Immelman-imés

Les animés diffusés actuellement au Japon

18 septembre, 2011

Avis: ** Steins;Gate ** (18/20)

Classé dans : Steins;Gate,[*Animés finis*],[*Evaluations*] — immelman @ 10:51

Avis: ** Steins;Gate ** (18/20) dans Steins;Gate steinsgate1steinsgate2 dans [*Animés finis*]
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Steins;Gate traite le sujet délicat du voyage dans le temps. Un thème qui est souvent utilisé, mais finalement qui n’est pas souvent le thème central d’une oeuvre. La plupart du temps, il ne s’agit que d’un artifice utilisé momentanément pour ajouter un peu de sel à l’histoire, ou dans un cas moins favorable, pour combler des scénarios défaillants, ou faire ressusciter un personnage mort un peu trop tôt. Au final,  je me souviens de deux ou trois films qui utilisent le voyage dans le temps comme idée de base: Retour vers le futur (les 3), Un Jour sans fin, Hors du temps et on peut considérer plus récemment que Source Code en fait partie (au passage, ce film a tout pompé à la vieille série Code Quantum, ou alors est-ce peut être un hommage). En règle générale, le sujet est souvent passionnant, malgré le fait que le paradoxe temporel est à chaque fois violé; certes, il l’est plus ou moins, mais finalement, on n’y prête pas attention une fois plongé dans l’univers. On y repense souvent à la fin, et à chaque fois, on retrouve les incohérences.

Bref, reparlons de Steins;Gate en lui même. Okabe Rintarou, surnommé Okarin par ses proches, et auto-proclamé Houyin Kyouma le savant fou, est un personnage atypique, pour ne pas dire parfois dérangé. Féru de science et d’inventions un peu folles, il traîne dans son appartement transformé en laboratoire avec Daru le hacker otaku, et Mayushi la potiche mignonne, et amie proche d’Okabe. Tout bascule lorsqu’à la suite d’une conférence sur les machines à voyager dans le temps, Okarin retrouve le corps inanimé et ensanglanté dans un couloir de Makise Kurisu, une génie précoce. Il reçoit alors un message étrange sur son téléphone portable, et BZZZIT, il se retrouve transporté dans le passé quelques jours plus tôt.

Je ne vais pas faire durer le suspense (dont la série est fortement pourvue), Steins;Gate est une réussite. L’histoire est très bonne, les personnages ont tous au moins deux épisodes qui leur sont consacrés pour les développer, le design global est très beau, avec des couleurs délavées, et un character design plus réussi que sur l’oeuvre originale (une visual novel comme Fate/stay night). On pourra reprocher à Steins;Gate son intérêt trop souligné pour le moe qui n’a pas vraiment sa place dans une série sérieuse. Malgré tout la série alterne au début les quelques épisodes un plus légers, avec quelques blagues, qui laissent place à partir de la deuxième moitié aux épisodes très sérieux, et parfois assez chargés émotionnellement. Le rythme est assez lent tout au long de la série, mais le suspense et les rebondissements permettent d’éviter l’ennui qui aurait pu s’installer. Les personnages sont tous un peu trop stéréotypés (moe, tsundere, otaku, la fille à lunette, la timide, on a toute la panoplie), c’est ce qui empêchera à cette série d’avoir une note parfaite. Mention spéciale aux doubleurs de Okarin et de Kurisu, très bons.

 

Histoire/Scénario/Dialogue: 4/4: C’est le gros point fort de la série.

Musique/Opening/Ending/Doublages: 2/2 : L’OP est très bon, les doublages alternent le bon et le moins bon, et les musiques sont bonnes. Les prestation de Okarin et de Kurisu rattrapent celles des autres personnages (ça colle aux personnages, mais c’est parfois horripilant).

Animation/Design/Character Design: 2,5/3 : L’animation pêche un peu sur certains épisodes. On sent que certains épisodes ont été privilégiés par rapport à d’autres. Le budget ne devait pas être énorme, mais le studio Feel a fait du bon boulot en compensant les carences par un très bon design général.

Réalisation/Emotion/Ressenti: 4,5/5 : Je pénalise la première moitié de la série, qui certes est indispensable pour la suite, mais qui malgré tout est bien moins intéressante. Comme pour les doublages, la note est compensée par la superbe deuxième moitié.

Personnages: 2/3 : Le point faible de la série. En fait, tous les personnages sont à moitié bons. Ils sont tous assez agaçants en apparence, jusqu’à ce que ce vienne leurs deux épisodes de gloire. Ils prennent alors de la profondeur, et deviennent intéressants. On leur pardonne alors leur prestations de la première moitié.

Bonus: 3/3
Bonus OP/Musique: la musique est discrète, mais quand on y prête attention, on s’aperçoit qu’elle est bonne.
Bonus Histoire
Bonus p’tite larme: l’épisode 22 ne laissera personne indifférent, croyez moi.

 

13 septembre, 2011

Automne 2011: une relève compliquée

Classé dans : [*Divers*],[*Preview*] — immelman @ 14:45

La saison été 2011 se termine, et j’ai envie de dire, pas trop tôt! Dans l’ensemble, les meilleures séries actuellement diffusées sont celles qui ont commencé au printemps (super saison, pour la météo comme pour les animés). Je dis bien dans l’ensemble car il y a Mawaru Penguindrum en ce moment, et ça déboite!  Les très bonnes séries du printemps se terminent donc, et très peu de séries d’été ont plus de 13 épisodes, et vont donc bientôt s’arrêter. L’automne arrive et va remplacer pratiquement tous les shows actuels. Il va falloir relever au pied levé les Mawaru Penguindrum, Tiger & Bunny et autres Steins Gate!Je ne vais présenter toutes les nouvelles séries une à une, je vais plutôt parler de celles qui m’inspirent le plus, et en lesquelles je place de l’espoir.

Commençons par les suites, remakes ou préquelles: (j’ai ajouté en lien les trailers lorsqu’il y en a)

Working’!!

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Le premier épisode a eu droit à une prédiffusion. J’ai plutôt aimé la première saison, et je suis aussi curieux de voir comment la relation entre Inami l’androphobe et Takanashi va évoluer. Par contre au vu de cet épisode, j’ai peur qu’elle n’arrive pas à se renouveler assez. Les gags sont les mêmes, voire les mêmes en moins bien, comme si cet épisode était un épisode récapitulatif. Au cas où on aurait oublié qui sont les personnages. Du coup, je n’ai pas souri une seule fois, et je me suis plutôt ennuyé. Dommage, parce que la qualité graphique et l’animation sont assez séduisantes pour une série de ce genre.

Shinryaku?! Ika Musume

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J’ai l’impression de parler des mêmes séries que dans mon billet précédent. La suite des aventures d’Ika Musume, la fille poulpe littéralement. Comme pour toutes les comédies, tout est question de nouvellement de gags (le contraire du premier épisode de Working). J’attends le retour d’Ika Musume avec autant d’impatience que d’appréhension, mais dans tous les cas, je vais les regarder. Au passage, je ne comprends pas cette nouvelle mode des studios japonais à changer les signes de ponctuation dans les titres pour signifier une suite. Ainsi, après Shinryaku! Ika Musume!, on a Shinryaku?! Ika Musume!. C’était le cas avec Himawari!, puis Himawari!! (même chose pour K-On si je me souviens bien aussi), et la palme du ridicule reviens à Working, avec Working!! qui se transforme en Working’!!  

