Immelman-imés

Les animés diffusés actuellement au Japon

25 février, 2010

Golden Boy: Une fin apocalyptique

Classé dans : [*Mangas terminés*] — immelman @ 22:32

De tous les mangas que j’ai pu lire dans ma vie, Golden Boy est sans doute le manga le plus WTF!!!!!! Les 10 volumes sont à présent sortis en France, et j’ai pu découvrir la fin ce soir.

Commençons par le commencement. Golden Boy est n’est pas un manga récent. Ecrit par Tatsuya Egawa, Golden Boy est le manga qui l’a fait exploser. Tatsuya Egawa est aussi connu pour Talulu le magicien, autre manga sorti en France. Parmi ses assistants, on retrouve le futur grand Kosuke Fujishima, l’auteur du très sympathique Ah! my Godess, et responsable du character design de foules de jeux vidéos, dont les Sakura Taisen, et la série des « Tales of… » principalement. Mais revenons à nos moutons. Le premier volume de Golden Boy sort en 1993 au Japon. C’est une véritable claque pour tous ces pervers de Japonais. Son héros, Kintaro Oe, jeune étudiant de la grande université Todaï, décide de tout plaquer pour étudier à l’école de la vie. Ce garçon sympathique et idiot au premier abord va vivre de nombreuses expériences de toutes sortes, en faisant des petits boulots un peu partout, et souvent peu reluisants. Les gens qui l’abordent le trouvent complètement niais lors de leur première rencontre, mais au final, tout le monde finit par reconnaître son génie, et termine dans son lit. Si les premiers volumes de Golden Boy sont un peu érotiques au début, à partir du troisième, on entre dans le pornographique. Ames pures ou sensibles, passez votre chemin. Golden Boy est ultra crade, et il faut s’attendre à lire des volumes entiers de scènes de sexe, et pas présentées sous leur plus bel aspect.

Dans l’ensemble, les avis sont assez unanimes sur la toile. L’animé tiré du manga est très drôle (6 OAV), et sympathique. Les épisodes sont un peu érotiques, mais y a vraiment pas de quoi l’interdire à un moins de 15 ans. Le manga par contre est très peu apprécié, en tout cas par les occidentaux. Pour ma part, je suis aussi divisé, voire en scission avec moi même. Le manga abuse certainement des orgies de sexe, et ce, pratiquement tout le temps à partir du 3ème volume, et presque insupportable à partir du volume 8. D’autre part, comme l’a critiqué très justement un article d’un site que j’ai lu récemment, Egawa nous jette à la face soudainement des slogans écologiques, et critique de façon très primaire le capitalisme et ses déviances. Quand je dis primaire, c’est du brut de décoffrage, presque propagandiste. J’avoue que j’ai été vraiment surpris de la direction que prend le manga vers le volume 5. Ca devient (je reprends l’expression d’un fellow blogger) « completely fucked up ». Malgré ça, parmi les monologues interminables des personnages, il subsiste une réflexion alambiquée mais intéressante sur le bonheur, la dictature, l’amour. C’est ce visage du manga qui fait que des lecteurs peuvent s’intéresser au manga. Des lecteurs comme moi. C’est alors que cet après midi, j’ai acheté ça:

Golden Boy: Une fin apocalyptique dans [*Mangas terminés*] goldenboy10

Attention, les spoilers commencent. Il s’agit du dixième et dernier volume de la série. J’ai encore l’objet à proximité, et à sa vue, je ne peux m’empêcher d’esquisser un large sourire. J’essaye de me souvenir, mais non; je ne me souviens pas d’avoir vu une fin comme ça, que cela soit dans un livre, dans un film, dans une série, dans un jeu. Ah si! En fait, un jeu vidéo m’a déjà fait un peu cet effet: Shenmue 2! Mais en bien plus atténué. Un sentiment d’inachevé, puisque Egawa coupe son histoire de façon ultra violente, pour insérer une page qui aurait pu être un commentaire de l’auteur, comme ce qui se fait souvent dans la préface sur le deuxième de couverture d’un manga. En gros, Egawa écrit juste qu’il chie sur le système éducatif japonais (il a été prof et ça s’est mal passé apparement), et affiche un bon vieux message anarchique, qui signifie pour le lecteur qu’il vient de se faire entuber.

Mon premier réflexe a été de tourner la page: échec.
Mon deuxième réflexe d’aller regarder sur internet quand sortait le volume 11: échec critique.

