Avis: ** N°6 ** (11/20) dans N°6 n61krn62g dans [*Animés finis*]
n63o dans [*Evaluations*]n64e

J’avais repéré N°6 il y a à peu près un an sur les sites de lecture en ligne. J’essaie en général de lire le premier chapitre de toutes les nouvelles histoires qui sortent. N°6 m’avait pas mal accroché. La série en 9 volumes s’est terminée au Japon en Juin dernier. On peut donc penser que l’animé reste fidèle jusqu’à la fin au manga (je n’ai pas réussi à trouver la confirmation).

Le scénario de base est assez alléchant: Sion est un gamin surdoué choisi pour étudier avec l’élite de N°6, une ville futuriste quasiment utopique. Il a une très bonne amie, Safu, une mère prévenante, bref, l’avenir est radieux. Seulement au fond de lui, il se sent étouffé par cette ville où tout est décidé à l’avance. Une nuit, un fugitif fait irruption dans sa maison, et Sion décide de l’aider et de le soigner. Les autorités s’en rendront compte et bien que Nezumi, le jeune fugitif, soit arrivé à s’échapper, Sion et sa mère vont être destitués socialement. Il va se passer beaucoup de choses par la suite, on se rendra compte rapidement, l’utopie N°6 n’est qu’une façade, comme pour toutes les contre-utopies.

Voilà, les contre-utopies ont toujours donné lieu à des créations excellentes, et pourtant le genre est sous utilisé. Les références restent les mêmes pour moi: 1984 et Le Meilleur des Mondes. En japanimation, j’en trouve peu: Ergo Proxy, un soupçon dans Death Note, et puis c’est à peu près tout. Autant dire que N°6 a le champs libre pour se placer en référence du genre. Et comme je n’arrive pas à garder le suspense dans mes billets (de toute façon, la note est dans le titre), N°6 est une énorme déception, et ce pour 3 raisons:

  1. Au bout de 3 ou 4 épisodes plutôt bons voire très bons, N°6 va devenir secondaire. Sion a de grandes ambitions pour sortir la ville de ses travers, mais va passer son temps à nettoyer des chiens au lieu d’échafauder des plans concrets (environ de l’épisode 5 au 9).
  2. Le dernier épisode…. LOL!Rien que pour lui, ça vaut le coup (ou pas) de regarder la série. On y montre à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire pour conclure une histoire: une histoire qui s’emmêle les pinceaux, et qui reste dans le flou, parce que sans ce flou, on verrait qu’il n’y a rien, c’est juste un écran de fumée grossier; des choix incompréhensibles des personnages, et une résurrection absolument improbable et grotesque. Tout y est! C’est vraiment un grand moment WTF tel que j’en vois rarement. En résumé, une fin de merde.

En dehors de ces 3 points, tout n’est pas à jeter dans N°6. Le meilleur personnage est un personnage secondaire, le garde chien, les 4 ou 5 premiers épisodes sont bons, et l’épisode 10 (l’avant dernier) est très bon. C’est fou comme une fin désastreuse peut faire passer une série que je considérais comme sympathique, à une série de merde. Je dois être encore sous le choc. Malgré ça, je vais essayer de rester objectif (au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore décidé de la note).

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 2/4: Si le synopsis parait alléchant, et objectivement l’est, avec sa contre-utopie, la suite est faible, et je me demande si le manga n’a pas été arrêté prématurément. Cela expliquerai les nombreuses incohérences dans le scénario et les trous béants de rationalité. Les dialogues sont souvent cheesy, la faute à un Sion idéaliste, et à un Nezumi tsundere (et c’est un homme! mais il se travestit parfois).

Musique/Opening/Ending/Doublages: 1/2 : Rien d’exceptionnel, rien de mauvais. L’OP est très moyen, et l’ED je ne m’en souviens plus. La moyenne quoi.