Fate/Zero

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Fate/Stay Night était une série qui avait provoqué beaucoup d’engouements à l’époque. La raison principale est évidente: l’univers de la visual novel, la guerre du Graal développés sont vraiment intéressants. Et en plus, de voir des héros mythologiques ou réels venu de tous les âges s’affronter entre eux, c’était tout simplement jouissif, et ce malgré un animé mettant énormément de temps à démarrer (Je déconseille le film au passage que j’ai trouvé abominable). Le character design est aussi une force de cette série, et avait donné lieu à la création de personnages vraiment classes, comme Tohsaka Rin et Archer. Fate/Zero est une préquelle de Fate/Stay Night, et explique les évênements qui ont eu lieu 15 ans avant, lors de la précédente quête du Graal. On en apprendra un peu plus sur le père de Shirou. Cela s’annonce comme une valeur sure de la prochaine saison: le visionnage de Fate/Stay Night ne devrait pas être obligatoire avant de profiter de cette préquelle.

Last Exile: Fam, the Silver Wing

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Rien que l’évocation des mots Last Exile provoque chez moi une joie incommensurable (voire plus). Il s’agit d’une de mes séries préférées, dont le design est assurée par mon dessinateur préféré, Murata Range. Ce nouveau Last Exile est mystérieux. Je ne sais pas s’il s’agit d’un reboot de la série, ou d’une suite; apparemment Clause et Lavie, le duo de la première série ne devrait pas apparaître, mais on devrait revoir tout de même certains personnages. Le réalisateur est le même, et il s’agit de celui qui a fait pas mal de mes séries préférées chez Gonzo (qui au passage signe vraiment son retour); parmi elles, les Tower of Druaga. Ce Last Exile: Pam the Silver Wing s’annonce comme la meilleure prochaine série, et sera en compétition pour le titre de série de l’année.

Bakuman 2

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La suite de Bakuman, l’adaptation du manga écrit par le duo de Death Note, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata. Puisque je suis le manga, je peux vous dire que les choses sérieuses continuent. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sans spoiler. Ceux qui ont vu la première saison voudront sans doute voir cette suite. Pour ceux qui n’ont pas commencé, je leur conseille d’acheter le manga à la place de l’animé, ou au moins d’essayer de le lire. Attention, lire un Bakuman prend du temps et de la concentration, car il y a beaucoup de texte.

Hunter x Hunter

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Parfait, je n’en demandais pas tant. Je n’ai pas vu la série qui date de 2001 d’Hunter x Hunter. Je vais pouvoir rattraper ça en regardant ce remake, en espérant qu’on aura les mêmes améliorations que pour Full Metal Alchemist. Je pense qu’il est inutile de présenter le manga et l’animé, et pour ceux qui ne connaîtraient pas, sachez qu’il s’agit d’un très bon shonen issu du Jump, du même auteur que Yuyu Hakusho, et qui a eu quelques problèmes de publication il y a un an ou 2 (l’auteur aurait eu une dépression). On suit Gon un jeune garçon force de la nature, qui se met à la recherche de son père, un Hunter extrêmement renommé parti il y a des années. Les hunters sont des mercenaires officiels, qui obtiennent leur titre à la suite d’un examen physique et mental très exigeant. Gon va prendre part à cet examen pour devenir Hunter et obtenir des indices sur son père. L’animé devrait comporter beaucoup d’épisodes (plus de 45) mais sans doute moins (heureusement) qu’un Naruto ou Bleach ou One Piece. Pour ceux qui comme moi n’ont pas vu le premier animé, il faudra se jeter sur celui ci.

 

Puis les nouvelles séries:

 

C3- Cube x Cursed x Curious

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« Un jour, un lycéen reçoit un colis encombrant à son appartement, envoyé par son père voyageant à l’étranger. Il s’agit d’un cube très lourd, et très mystérieux. Il contient une fille nue, fan de crackers, et se dit sou l’emprise d’une malédiction. Le garçon et la fille vont tenter ensemble de la lever »
J’ai lu il y a longtemps les premiers chapitres du manga, et ça ne m’avais pas franchement emballé. « Banal » est l’adjectif qui correspond à cette histoire remplié de fanservice, et de situations cocasses vues et archi revues. Alors pour quelle raison est-ce-que j’en parle? Pour l’unique raison que le studio Silver Link s’occupe de son adaptation, soit la même équipe que les Baka Test, avec le même réalisateur, qui a baroudé chez Shaft. On peut donc s’attendre à une réalisation réussie, en espérant juste que cela suffira pour rendre C3 une série divertissante. Je n’en demande pas plus.

Phi Brain: Kami no Puzzle

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« Kaito est un fan d’énigmes et de puzzles. Ca tombe bien puisque l’école dans laquelle il vient d’arriver possède un célèbre puzzle réputé pour sa difficulté le « Phi Brain ». Avec l’aide de Nonoha son amie d’enfance, ils vont s’attaquer à ce challenge relevé. »J’aime bien les dessins, l’histoire est originale, et quand Sunrise ne fait pas d’animés de méchas, c’est souvent pas mal. A surveiller.

Kimi to Boku

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« L’histoire de quatre potes lycéens et d’un nouvel élève étranger qui vient d’arriver, qui rejoint leur groupe. »
Voici la prochaine comédie signée JC Staff. Je n’ai pas lu le manga, il va m’être difficile d’en parler plus; tout ce que je peux dire, c’est que ça sent bon. Le style ressemble à celui de Natsume Yuujinchou, ça doit être pour ça que je ressens des bonnes ondes. En plus de ça, JC Staff sait réussir ce genre de comédie; dois-je vous rappeler Toradora, Lovely Complex, Honey & Clover?

Chihayafuru

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« Chikaya Ayase est la soeur d’une mannequin qui a réussi sa carrière. Elle aussi veut se donner à fond dans quelque chose. Elle découvre alors par le biais d’un copain, le monde merveilleux du Karuta, un jeu de cartes japonais… »
Raconté comme ça, le synopsis ne fait pas rêver. Mais le shojo dont est tiré cette adaptation a reçu beaucoup d’éloges et a été récompensé. Madhouse qui réalise un Shojo, ça me fait rêver. En ce qui concerne le Karuta, et bien même si ça n’a pas l’air transcendant, n’oublions pas ce que les japonais sont capables de faire avec des histoires de go (Hikaru no go), de shogi (Shion no Ou, ou King of Shogi en français), mahjong (Akagi).

Ben-To

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« Comédie à propos d’un lycéen qui découvre le monde dur et cruel du shopping de bento (repas en boîte préparé) en promotion »
C’est le genre de série qu’on pourrait laisser tomber immédiatement après avoir lu le synopsis. Je n’y aurais sans doute pas prêté beaucoup d’importance si je n’avais pu vu quel est le studio qui réalise cette série. David Production! Les créateurs de Armed Librarians (2009), et Level E (2011), soit 2 des meilleures séries crées depuis 3 ans. Ces gars là sont assez énormes, un peu comme manglobe à leur début. David Productions s’attaque encore à un nouveau genre, la comédie burleque, un genre assez périlleux car très représenté en ce moment.

Mirai Nikki

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« Mirai Nikki raconte le combat à mort que se livrent 12 personnes, toutes équipées d’un journal capable de prévoir certains éléments du futur. Parmi les participants de ce jeu mortel, Yukiteru va s’allier à Yuno, une autre détentrice d’un journal, folle amoureuse de lui, et surtout folle tout court. »
Je suis étonné que Mirai Nikki n’ai pas été adapté plus tôt, et par un plus gros studio. A part Minami-Ke (qui s’en souvient), Kiddy grade (??) et Ga Rei Zero, le studio asread n’a été qu’un studio sous traitant parmi tant d’autres. J’espère que l’animé ne sera pas bâclé, car il faut rendre justice au manga, un shonen original comme il est rare d’en voir, à la limite du seinen (comme Death Note). Le scénario est rempli de bonnes idées, et si vous voulez en savoir plus, achetez le manga, il en vaut la peine.

Guilty Crown

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« En 2029, alors que le monde est gouverné par une multinationale, Shu, 17 ans, rencontre Inori, une rebelle appartenant à un groupe résistant qui utilise des méchas pour lutter contre le régime oppresseur. Shu n’est pas en reste puisqu’il possède le « pouvoir des rois », une habilité lui permettant de générer des armes ou objets des corps des personnes. Mais risquera-t-il sa vie pour autant? »
On n’entend pas beaucoup parler de production IG en ce moment. Pourtant ils continuent de sortir de très bonnes séries toutes les saisons (Usagi Drop pour ne citer que la dernière). J’adore les séries d’anticipation, car elles permettent souvent d’amener des idées originales. Les univers ainsi créés se suffisent souvent à eux même tant leur design et leur contexte politiques sont intéressants. Le synopsis de ce Guilty Crown n’est pas sans faire penser Code Geass, et ce n’est pas pour me déplaire!

Ad Lib Anime Kenkyushou

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On en sait très peu sur ce projet. La seule chose que l’on sait, c’est que les deux doubleuses Katou Emiri et Fukuhara Kaori y participent. C’est un animé conceptuel dans lequel ces deux doubleuses vont créer elle-même le script et enregistrer les voix, avec un invité différent chaque semaine. Le studio (dont je ne connais pas l’identité) en charge de l’animation devra adapter ce script et ces dialogues chaque semaine. Tout cela à l’arrache. Inutile donc de s’attendre à une animation ultra chiadée, et à un scénario profond, si tenté qu’il y en ai un. Honnêtement, je pense que ça sera nul, mais l’initiative est sympa, et méritait sa place dans mon billet.

UN-GO
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Encore une histoire de détective réalisé par le studio Bones. Je dis encore, car ils viennent de réaliser Gosick, qui en est une. Les différentes enquêtes sont tirées d’histoires écrites par Sakaguchi Ango, celui à qui on doit le deuxième arc de Aoi Bungaku (In the forest, under cherries on full bloom), un écrivain des années 50-60. L’univers de UN-GO sera transposée dans un futur proche.
Je n’ai pas trouvé Gosick mauvais, mais pour moi, ça n’est pas non plus un must. Malgré ses qualités, cette série raconte mal ses passages de détectives, je lui préfère ses passages de comédie romantique. Le trailer de UN-GO laisse présager tout de même un univers original, reste à voir si la narration sera meilleure que dans Gosick.

12 septembre, 2011

2010: une année très moyenne

Pour mon premier nouveau billet, quoi de mieux que de revenir sur l’année pendant laquelle je m’étais tu. Comme l’indique le titre, 2010 a été une mauvaise année (ce qui n’est pas le cas de 2011!).

J’ai même l’impression que les qualités de production ont atteint une sorte de plafond: les dessins et animations sont très bons, mais depuis 2009, les studios ont du mal à élever leur niveau technique. JC Staff, les créateurs des Toradora, A certain magical Index et A certain scientific Railgun (vous m’épargnerez les noms en VO imbitables pour les non pratiquants), qui étaient arrivés à imposer une patte graphique impressionnante, à base de colorisation légèrement pastel et une animation de grande qualité, finalement enchaînent les séries avec la même matrice. Ce n’est pas désagréable du tout, mais c’est un signe qu’ils ont du mal à évoluer. Pour cacher cette incapacité à augmenter la qualité, les réalisateurs ont tendance à opter depuis deux ans à un changement radical de style graphique; d’un point de vue de gamer, il s’agit à peu près de la même technique qui consiste à utiliser le Cell Shading ou des graphismes enfantins sur la wii pour produire des jeux intéressants visuellement, en contournant ainsi les limites techniques de la machine. Madhouse avec Katanagatari, Production IG avec Hourou Musuko et plus récemment Usagi Drop, Gainax avec Hanamaru Youchien etc…
Cela étant dit, cette nouvelle tendance ne me déplaît pas du tout; il s’agit uniquement d’un constat que j’ai pu faire.

Pour en revenir à notre année 2010, parmi le flot d’animés moyens et mauvais, j’ai quand même retenu quelques pépites comme on en trouve tous les ans heureusement. Ce que j’ai retenu de cette année, c’est le retour en grande pompe des comédies, des vraies! qui m’ont fait rire! Alors que les années précédentes étaient remplies de séries tranche-de-vie moe et de shonens, il faut compter maintenant avec les comédies bien débiles, dans le bon sens du terme (et moe aussi mais bon…). Il est aussi intéressant de remarquer (mais ça, ça dure depuis 2009) qu’il y a de plus en plus de suites sur les « blockbusters ». Vu la conjoncture économique, il faudra faire avec, mais dans l’ensemble, ce sont des suites qui apportent quelque chose.

Voilà donc les séries qui ont marqué 2010, avec en premier les suites pour les fans ou les séries mineures, puis ensuite les animés que j’ai aimés ou qui ont fait le buzz, et enfin, ma sélection des 10 de 2010 qui sortent du lot.

Parce qu’il fallait en parler

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Pour les fans de Black Butler (alias Kuroshitsuji), on a eu droit à la deuxième saison qui paraît-il est de qualité. Je n’ai vu ni la première ni cette deuxième saison, je ne pourrais pas en parler plus.
Après la crise qu’a connu le studio Gonzo, plus personne ne croyait à une suite d’une de leur dernière série Strike Witches (qui était pas trop mal, et qui avait eu du succès pourtant). C’est AIC, les anciens meilleurs copains de Gonzo qui décident de reprendre le flambeau, et qui nous pond cette deuxième saison que je n’ai toujours pas regardée.
J’ai pas contre vu la deuxième saison de Letter Bee, nommée Letter Bee: Reverse (Tegami Bachi). Je fais la collection du manga, et je n’ai pas été déçu non plus par l’adaptation. L’animé diverge du manga et propose sa propre fin, classique mais bonne. Je recommande le manga plutôt que la série, uniquement pour le rythme lent qui sied mieux au manga. Pour les allergiques du papier, la série reste très bonne.

Je me suis coltiné avec un peu plus de mal, la licence phare du studio JC Staff: To Aru Majutsu no Index, première et deuxième saison. Dans l’ensemble, c’est laborieux. Elles sont formées de plusieurs arcs d’histoire dont l’intérêt est très inégal selon chacun. Touma le héros est plutôt sympathique comme la majeure partie des personnages secondaires. Par contre Index est insoutenable, et on se demande parfois (tout le temps?) qui devrait être la vraie héroïne entre elle et Misaka Mikoto (alias Railgun). Les To Aru Kagaku no Railgun (histoire parallèle aux Index) sont meilleurs, mais au final, pourquoi pas… Cette série pourra en séduire certains: combats plutôt classes, bonne animation, bon character design. En fait les seuls vrais problèmes sont l’héroïne et l’histoire qui ne m’a pas du tout intéressé.

Ceux qui ont aimé la première saison de Sora no Otoshimono aimeront la deuxième (Sora no Otoshimono forte). C’est le même genre: un héros débile et pervers qui peut devenir tout petit comme dans le collège fou fou fou, qui dispose de la puissance infinie d’une androïde pour entreprendre ses plans érotiques. Avec en plus deux ou trois épisodes plus sérieux, c’est une bonne petite série, un peu moins bien que la première saison selon moi, malgré les contours d’une histoire qui semble intéressante et qui pourrait se profiler en une troisième saison.