Animation/Design/Character Design: 2,5/3 : Quand j’écris ces lignes au fil de la plume, je me dis qu’il va bien y avoir  un endroit où je vais bien noter. L’animation est quand même bonne, bien qu’inégale. La série est réalisée par le studio Bones, un studio qui prête une grande attention à ses visuels; c’est donc le minimum qu’on pouvait attendre de cette série. Le character design est correct, correct+, mais c’est la moindre des choses vu que la série compte 6 personnages en tout et pour tout (Sion, Nezumi, Dog Keeper, Safu, la mère de Sion, et l’informateur). Tout est laborieux dans cette série.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 3/5 :  Si la série s’arrêtait à l’épisode 10, j’aurais mis un 4, et si la fin avait été bonne, j’aurais peut être mis 4,5. Je mets donc 3, ce qui reflète bien la physionomie de la série: 5 épisodes bon, 4 moyens, 2 mauvais. La série et l’histoire manquent d’ambition, mais la faute au manga sans doute. Dans ce cas là, il fallait soit réécrire la fin, soit ne pas adapter ce manga.

Personnages: 1,5/3 : Sion est un sacré boulet, et Nezumi est plutôt cool. La tendance s’inverse au fur et à mesure, mais pas pour Sion, si vous voyez ce que je veux dire. Séparément, les personnages sont intéressants, mais quand ils intéragissent entre eux, cela donne lieu à des dialogues de merde, c’est le monde à l’envers. (le correcteur d’orthographe me signale une faute sur intéragissent, si quelqu’un connaît la réponse, je suis preneur). Les personnages secondaires sont plus intéressants que les principaux, et ça c’est mauvais signe.

Bonus: 1/3
Originalité: Une contre-utopie, c’était une bonne idée.

24 septembre, 2011

Best of Nichijou #1

Classé dans : Nichijou — immelman @ 16:30

Best of Nichijou #1 dans Nichijou capturekrm

Image de prévisualisation YouTube

A propos des Manhwas et des Webtoons

Classé dans : [*Divers*],[*Mangas en Cours*],[*Manhwa*] — immelman @ 14:10

Ca fait longtemps que je voulais parler des manhwas, les « mangas coréens » (pour ceux qui l’ignoraient le terme manga est réservé aux bandes dessinées japonaises, manhwa pour les coréens, et manhua pour les chinois). En ce qui concerne les manhua chinois, je ne connais quasiment rien: le seul artiste que je connais est Benjamin dont le style est reconnaissable d’entre 1000, et le manga The One, dont on pourrait dire qu’il s’agit du Skip Beat chinois, avec la mode comme sujet principal au lieu de la comédie. Je me souviens avoir acheté aussi un magnifique manhua sorti en France tout en couleur: le Pavillon de l’Aile Ouest paru chez l’éditeur Xiao Pan. Il s’agit d’un one shot très court, mais très joli. Je ferme cette grosse parenthèse sur le manhua.

Autant je peux citer un artiste chinois, autant je suis incapable de citer un artiste coréen (je n’ai pas la mémoire des noms). Pourtant j’ai lu un bon nombre de manhwas. Je n’essaie pas d’écrire un article documenté sur le manga coréen, je veux juste en parler et donner mon ressenti sur un genre qui prend énormément d’ampleur sur internet avec notamment ce qu’on appelle les Webtoons. Il s’agit de bandes dessinées créées pour être lu sur un ordinateur, et qui à ma connaissance ne sont pas imprimées et reliées. Ces histoires n’ont rien à voir avec les petites BD que l’on peut trouver sur certains blogs de dessinateurs amateurs; il s’agit ici de dessinateurs professionnels. Apparemment (je n’ai pas trouvé de sources et d’infos sûres), ces webtoons sont gratuits à la lecture, et sont mis en ligne par des sites coréens dont le plus connu est naver. Les profits sont engendrés par la publicité présente sur le site: un système dans l’air du temps, et assez intéressant pour les consommateurs. Il existe plusieurs site de traduction pour ces webtoons: webtoonlive , The Company , Easy Going Scans.  Ce genre n’existe pas qu’en Corée, puisque nous avons aussi nos Webtoons à nous Français avec Delitoon. Je reviendrai sur ces webtoons plus bas.