Adapté d’un manga du Jump (le célèbre magazine japonais qui publie Naruto, Bleach et One Piece, qui a publié Death Note, Eyeshield 21, et Dragon Ball…), Nurarihyon no Mago raconte l’histoire d’un collégien mi humain mi démon, petit fils du leader d’un clan de démons puissant. Il doit partager sa vie entre ses responsabilités dans le clan et sa vie collégienne. C’est pas mal, voire à certains moments très bon. C’est un shonen qui manque un tout petit peu de rythme à mon goût. La deuxième saison est actuellement diffusée, et peut être bien que je vais m’y remettre sérieusement, ne serait-ce que pour la voix d’Aya Hirano (Haruhi Suzumiya) qui signe malheureusement un de ses derniers rôles de doubleuses. En France, la manga est publié sous le nom: Nura, le seigneur des Youkaïs. Je ne les ai pas lu.
C’est une série du studio Bones (Full Metal Alchemist, Xam’d, Soul Eater), donc évidemment les attentes sont énormes. C’est Star Driver. Comme à leur habitude, c’est super beau, alors par contre j’ai pas du tout aimé l’histoire et la réalisation. Il parait que ça ressemble à Utena (que je n’ai pas vu), avec des combats de méchas à la place des duels à l’épée. Je pense qu’il y aura des gens qui aimeront, je n’en fais pas partie. Ca fait deux déceptions d’affilé avec Hero Man pour le studio Bones.

Pour finir avec cette rubrique, 2010 marque aussi la fin de K-on de Kyoto Animation, avec sa deuxième et dernière saison. Ceux qui ont aimé la première saison aimeront sans doute celle là, les autres pourront passer leur chemin. Pour ceux qui ne connaissaient pas, cette série suit 4 puis 5 lycéennes qui montent un club de rock. Elle s’amusent, mangent des gâteaux, s’entraînent etc… J’ai rien contre cette série, que j’ai trouvé sympa au début, puis assez ennuyeuse par la suite.

Les bonnes petites séries, ou celles qui ont fait parler d’elles

Hanamaru Youchien

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Décidément Gainax arrive toujours à surprendre en changeant de genre pour toutes ses séries. Cette fois ci, c’est un surfant sur la vague du moe, et en s’appropriant le style graphique séduisant de JC Staff, qu’ils délivrent sans prise de risque ce Hanamaru Kindergarten. On prend un jeune instituteur qui tombe amoureux de sa collègue, on lui met des enfants mignons en bas âge qui font ce que font tous les enfants de leur âge: emmerder tendrement l’instit’, et voilà! On obtient une série légère, mais soignée, avec un humour qui fait mouche, et une bonne couche de moe pour enrober le tout et plaire au plus grand nombre. Une série certes un peu consensuelle, mais réalisée avec justesse sans en rajouter.

Baka Test To Shojanku

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Voilà une des comédies dont je parlais plus haut. C’est une comédie dans un lycée, avec des classes, dont le niveau scolaire est bien délimité, s’affrontent à travers des luttes de petits avatars. Ce côté combat ne représente qu’une petite partie de l’histoire, qui préfère se concentrer surtout sur les élèves de la classe F, de plus bas niveau, la classe des cancres. Le casting n’est pas très original pour un manga, mais l’alchimie fonctionne: l’idiot, son copain un peu moins idiot et chef de la classe, la surdouée mais tête en l’air, la tsundere, le mec que tout le monde traite comme une fille, le photographe hacker pervers. Cette série est complètement conne, et c’est bien pour ça que je l’aime.

Working!

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Voilà une autre comédie que j’ai bien aimée dont la seconde saison va bientôt être diffusée. Tirée d’un manga 4-coma (suite d’histoires courtes racontées en 4 cases), les gags s’enchaînent bien et comme Baka Test, c’est le casting de personnage atypique qui fait la différence. On suit le travail des employés dans un restaurant familial japonais parmi lesquels on trouve: le nouveau fan absolu de tout ce qui est petit est mignon, son aînée de 2 ans qui en fait 5 de moins mentalement, la fille timide et androphobe qui frappe tous les hommes qui s’approchent trop près d’elle, la manager ancienne yankee, le cuistot maitre chanteur etc… Au final, treize épisodes qui passent assez vite. J’attends la deuxième saison, dont le premier épisode a été diffusé, et qui m’a fait très mauvaise impression (toujours les mêmes gags).

Arakawa Under The Bridge (Saison 1 et 2)

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Encore une comédie pour continuer, et celle ci est signée du studio très (trop) prolifique Shaft. Qui plus est, c’est le réalisateur de Bakemonogatari qui réalise cette nouvelle série, Akiyuki Shinbo. C’est aussi tiré d’un manga, qui est encore plus barré que les 2 précédentes comédies. Dans cette série, tous les personnages (il y en a beaucoup) sont tous anormaux, et pourraient être tous échappés d’asile. Ils vivent au bord de la rivière Arakawa sous un pont, on suit leur pérégrinations, leurs coutumes toutes plus bizarres les unes que les autres. Tout cela est servi avec une histoire d’amour en fil rouge entre le héros, fils d’un multi-millionaire venu vivre au bord de la rivière pour cette fille qui l’a sauvé de la noyade, et qui se prétend venir de Venus. Je l’ai trouvée drôle, mais attention pour les non initiés à l’humour japonais: il s’agit de l’humour japonais complètement absurde, certains pourront ne pas y être sensibles. Même pour les ceux qui y sont habitués, la série est inégale: il y a beaucoup de gags, et certains tombent à plat, avec une proportion d’un sur 4 à peu près. Point fort: les doublages sont hilarants, avec la présence notamment de mon doubleur masculin préféré, T. Sugita, le doubleur de Kyon dans la Mélancholie d’Haruhi Suzumiya.

Senko no Night Raid

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Malgré un opening de grande classe, une direction et réalisation de très bonne facture, SnNR n’est pas un franc succès. Je lui reprocherais la même chose qu’à Mouryou no Hako, c’est à dire qu’elle s’épand sur de trop nombreux détails, qui sont censés étoffer l’histoire et le background historique, mais qui nous sont débités à une telle vitesse qu’on n’y comprend rien. Pour l’histoire, il s’agit d’une brigade secrète de quelques japonais doués de pouvoirs psychiques (télépathe, arrête momentané du temps…) qui enquête en Chine en territoire japonais dans les années 20 ou 30, sur un groupe terroriste indépendantiste chinois. A cause du problème évoqué plus haut, SnNR ne gardera le statut que de bonne petite série au lieu de très bonne série.

House of Five Leaves (Saraiya Goyou)

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« Sign of loooove! Show me youuur souuuul! » De même que SnNR, l’opening est très classe. Tiré d’un manga, qui est publié en France sous le nom de Goyô, c’est l’histoire d’un ronin timide (samouraï errant sans employeur) qui rencontre un charismatique brigand et qui décide de se joindre à son association de 5 malfaiteurs, the Five Leaves. Ils gagnent leur argent en kidnappant des enfants de familles riches mais mal réputées pour extorquer l’argent des rançons. Le style graphique est déroutant (comme celui du manga), avec des personnages avec des yeux énormes, mais on s’y fait assez rapidement. Le rythme est trèèèèès lent, et il ne se passe pas grand chose. Notre héros samouraï va au fur et à mesure de l’histoire apprendre l’histoire de ce groupe de kidnappeurs au grand coeur; c’est le point principal de cette série d’une douzaine d’épisodes. Cela aurait pu être une des 10 séries de 2010, pas de défaut majeur, à part peut être que j’aurais aimé peut être voir plus de combat: c’est assez frustrant de voir un héros balaise, et de ne jamais le voir se battre!

The Tatami Galaxy (Yojōhan Shinwa Taikei)

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C’est une série OVNI. Je n’ai pas du tout accroché à cette série totalement décousue, et qui a dû être un calvaire à sous-titrer, tellement le héros narrateur parle très vite, et surtout tout le temps. L’histoire est incohérente, chaque épisode est une sorte d’histoire alternative, avec les mêmes personnages mais dans des situations différentes. Le héros sans nom, étudiant à l’université, raconte pratiquement tout en voix off: à chaque épisode il raconte ses déboires dans des clubs à chaque fois différents, et ses déceptions amoureuses. Le style graphique est aussi tout à fait particulier. Je ne l’ai pas trouvé franchement beau, mais pas franchement laid non plus. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette série est culte chez certains, considérée par certains comme la meilleure série de l’année 2010. Je ne les rejoindrai pas, mais je ne peux pas la déconseiller car son originalité plaira sûrement à certains.