A propos des Manhwas et des Webtoons dans [*Divers*] akikochonchu9782750704124fs dans [*Mangas en Cours*]

Avant tout cela, les manhwas sont arrivés petit à petit en France. Même aujourd’hui, ils sont encore noyés par les mangas, et il est difficile pour le regard débutant de différencier l’un de l’autre. Un oeil aiguisé (comme le mien héhé!) peut faire la différence tout de suite: il y a un style graphique manhwa, différent de celui des mangas. C’est difficile à expliquer mais je dirai que le manhwa possède un dessin avec des formes plus rondes, est plus aéré (moins de dialogues et d’onomatopées), et a un style plus « propre », comme si le dessin était fait à l’ordinateur et non à la plume. Il s’agit d’un ressenti général, et bien évidemment il y aura toujours des exceptions. Pour ma part, les deux manhwas qui ont réussi à ouvrir la brèche en France sont Yureka (toujours en cours) et Chonchu (la série a été arrêtée). Yureka jouit sans doute d’un bon accueil vu qu’on a dépassé les 20 volumes, et que la série continue en France. Quant à Chonchu, l’auteur a laissé tomber son histoire pour travailler sur d’autres projets, dont Jackals (chez Ki-Oon, série en 7 volumes dispensable). Je n’ai lu de Chonchu que les premiers chapitres, et ça m’avait plutôt plu malgré un début assez lent. C’est donc l’éditeur Tokebi qui s’empare du marché des manhwas en France, au début.

Par la suite les coréens, comme les japonais vont inflitrer le milieu culturel occidental avec ses jeux vidéos: tous ces petits jeux coréens en ligne, tous ces Free 2 Play (comme Pangya! excellent jeu de golf) ou ses MMORPG comme Ragnarok Online (RO dont j’ai passé beaucoup de temps dessus) qui est d’ailleurs basé sur le manhwa sorti en France Ragnarok into the Abyss. Un animé (médiocre) est même sorti grâce au succès du jeu (c’est bien l’un des seuls animés japonais à s’inspirer d’une création coréenne). Le manhwa était très prometteur, avec ses scènes d’action très bien réalisées, ses dessins de plus en plus beaux, son histoire de plus en plus intéressante, ses filles de plus en plus en rondeur, jusqu’au 10ème volume… le dernier… l’auteur Lee Myung-jin  a arrêté son écriture pour se concentrer sur le jeu online, qui devait sans doute lui rapporter plus tout en fournissant moins de travail. Je me souviens de mon excitation après avoir acheté ce dixième volume et de son cliffhanger monstrueux de fin, et de voir quelques mois plus tard que la série s’arrêtait là… quel gâchis! Tous ces manhwas sont publiés chez Tokebi…

tragnarokv10p059copy dans [*Manhwa*]ragnarokintotheabyssvol

Jusqu’au jour où Tokebi disparaît suite à la faillite de SEEBD la maison mère. Le manhwa redevient alors à nouveau un marché à nouveau en friche. L’ancien éditeur en chef de Tokebi fonde alors Samji qui reprend les titres forts de Tokebi: Yureka, Demon King. Je suis étonné que les autres éditeurs ne se soient pas plus battus pour récupérer certains titres. Actuellement, le manhwa le plus connu est édité chez Ki-oon avec Kurokami (Black God en anglais), une série assez sympathique qui a eu droit aussi à son adaptation en animé (je viens d’y penser en l’écrivant!). Autre parenthèse, il faudra que je parle de Ki-oon un de ces jours, et de l’ascension fulgurante de cet éditeur. Pour finir cet historique, voici quelques titres coréens qui paraissent en France et que je recommande: Project Girlfriend (c’est vraiment con, mais c’est bon, Need a Girl en anglais), Kurokami bien sûr, et P.K (pour les amateurs de baston pure), Yureka, Space China Dress… et en fait c’est à peu près tout. Je me rends compte au final qu’il y a peu de manhwas reliés qui m’intéressent, et pourtant les couvertures en rayon sont souvent très aguicheuses; le dessin manhwa est assez uniforme (plus que dans les mangas!) mais très agréable (je ne connais pas de manhwa laid). Pour preuve, j’ai même acheté un manhwa uniquement pour sa couverture: Yegrina. Un seule tome de sorti pour l’instant, et un premier tome assez moyen au final; à voir pour la suite.

projectgirlfriend1clairkurokamiblackgodtome2
Je viens de parler des dessins, qu’en est-il des thèmes abordés? A peu de choses près, ce sont les mêmes que dans les mangas: des histoires d’amour et de cul à l’école, des histoires de voyous et de bastons. On retrouve mêmes les 3 grandes catégories shonen, shoujô et Seinen: on peut les traduire respectivement par sonyun, sunjeong et chungnyun. Je n’ai pas encore trouvé/lu de manhwas avec des harems; c’est l’une des plus grandes différences. En général, la parité hommes/femmes est respectée, et au lieu d’avoir 5 histoires avec le même gars et 5 filles différentes, on trouve plus souvent chez les coréens 5 histoires avec 4 ou 5 garçons et 4 ou 5 filles. Un bon point pour les Coréens! Par contre au niveau diversité, le manhwa reste quand même plus pauvre que le manga qui possède une sacrée chiée de titres, et les japonais font énormément d’efforts pour créer des histoires un peu plus complexes et originales. J’ai l’impression (et j’insiste bien là dessus, je ne possède aucune preuve) qu’il n’y a pas la même concurrence chez les manhwakas que chez les mangakas. Fatalement, il en découle que l’innovation n’est pas encore au centre des préoccupations des auteurs pour pouvoir s’imposer. Sans la concurrence et la pression énorme qui prennent place dans le Jump, aurait-on eu droit à la qualité actuelle des Naruto, One Piece, Gintama, Sket Dance, Death Note? La question est légitime, et la réponse est sans doute non. Un petit mot sur les shojos: il me reste encore à trouver (parmi les manhwas reliés) un shojo qui sorte du lot. Le seul que j’avais trouvé assez intéressant parlait d’un savant fou qui invente une machine qui échange l’esprit et les corps des personnes, et ainsi un lycéen et une lycéenne échange leur corps avec tout les problèmes que ça entraînent. Je ne me souviens plus du nom (et mangafox est en panne), je le rajouterai dans ce billet dès que je le retrouve. C’était loin d’être un très grand manga, mais on lui pardonne, car à moins de s’appeler Natsuki Takaya (Fruits Basket) ou Aï Yazawa (Nana), il est difficile de sublimer un shojô.

 

EN REVANCHE, nous avons les webtoons!! Eh oui! Parce que là par contre, la concurrence existe. Il suffit d’aller sur la page principale de Naver  pour se rendre compte que les titres se comptent par dizaines. Pour se faire reconnaître, il faut se démarquer des autres, et cette concurrence saine permet selon moi à une bonne dizaine de titres de devenir de très très bons manhwas. Je suis étonné de découvrir presque chaque jour une nouvelle série, avec une histoire originale! Alors certes, la qualité de ces webtoons est très variables: les auteurs ne travaillent que seuls ou à 2 et n’ont pas d’assistants comme les mangakas. Les dessins sont tous faits par ordinateurs, et les dates butoirs sont souvent très rapprochées (2 chapitres par semaine parfois). En contrepartie, tous les dessins sont en couleurs, donc  bon… On ne va pas se plaindre. Il me serait difficile de décrire un par un pourquoi tous ces titres sont bons, alors je vais me cantonner à quelques titres indispensables, et seulement citer les autres.