My Little Sister can’t be this cute! (Ore no Imōto ga Konna ni Kawaii Wake ga Nai)

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Le titre peut donner des sueurs froides (OreImo pour les intimes). Encore un show moe de marde avec de l’inceste! Alors qu’en est-il? Et bien, je n’en sais rien. Je pense que la série a eu le plus gros buzz autour d’elle de toute l’année 2010, ce qui fausse un peu les avis et les opinions. Cette fois ci, l’histoire est tirée non pas d’un manga mais d’une Light Novel (roman ou nouvelle illustrés), et qui a du avoir du succès sans doute, sinon les gens n’en auraient pas parlé autant. Kousuke et sa petite soeur Kirino ne se supportent pas, et d’ailleurs ils ne se parlent plus. Jusqu’au jour où Kousuke découvre le secret de sa soeur: c’est une otaku, et ce malgré qu’elle soit déjà mannequin et idole de sa classe. Evidemment Kirino ne veut pas que son secret s’ébruite; heureusement Kousuke, c’est un mec à la cool, et il ne va pas profiter de cette situation et laisser couler. Kirino, elle, c’est pas une fille à la cool; elle va profiter de gentillesse de son frère et en faire une sorte de confident esclave. Au bout d’un moment, Kousuke qui en a marre de jouer à des eroge avec elle (oui…) va décider de la brancher avec d’autres filles otaku, et notamment une loli goth, pseudo: Kuroneko.
L’histoire est basique, vue et revue des dizaines de fois, avec une tsundere pour co-héroïne. Alors pourquoi ce buzz? C’est simple, cette série possède 3 points forts:
-son character design: il y a peu de personnages, mais il est très réussi, même s’il est simple. Les deux héroïnes sont moe à souhait, et vont d’ailleurs sûrement se battre pour le titre du concours annuel Saimoe récompensant le personnage féminin le plus moe de l’année. En plus de cela, elles changent de vêtements à chaque épisode (rarissime dans le manga) et elles sont fashionable. Et surtout: il n’y a presque pas de fanservice!!! Pas un seul panty shot!!
-le héros masculin: Kousuke a la classe tout simplement, et on peut s’identifier à lui jusqu’à un certain point.
-un subtil triangle amoureux: avec un côté incestueux certes, mais l’histoire ne franchit jamais ce cap, et ne le franchira pas. Je l’ai toujours dit: pour accrocher un lecteur ou un spectateur, il faut un « love interest » pour le héros, et un triangle amoureux. Ca marche tout le temps.
Au final, My Sister… est une série qu’on déteste aimer, parce que c’est nul, parce que c’est plein de stéréotypes vus et revus, mais force est de constater que grâce aux trois points que j’ai énumérés, la série tire son épingle du jeu par rapport aux autres évoluant dans un miasme moe. (j’ai déjà beaucoup trop parlé de cette série on passe à la suivante)

Invasion! Squid Girl! (Shinryaku! Ika Musume!)

emoshinryakuikamusume01fffpeepsshinryakuikamusGrosse surprise de l’année, cette série raconte l’histoire d’une fille poulpe qui décide de conquérir le monde de la terre ferme, et qui ne va pas réussir à annexer plus que la plage d’où elle a émergée. Au finale, elle se retrouve serveuse dans un restaurant de plage, et devient la coqueluche de la région. C’est la dernière comédie de l’année 2010 qui sort du lot, et dont le succès lui a permis d’avoir une deuxième saison de programmée, à venir. Comme Working!, c’est une adaptation d’un 4-coma manga. C’est la meilleure comédie de l’année, et qui sera appréciable par tous. Mention spéciale à l’épisode de mini-ika-musume, dont les gens se souviendront. Ika-Musume est à mon avis prétendante au titre de Saimoe 2011.

Bakuman

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Ah! L’adaptation du nouveau manga des créateurs de Death Note. Pour ceux qui ne suivent pas Bakuman, ça n’a rien à voir avec Death Note. On y raconte l’histoire de deux ados qui s’associent pour devenir mangakas professionnels. Ca change brutalement des intrigues mortelles qu’on pouvait avoir dans Death Note. Mon avis rapide sur le manga: il est bon. On atteint pas les sommets épiques qu’on pouvait avoir dans Death Note, mais le sujet ne s’y prête pas non plus. A la place, on se retrouve avec des dessins toujours aussi superbes, et une histoire prenante, bourrées de détails sur le monde infernal et très sélectif du magazine Jump. C’est très intéressant pour les grands fans de mangas comme moi, voire aussi pour les autres. On a par contre la confirmation que le scénariste est un poil mysogine, tant le simulacre d’histoire d’amour dans Bakuman est ridicule, et que les filles en générale sont des potiches. L’animé quant à lui manque de punch, et la direction artistique n’arrive pas à retranscrire parfaitement l’univers du manga, à la différence de celui de Death Note. L’animé se concentre beaucoup trop sur l’histoire sentimentale qui est nulle (il suffit de voir l’opening pour comprendre). A part ça, l’adaptation de l’histoire est fidèle, heureusement. Je conseille plutôt le manga.

Soredemo Machi wa Mawatteiru

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Encore un autre animé de Shaft. Sans doute le meilleur depuis Bakemonogatari. On se trouve entre un série tranche-de-vie et une comédie. L’héroïne est lycéenne, elle est un peu barge et travaille après l’école dans un minuscule Maid Café de quartier. Sa passion: les romans policiers. Difficile d’en dire plus sur l’histoire, non pas qu’il y ait du suspense, mais juste qu’il n’y a rien d’autre à en dire. Elle est sympa, souvent amusante, et possède la patte Shaft bien particulière et reconnaissable. Pas un must, mais bonne petite série.

 

The World God Only Knows (en français: Que sa Volonté soit faite)

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La traduction française est assez maladroite ceci dit en passant. Déjà, vouloir traduire le titre était périlleux. J’aurais tenté, un « le monde selon Dieu » ou « le monde du Dieu ». Ca a peut être moins d’impact et ça n’a pas cette syntaxe particulière aux textes religieux, mais au moins ça a un rapport avec le titre original et l’histoire. Le manga marchait très bien sur les sites de lecture en ligne, ça ne m’a qu’à moitié étonné que l’adaptation soit faite. Keima ne vit que pour ses jeux vidéos et en particulier les jeux de drague bien connus des Japonais. Il en est même un expert reconnu par la communauté, et est surnommé Dieu des conquêtes par ses pairs. C’est alors qu’entre en jeu Elsea, une démone qui vient implorer l’aide du Dieu des conquêtes pour l’aider dans sa traque des âmes perdues, des esprits qui viennent posséder des humains, et dont le seul moyen de les extraire est de séduire son hôte. Malheureusement n’est le dieu que des conquêtes virtuelles et pas des filles réelles. Malgré cela, il est contraint à aider Elsea sous peine de mort, et il va se rendre compte que ses techniques de drague virtuelle peuvent fonctionner aussi en vrai.
Encore un opening très agréable (2010 est une bonne année pour les openings), et un animé qui ma foi fonctionne bien. C’est un peu cucu, mais ça reste très correct si on pose le cerveau à côté. La saison deux est sortie déjà, et le constat est le même: sympathique!

 Panty & Stocking with Garterbelt

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J’en avais déjà parlé avant ma trêve. Je n’ai rien de plus à rajouter. Avec le style graphique des Super Nanas, et avec quelques passages mangas, Gainax réalise encore une série qui a fait parler d’elle. L’humour est très scato, et malheureusment est souvent inégal. Côté graphisme, c’est un régal, en particulier les scènes mangas comme celle désormais mythique de la « pole dance ». Mais ça ne fait pas tout, et je prends pour indicateur que je n’ai toujours vu la deuxième demi-douzaine d’épisodes.