Tower of God

tctowerofgodch28feattowerofgod1671726

Il s’agit du webtoon que j’attends le plus chaque semaine. Il s’agit d’un shonen qui fait beaucoup penser à HunterXHunter: on en est au 64ème chapitre, depuis le début, l’histoire raconte comment le héros Baam cherche à retrouver son amie, partie pour grimper une tour dont les étages deviennent de plus en plus dangereux, mais dont ceux qui atteignent le sommet gagnent de fabuleuses récompenses. Pour avoir le droit de grimper, un test est organisé pour juger les combattants aptes ou pas à monter plus haut. C’est là qu’on retrouve ce fameux test qui fait penser à mon passage préféré d’HunterXHunter, avec au moins autant de personnages, et le « nen » remplacé ici par le « shinsoo ». Tower of God est indispensable à tous les amateurs de shonens et de seinens, et n’a rien à envier à la série de Yoshihiro Togashi.

Noblesse

noblessea

C’est à nouveau un shonen, avec une durée de publication plus longue: le 200ème chapitre a été dépassé.Si Tower of God est dans son ensemble ultra sérieux, Noblesse est à moitié comique, et à moitié sérieux. L’histoire n’est pas bien compliquée mais est difficile à raconter. Pour faire bref, il existe sur Terre des être quasi immortels qui existent depuis la nuit des temps, et qui sont doués de forces et de pouvoirs prodigieux. Les humains grâce à leur technologie sont devenus plus forts, et une organisation secrète a le pouvoir de modifier des humains pour les rendre surhumains. Un groupe de lycéens normaux va être malgré eux impliqués à la fois aux activités de cette organisation, et à la fois au réveil de l’un des êtres ancestraux mentionnés au dessus. Noblesse est très sympa à lire, et l’auteur arrive à terminer presque tous ses chapitres avec un cliffhanger. Certains chapitres sont indépendants, mais lorsqu’un arc de l’histoire commence, il est difficile de s’arrêter. Le manga est bien moins profond que ToG, et se concentre surtout sur les gags et la baston. Malgré tout, l’histoire garde constamment des éléments mystérieux sous le pied, et possèdent suffisamment de personnages pour en laisser certains de côté, pour pouvoir y revenir 20 chapitres plus tard.

Annarasumanara

annarafinal

Celui ci est vraiment très beau. Problème, l’auteur a refusé que l’on traduise au delà du 11ème chapitre. Malgré tout, ça ne coûte rien de lire le début qui raconte l’histoire d’une jolie lycéenne qui vit seule avec sa soeur, livrées à elles même. Elles survivent malgré leur extrême pauvreté, et les railleries des camarades de classe. Un jour, elle rencontre un prestidigitateur un peu bizarre… Annarasumanara est une expérience à lire, dont je ne me souviens pas qu’il existe un équivalent en manga (je ne sais pas si cette phrase est correcte ou si elle a un sens). J’espère vraiment que la suite sera accessible un jour pour les non-coréens!

 

Voici d’autres titres qui me plaisent: Kubera (Shonen Fantasy), My Heart is Beating (comédie, sport (waterpolo), parfois drame), Space (remake de la genèse de la bible), Nineteen Twenty-one  (courte comédie romantique), Nowhere Boy (comédie un peu grinçante), Orange Marmelade (comédie romantico-dramatique avec une vampire).

px95fnowhereboyl0
myheartisbeating2598359bi3p5u

Bien entendu, ils sont tous en anglais. Je n’ai pas trouvé d’équipe de scantrad française qui les propose.

spacevgkubera

 

 

23 septembre, 2011

Avis: ** Tiger and Bunny ** (17,5/20)

Classé dans : Tiger & Bunny,[*Divers*],[*Evaluations*] — immelman @ 15:35

Avis: ** Tiger and Bunny ** (17,5/20) dans Tiger & Bunny tab1atab2g dans [*Divers*]
tab3s dans [*Evaluations*]tab4s
tab5tab6x

Sunrise est encore capable de produire de très bonne séries (sans mécha), dont la dernière en date se nomme Tiger and Bunny. Cette série de 25 épisodes s’est terminée dans la semaine et fait partie de mes préférées de cette année. Dans une ville dépassée par la montée en force du crime, le maire et certains membres du conseil municipal ont monté une chaîne TV mettant en scène des super héros se battant contre les brigands et les criminels. C’est dans cette espèce de reality show à l’américaine que « travaillent » Wild Tiger, Blue Rose et d’autres super héros aux pouvoirs bien réels (force surhumaine, glace, feu, air, métamorphe, foudre). Ils ne sont pas appelés mutants, mais comme dans X-Men, seuls certains humains possèdent ces super pouvoirs. Ce sont les Next, et ils sont adulés par de nombreux fans de Hero TV, qui transforme ces héros en véritables machines marketting.

La série alterne épisodes indépendants et arcs d’histoire qui suivent un fil conducteur, ce qui donne  à TaB un bon rythme, et laisse toujours planer un suspense. Les personnages sont nombreux, mais l’histoire reste surtout concentrée sur les deux héros Wild Tiger et Barnaby (alias Bunny), qui sont obligés de former un duo pour raison marketting. Cela n’empêchera pas que tous les autres héros auront leur épisode qui leur seront consacré.

Il s’agit d’une série d’action comédie assez classique dans sa forme, mais extrêmement riche dans le fond; tous les personnages sont très bons, et apportent tous leur pierre à l’édifice d’une série vraiment très agréable à suivre. Le fait de pouvoir suivre les héros dans leurs interventions est une bonne chose, mais les voir se retrouver hors caméra, « dans le vestiaire », apporte un très gros plus à l’histoire: ils vont boire des coups ensemble, vont à l’école (leur identité réelle est inconnue du grand public)… Les passages un peu plus sérieux ne parjurent pas avec l’ambiance plutôt bon enfant; au contraire, ils cassent le rythme et permettent d’ajouter tension dramatique qui permet de rajouter de la profondeur à tous ses personnages. L’animation et la qualité graphique de l’ensemble est très bonne, et les scènes d’action sont assez bien réalisées.

Tiger est d’ores et déjà mon personnage préféré de l’année: il est vraiment très charismatique, et seule Blue Rose (qui contrôle la glace et qui va sûrement faire un malheur dans les prochains concours de cosplay) arrive à lui tenir tête au niveau capital sympathie.  La fin est assez prévisible, mais reste solide.  A mon plus grand bonheur, une deuxième saison a été annoncée.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 4/4: Assez original même si c’est inspiré d’X-Men. Mais comme j’aime X-Men, ça me plait. Le fait de rajouter toute cette histoire reality show est vraiment une idée excellente. Les passages comiques le sont, et les passages dramatiques le sont sans tomber trop dans le pathétique.

Musique/Opening/Ending/Doublages: 1,5/2 : Les musiques soulignent bien le coté épique des combats et collent bien. Les doublages sont bons surtout celui de Tiger. Celui de Bunny m’a moins convaincu. Les deux OP ne m’ont pas particulièrement scotché, mais ne sont pas mauvais. Ils utilisent un peu trop de CG, que malheureusement peu de studios savent utiliser.

Animation/Design/Character Design: 3/3 : Au niveau de l’animation, rien à redire, c’est beau, même si on sent parfois le manque de budget sur certaines scènes. Le character Design est excellent, et Sunrise nous offre là une sacré palette de personnages originaux et pittoresques. Les décors sont beaux, même si Sunrise a utilisé beaucoup de CG qui gâchent un peu l’ensemble, et le tout est très coloré.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 5/5 :  Je me suis éclaté du début à la fin, que cela soit grâce à l’histoire ou aux facéties des différents héros. Les quelques rebondissements font leur effet et orientent toujours l’histoire vers une voie passionnante.

Personnages: 3/3 : Tous les personnages sont excellents; les méchants et les gentils. Aucun n’est laissé de côté, malgré leur grand nombre. Tous les héros sont charismatiques sans exception.

Bonus: 1/3
Bonus Character Design

12345...34
 

manga |
les jeunes acteurs célèbre |
DOCTEUR WHO |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Casting de Scrubs
| patitofeodtmc190
| jeffhardy59100