 

Highschool of The Dead

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Pareil que pour the world god only knows, la série a eu un franc succès sur les sites de lecture en ligne. Les raisons sont différentes. HOTD fait partie d’une minorité de mangas/animés disposant à la fois d’une tonne de fanservice et d’une histoire prenante. Si vous voulez voir des filles nues, ou mouillées, dans toutes les positions, avec des formes à la Dead or Alive, je vous présente le successeur d’Enfer et Paradis: HOTD (ah j’avais oublié Ikkittousen). L’animé se targue en plus d’un scénario de film de zombis catastrophe. HOTD est très bon dans ce qu’il propose: du fanservice à outrance, des massacres de zombis à la Dead Rising, et un petit côté psychologique qui fait du bien pour l’évolution des personnages. Ca va pas chercher très loin non plus, et l’animé est bien trop court pour arriver aussi loin que le manga, mais ça reste un super divertissement.

Otome Youkai Zakuro

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Pour ceux qui connaissent l’animé du Ouran High School Host Club, ils y reconnaîtront la majeure partie des doubleurs, et des ressemblances frappantes entre certains personnages. Dans un monde ressemblant au Japon des années 30, les youkaïs (démons) sont craints et respectés. Le gouvernement décide de créer une brigade spéciale composée de soldats humains et de démones mi humaines mi renard pour traquer les esprits mauvais. On a droit à un tout petit peu d’action dans ce OYZ, mais le réel intérêt repose dans les relations intra brigade entre les humains et les youkais, et leurs intéractions parfois amusantes. On saupoudre avec un peu de tension sentimentale, et on obtient encore une bonne petite série de JC Staff.

 

Mes 10 coups de coeur de 2010

Durarara!!

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Par les créateurs du déjà très original Baccano, Durarara (qui sera sans doute traduit en France par Drrr!) nous offre une expérience relativement similaire. On a une flopée de personnages dont les noms nous sont balancés dans un très bon OP, un de plus. Il y a environ 15 personnages, certains plus importants que d’autres, mais tous auront droit à leur moment de gloire. Cela ne servirait à rien s’ils n’étaient pas liés par une quelconque trame scénaristique, et heureusement c’est le cas. L’histoire est ce qui tiendra en haleine le spectateur, car l’action ne fera pas la part belle du show. C’est une très bonne série, avec malheureusement quelques temps faibles (sur 24 épisodes c’est normal), et une fin satisfaisante. Sans rien enlever à ses qualités, il ne s’agit pas d’un chef d’oeuvre, mais n’oublions pas le titre de ce (trop) long billet. Il s’agit tout de même d’une des 10 meilleures séries de par sa réalisation de 2010.

Katanagatari

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Comme Durarara!!, j’en avais déjà parlé. Cette série de 12 épisodes de 40 minutes, diffusée mensuellement ne payait pas de mine dans ses premiers épisodes. Ton assez léger, combat plaisant, et beaucoup de parlotte. Au fur et à mesure, la série s’étoffe avec ses personnages, et ses méchants tous plus charismatiques les uns que les autres, à la manière d’un Kenshin, l’humour et les dialogues incessants en plus. L’histoire devient plus alambiquée lorsque la princesse et son acolyte masqué font leur apparition. On sent la pression monter au fur et à mesure des épisodes, et le suspense devient insoutenable après le cliffanger de l’avant dernier épisode. Avec ses graphismes et son style très attrayant, Katanagatari restera une très bonne série qui vieillira bien je pense, l’une des trois meilleures de 2010.

Sora no Woto

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A1 Pictures est l’un de mes studios favoris à l’heure actuelle. Ca fait un moment qu’ils enchaînent les très bonnes séries, apportant beaucoup de soin à leurs scénarii, et à la réalisation. Sora no Woto (Sound of the Skies) est une des séries qui a commencé au début de 2010. Un début pourtant prometteur, avec les deux autres séries précédentes. Sora no Woto aurait pu être encore meilleur avec plus d’épisodes. Sa ressemblance avec K-On au niveau graphique (surtout des personnages) est frappante: et mise à part qu’il s’agisse aussi d’une série avec beaucoup d’éléments tranche-de-vie, la comparaison s’arrêtera là. L’univers de SnW est somptueux: il s’agit d’une sorte d’univers steampunk avec des éléments réels. On sait que l’histoire se passe en Suisse ou près de la Suisse, et que le monde a connu une régression technologique après une guerre longue et usante. Un grand soin a été apporté aux musiques, avec des chants en français. C’est une très belle série, et seule la fin un peu rapide vient gâcher le tableau. Ca se laisse regarder tout seul!

Ichiban Ushiro no Dai Maou

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Alors euh… comment expliquer la présence de IUnDM dans ce top 10? Un shonen truffé de fanservice, avec certains passages honteusement pompés d’Harry Potter (le Choipeau magique). Tout le monde a le droit à une petite faiblesse, et bien pour moi c’est cette série. Je l’ai trouvé très marrante, avec des gags assez gras et prévisibles. En fait je ne comprends pas moi même pourquoi je trouve cette série bien. L’animation est très quelconque, certains personnages sont risibles. Peut être est-ce dû au fait que le héros ressemble à Sousuke de Full Metal Panic. En tous les cas, vous pouvez vous moquer, mais j’attends la suite de pied ferme (elle a déjà été annoncée).

Giant Killing

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J’aime bien le foot, et lorsque j’ai vu le synopsis de Giant Killing, je me suis bien demandé à quoi ça allait ressembler. Et bien c’est assez incroyable. Il s’agit d’une série réaliste sur le foot japonais, pas du tout à la manière d’un Olive et Tom. La série montre tous les problèmes qu’il peut y avoir dans un vestiaire dans une équipe pro, et rien que ça, c’est super. On ajoute à ça quelques cliffangers bien placés, des joueurs tous au caractère différents, des matchs plaisants à regarder, un coach qui ressemble étrangement à Jose Mourinho. Une suite est envisageable, elle n’a pas encore été annoncée. Je ne pense pas qu’il faille forcément aimer le foot pour aimer Giant Killing.

Occult Academy (Seikimatsu Occult Gakuin)

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Occult Academy est la 3ème et dernière série du créneau Anime no Chikahara, qui devait remplacer NoitaMina, qui était une émission placée à une heure de grande audience réservée à des productions animées originales (crées uniquement pour la TV), les deux précédentes étant Sora no Woto et Senko no Night Raid. Apparement ça n’a pas eu un franc succès, et je ne comprends pas pourquoi. Ce sont pourtant 3 bonnes séries, et Occult Academy est la meilleure des trois. La série possède un des meilleurs premiers épisodes que j’ai pu voir dans ma vie (avec Samuraï Champloo et Ergo Proxy). Il s’agit d’un mélange de comédie, aventure, et fantastique: prometteur. Après avoir créé une école dont l’enseignement tourne autour de l’occulte, un directeur meurt. Sa fille Maya prend sa place le jour de sa mort, et comme par hasard, le directeur rapparait sous forme d’esprit frappeur. Peu après Maya voit arriver dans un halo de lumière un homme nu descendre du ciel. Cet homme vient du futur pour trouver la clé de Nostradamus, un artefact qui s’il n’est pas détruit provoquera la fin du monde avec l’arrivée d’aliens envahisseurs. Tout un programme! Occult Academy est une série avec de très gros points forts, et très curieusement des failles énormes également. Au niveau des points forts: l’animation, le character design, les expressions faciales qui sont hilarantes, Maya et d’autres personnages, l’humour et certains gags hilarants, et vers la fin du suspense. En ce qui concerne les points faibles: certains personnages comme Bunmei qui restent absolument insupportables pendant la moitié de la série, 2 épisodes (sur 12 ou 13) qui sont nuls, et le dénouement qui arrive un peu n’importe comment. Pour ma part, ces quelques points d’ombre empêchent juste de faire d’Occult Academy une très très grande série. C’est très dommage, car en plus de lui enlever ce privilège, ses défauts ont été très lourdement, et à mon sens très injustement critiqués par la communauté otaku, qui pour eux ont affaire à une série moyenne. Ce n’est pas du tout mon avis, il s’agit pour moi d’une très bonne série, avec des qualités exceptionnelles.

Kuragehime (Princess Jellyfish)

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Kuragehime aurait pu se trouver dans la catégorie précédente des bonnes petites séries. Cette série a réussi à se hisser au rang de série incontournable de 2010 grâce à son scénario et ses personnages pittoresques. Une communauté de filles otakus de choses en tout genre habitent dans le même bâtiment. Elles sont effrayés par les gens à la mode et trop bavards et les hommes, du coup elles préfèrent rester chez elles. Leur monde bascule quand l’une d’entre elles (Tsukimi) rencontrent Kuranosuke, un travesti qui devient complètement fan de leur mode de vie. Bien qu’étant tout ce que les soeurs de la communauté détestent, il arrivera à se faire accepter tout en cachant son vrai sexe, et les aidera même à sauver leur immeuble, menacé par un plan de restructuration urbaine. Voilà à nouveau une comédie légère, avec des personnages improbables, mais tous charmants. Les 12 épisodes s’enquillent très rapidement.

Mitsudomoe (en france:Les Triplées)

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Voilà la meilleure comédie burlesque depuis longtemps. Sans doute depuis School Rumble première saison, ou les Hare+Guu. L’humour est très très gras. Trois soeurs jumelles sont dans la même classe, et bien qu’elles soient jumelles, elles ont toutes un caractère bien différent. La première est une chipie sadique, la deuxième une force de la nature joviale fan de nichons, la troisième une introvertie intellectuelle avec un regard de tueur. Les gags sont à bases de quiproquos surtout, ou alors du pur burlesque. A voir absolument si on aime l’humour gras.

Shiki

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Shiki est le nouveau manga dessiné par Ryu Fujisaki (toujours en cours), celui qui a crée Hoshin l’investiture des Dieux, un des premiers mangas que j’ai achetés, du temps de Love Hina et de GTO (c’était le bon temps). Je dois bien avoué que je ne l’attendais pas, lorsque Animeland en a fait sa couverture. Les dessins sont très caractéristiques, avec des visages très anguleux et des cheveux complètement fous. J’aime beaucoup, ça change des visages typés, et ronds. Shiki est une histoire de vampires et de morts vivants dans un village perdu dans la campagne. Des gens meurent mystérieusement et personne n’en comprend la cause. Voilà la base d’un scénario de vampires très classique, et pourtant ça fonctionne toujours. C’est grâce notamment au soin apporté aux personnages très nombreux, qu’ils soient vivants, ou morts-vivants. Cet animé est très frustrant du fait que le spectateur sait que la cause des morts sont les vampires, mais que les villageois pensent toujours à une épidémie. Je me suis retrouvé à compter les épisodes où les villageois se font décimer les uns après les autres (et parfois des personnages importants) sans qu’ils ne réagissent. Ô combien de fois me suis-je dit que l’épisode prochain serait celui de la révolte des vivants! Ca m’énervait! Quoiqu’il en soit, il faut voir Shiki et ce malgré son début trèèès lent, la frustration qu’elle provoque. On ne le regrette pas à la fin, et d’ailleurs, quel final! Et puis quel OP!! Probablement un des meilleurs que j’ai pu voir. (Les musiques de Buck Tick envoient toujours du paté)

Angel Beats

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Et pour finir ce billet (enfin, j’y ai passé toute la journée…) voilà la série que je considère être la meilleure de 2010 avec Shiki.C’est une adaptation d’une Visual Novel crée par Key, ceux qui sont responsables de Kanon, Clannad,et Air, toutes 3 des références d’écriture et de scénarii émouvants. Je pense donc qu’on peut dire qu’Angel Beats était la série la plus attendue de l’année. Comme pour Occult Gakuin, la communauté otaku a dans l’ensemble pas mal craché sur Angel Beats, sans doute à cause des trop grandes attentes qu’ils plaçaient dessus. Et comme pour Occult Gakuin, je ne suis pas d’accord avec eux. Angel Beats n’est pas non plus exempt de défauts, mais quelle série!! Une des règles qui permettent de jauger rapidement un animé qui fonctionne plutôt bien, c’est la qualité de l’OP. Un animé avec un bon OP a beaucoup de chances d’être un bon animé (la réciproque est fausse). Angel Beats possède un OP incroyable; j’ai dû me le regarder une bonne trousaine de fois tellement il est beau. Autre indicateur: quand une série ou un film ou une musique arrivent à vous tirer une larme, c’est que c’est une très bonne oeuvre. Cela signifie qu’elle est arrivée à investir émotionnellement le spectateur qui s’identifie à l’oeuvre. Comme Clannad, Angel Beats m’a tiré une larme par deux fois. C’est la seule série de 2010 avec Katanagatari à y être arrivé.
L’histoire: un lycéen se réveille un soir au milieu d’un lycée qu’il ne reconnait pas. Il ne se souvient d’ailleurs de pas grand chose, il et amnésique. Ce qu’il sait, c’est que là où il se trouve, ça ne tourne pas rond: une fille de son age, armée d’un pistolet, lui demande de s’enrôler dans un mouvement armé douteux, dont le but est de tuer l’ange, une autre lycéenne paraissant inoffensive, mais qui va finir par embrocher notre héros d’une simple manchette. Il meurt… mais pas pour longtemps. Il se réveille un peu plus tard dans une salle de classe, le repère du mouvement anti-ange, dont la représentante lui annonce qu’il était déjà mort en se réveillant dans ce lycée et qu’il se trouve dans une sorte de purgatoire contrôlé par l’ange. Voilà le pitch qui démarre de façon plutôt abrupte, mais qui se révèle diaboliquement efficace, à coup de rebondissements, et de révélations. L’histoire n’est pas le seul point fort d’Angel Beats: son roster de personnages est impressionant, et tous ont un bon capital sympathie. C’est d’ailleurs là que se trouve le principal défaut de la série. En 13 épisodes, il était impossible de donner une profondeur à tous ces personnages, et sans dévoiler l’intrigue, cela mènera à une impression de bâclage vers la fin, où le scénariste a privilégié certains personnages à d’autres, alors que certains épisodes vers le début ne servent à rien. On ne peut que regretter l’absence de 13 épisodes supplémentaires qui auraient pu donner à Angel Beats les moyens de son ambition. La série alterne les gags et les moments plus sérieux, et parfois émouvants. La bande son est excellente. La fin est parfaite, quel gâchis.

 

Voilà, c’est 4h du mat’, ça doit faire une dizaine d’heures que je suis sur ce putain de billet, je vais me coucher.

11 septembre, 2011

I’m Back!

Classé dans : [*Divers*] — immelman @ 11:40

Suite aux quelques messages d’encouragements que j’ai reçus, je me suis laissé tenter à reprendre l’écriture du blog. La raison pour laquelle j’avais arrêté, c’était tout simplement la lassitude. Devoir faire des captures d’écran, écrire, ça prend énormément de temps… et juste pour quelques personne qui lisent ce blog. Ca m’a découragé.

Malgré l’ampleur de la tache qui se profile (combler un vide de plus d’un an), j’ai eu quand même envie continuer. Je ne sais pas par quel bout commencer, je vais donc sans doute publier des billets en tout genre, quand m’en viendra l’inspiration, et dans un ordre sans doute anarchique.

Je vais commencer aujourd’hui, et je ne sais toujours pas encore sur quoi je vais écrire…
Bah! On verra bien!

25 février, 2010

Golden Boy: Une fin apocalyptique

Classé dans : [*Mangas terminés*] — immelman @ 22:32

De tous les mangas que j’ai pu lire dans ma vie, Golden Boy est sans doute le manga le plus WTF!!!!!! Les 10 volumes sont à présent sortis en France, et j’ai pu découvrir la fin ce soir.

Commençons par le commencement. Golden Boy est n’est pas un manga récent. Ecrit par Tatsuya Egawa, Golden Boy est le manga qui l’a fait exploser. Tatsuya Egawa est aussi connu pour Talulu le magicien, autre manga sorti en France. Parmi ses assistants, on retrouve le futur grand Kosuke Fujishima, l’auteur du très sympathique Ah! my Godess, et responsable du character design de foules de jeux vidéos, dont les Sakura Taisen, et la série des « Tales of… » principalement. Mais revenons à nos moutons. Le premier volume de Golden Boy sort en 1993 au Japon. C’est une véritable claque pour tous ces pervers de Japonais. Son héros, Kintaro Oe, jeune étudiant de la grande université Todaï, décide de tout plaquer pour étudier à l’école de la vie. Ce garçon sympathique et idiot au premier abord va vivre de nombreuses expériences de toutes sortes, en faisant des petits boulots un peu partout, et souvent peu reluisants. Les gens qui l’abordent le trouvent complètement niais lors de leur première rencontre, mais au final, tout le monde finit par reconnaître son génie, et termine dans son lit. Si les premiers volumes de Golden Boy sont un peu érotiques au début, à partir du troisième, on entre dans le pornographique. Ames pures ou sensibles, passez votre chemin. Golden Boy est ultra crade, et il faut s’attendre à lire des volumes entiers de scènes de sexe, et pas présentées sous leur plus bel aspect.

Dans l’ensemble, les avis sont assez unanimes sur la toile. L’animé tiré du manga est très drôle (6 OAV), et sympathique. Les épisodes sont un peu érotiques, mais y a vraiment pas de quoi l’interdire à un moins de 15 ans. Le manga par contre est très peu apprécié, en tout cas par les occidentaux. Pour ma part, je suis aussi divisé, voire en scission avec moi même. Le manga abuse certainement des orgies de sexe, et ce, pratiquement tout le temps à partir du 3ème volume, et presque insupportable à partir du volume 8. D’autre part, comme l’a critiqué très justement un article d’un site que j’ai lu récemment, Egawa nous jette à la face soudainement des slogans écologiques, et critique de façon très primaire le capitalisme et ses déviances. Quand je dis primaire, c’est du brut de décoffrage, presque propagandiste. J’avoue que j’ai été vraiment surpris de la direction que prend le manga vers le volume 5. Ca devient (je reprends l’expression d’un fellow blogger) « completely fucked up ». Malgré ça, parmi les monologues interminables des personnages, il subsiste une réflexion alambiquée mais intéressante sur le bonheur, la dictature, l’amour. C’est ce visage du manga qui fait que des lecteurs peuvent s’intéresser au manga. Des lecteurs comme moi. C’est alors que cet après midi, j’ai acheté ça:

Golden Boy: Une fin apocalyptique dans [*Mangas terminés*] goldenboy10

Attention, les spoilers commencent. Il s’agit du dixième et dernier volume de la série. J’ai encore l’objet à proximité, et à sa vue, je ne peux m’empêcher d’esquisser un large sourire. J’essaye de me souvenir, mais non; je ne me souviens pas d’avoir vu une fin comme ça, que cela soit dans un livre, dans un film, dans une série, dans un jeu. Ah si! En fait, un jeu vidéo m’a déjà fait un peu cet effet: Shenmue 2! Mais en bien plus atténué. Un sentiment d’inachevé, puisque Egawa coupe son histoire de façon ultra violente, pour insérer une page qui aurait pu être un commentaire de l’auteur, comme ce qui se fait souvent dans la préface sur le deuxième de couverture d’un manga. En gros, Egawa écrit juste qu’il chie sur le système éducatif japonais (il a été prof et ça s’est mal passé apparement), et affiche un bon vieux message anarchique, qui signifie pour le lecteur qu’il vient de se faire entuber.

Mon premier réflexe a été de tourner la page: échec.
Mon deuxième réflexe d’aller regarder sur internet quand sortait le volume 11: échec critique.

Là, je me suis assis comme une merde sur mon canapé, j’ai réouvert le bouquin. Il s’agit bien d’un volume encore complètement rempli de scènes de sexe. Rien n’est résolu, l’intrigue est complètement en suspens. La dernière scène annonce le début d’un threesome, et puis là, double page noire. Puis on voit des gens dans la fameuse machine à rêves qui demandent à voir la suite (on les comprend), « donnez nous la suite!! » s’exclament-ils. « Mes expériences, mes études, ma vie, montrez-les moi » s’exclaffe Kintaro. Et c’est là qu’on retrouve les mots de l’auteur qui dénoncent le système éducatif: « Afin de maintenir un système éducatif obsolète, afin de rassurer les gens qui ne peuvent que vivre à l’intérieur de ce vieux système, il faut cacher la vérité. Les vraies études sont prohibées….etc…. ». Il m’a fallu du temps pour comprendre cette fin, mais au final j’ai finit par en comprendre le sens, qui a apparemment échappé au critique d’Animeland. Je ne vais pas lui jeter la pierre, la fin est certes géniale, mais à la fois complètement pourrie.

Egawa coupe son histoire, et cache les expériences de Kintaro, qui représentent les « vraies études » selon lui. A la manière d’un censureur, il empêche le lecteur d’apprendre, et imite ainsi selon lui le système éducatif qu’il exècre. « Continuez d’apprendre vos conneries à l’école. Ce n’est pas en lisant le manga comme un manuel d’école que vous apprendrez. La seule école, c’est celle de la vie, alors sortez et allez faire vos propres expériences ». Voilà ce qu’aurait pu dire aussi Egawa.

Si j’admets que cette fin est une des plus controversées que j’ai jamais vu, et une de celle qui m’a le plus interloquée (à coté les 5 dernières pages de Death Note, c’est peanuts), je dois aussi ajouter que c’est DU PUTAIN DE BULLSHITAGE DE MERDE! C’est abusé de finir un manga comme ça. En gros ça servait à quoi de se farcir ces 4 derniers volumes, et ces centaines de pages de sexe sans intérêt? Certes, j’ai bien aimé certaines scènes, dont celle avec Kongoji, futur dictateur en puissance, qui critique la démocratie, et qui s’en tire avec les applaudissements du public si j’ose dire (scène et discours ultra malsains). Mais bon, au final, ce n’est pas Golden Boy qui va me faire changer mon attitude et mon opinion, ni celle de n’importe qui. Egawa s’est vu trop beau et s’est un peu enflammé, pensant créer une oeuvre controversée qui bouleversera le monde de l’éducation. Au final, Golden Boy apporte autant de pistes de réflexion sur le monde éducatif que GTO: critiques acerbes sans apporter de réelles solutions, sinon que de laisser tomber les études et de vivre dans l’insécurité (super!). Je trouve que Death Note est carrément plus intéressant en terme de réflexion (sur la peine de mort), et pourtant c’est un shonen.

Je ne veux pas finir sur une note négative, car malgré tout ça, Golden Boy reste un manga ultra atypique, une oeuvre majeure du manga, qui possède un character design que je trouve pour ma part très bon (Kosuke Fujishima y est peut être pour quelque chose). Kintaro est un super héros de manga, ultra charismatique. L’animé est aussi très drôle, et surtout, à regarder en VF (pour une fois!); le doubleur français de Kintaro est fantastique, meilleur que le japonais qui est lui doubleur professionnel. Un grand bravo, et un grand merci à lui!

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