Là, je me suis assis comme une merde sur mon canapé, j’ai réouvert le bouquin. Il s’agit bien d’un volume encore complètement rempli de scènes de sexe. Rien n’est résolu, l’intrigue est complètement en suspens. La dernière scène annonce le début d’un threesome, et puis là, double page noire. Puis on voit des gens dans la fameuse machine à rêves qui demandent à voir la suite (on les comprend), « donnez nous la suite!! » s’exclament-ils. « Mes expériences, mes études, ma vie, montrez-les moi » s’exclaffe Kintaro. Et c’est là qu’on retrouve les mots de l’auteur qui dénoncent le système éducatif: « Afin de maintenir un système éducatif obsolète, afin de rassurer les gens qui ne peuvent que vivre à l’intérieur de ce vieux système, il faut cacher la vérité. Les vraies études sont prohibées….etc…. ». Il m’a fallu du temps pour comprendre cette fin, mais au final j’ai finit par en comprendre le sens, qui a apparemment échappé au critique d’Animeland. Je ne vais pas lui jeter la pierre, la fin est certes géniale, mais à la fois complètement pourrie.

Egawa coupe son histoire, et cache les expériences de Kintaro, qui représentent les « vraies études » selon lui. A la manière d’un censureur, il empêche le lecteur d’apprendre, et imite ainsi selon lui le système éducatif qu’il exècre. « Continuez d’apprendre vos conneries à l’école. Ce n’est pas en lisant le manga comme un manuel d’école que vous apprendrez. La seule école, c’est celle de la vie, alors sortez et allez faire vos propres expériences ». Voilà ce qu’aurait pu dire aussi Egawa.

Si j’admets que cette fin est une des plus controversées que j’ai jamais vu, et une de celle qui m’a le plus interloquée (à coté les 5 dernières pages de Death Note, c’est peanuts), je dois aussi ajouter que c’est DU PUTAIN DE BULLSHITAGE DE MERDE! C’est abusé de finir un manga comme ça. En gros ça servait à quoi de se farcir ces 4 derniers volumes, et ces centaines de pages de sexe sans intérêt? Certes, j’ai bien aimé certaines scènes, dont celle avec Kongoji, futur dictateur en puissance, qui critique la démocratie, et qui s’en tire avec les applaudissements du public si j’ose dire (scène et discours ultra malsains). Mais bon, au final, ce n’est pas Golden Boy qui va me faire changer mon attitude et mon opinion, ni celle de n’importe qui. Egawa s’est vu trop beau et s’est un peu enflammé, pensant créer une oeuvre controversée qui bouleversera le monde de l’éducation. Au final, Golden Boy apporte autant de pistes de réflexion sur le monde éducatif que GTO: critiques acerbes sans apporter de réelles solutions, sinon que de laisser tomber les études et de vivre dans l’insécurité (super!). Je trouve que Death Note est carrément plus intéressant en terme de réflexion (sur la peine de mort), et pourtant c’est un shonen.

Je ne veux pas finir sur une note négative, car malgré tout ça, Golden Boy reste un manga ultra atypique, une oeuvre majeure du manga, qui possède un character design que je trouve pour ma part très bon (Kosuke Fujishima y est peut être pour quelque chose). Kintaro est un super héros de manga, ultra charismatique. L’animé est aussi très drôle, et surtout, à regarder en VF (pour une fois!); le doubleur français de Kintaro est fantastique, meilleur que le japonais qui est lui doubleur professionnel. Un grand bravo, et un grand merci à lui!

10 avril, 2009

Désolé… (mes lectures manga du moment)

Classé dans : Non classé — immelman @ 15:21

Je suis désolé, je n’ai pas eu beaucoup de temps à moi ces derniers jours, ce qui explique les mises à jour lentes. Et aujourd’hui encore, je n’ai pas trop de temps. Comme je n’ai pas le temps d’écrire des articles détaillés sur les nouveaux animés, je vais juste parler pour changer de mes lectures actuelles au niveau du manga.

Tout récemment, j’ai acheté un petit paquet de nouveaux volumes, à commencer par le meilleur, le tome 20 de Full Metal Alchemist. Je ne suis pas un grand fan de shonen, mais là, je suis obligé de reconnaître la grande puissance de ce manga. C’est simple, tout est énorme: les combats, les rebondissements, les personnages, les dessins, les moments calmes. Le manga est au dessus de l’animé premier du nom depuis quelques volumes déjà. Reste à espérer que le remake de l’animé le surpassera encore plus.

Ma deuxième série coup de coeur est aussi un shonen, il s’agit du tome 7 de « Alive: Last Evolution ». Il est pourtant diablement classique quand on y pense, mais terriblement efficace (la li la li la li la li la !) [ceux qui ont compris cette blague peuvent aller se pendre]. Je ne saurais pas dire d’où vient l’awesomeness de ce manga, c’est sans doute que j’aime bien toutes ces histoires où les personnages ont tous des pouvoirs originaux (genre Heroes).

« Gantz » tome 24. Gantz n’a plus rien à prouver, ce volume que j’avais déjà lu auparavant sur internet (j’ai fait partie de la Gantz Otaku Team pendant un temps) continue les combats SF extrêmement stylés, avec un suspense toujours haletant, et où tout peut arriver, jusqu’à la mort du personnage principal en plein milieu. Les dessins faits par ordinateur sont spéciaux, mais très très beaux.

« Angel Sanctuary » tome 5. Le tome 6 est sorti, mais je n’ai pas encore rattrapé la publication française (en édition deluxe). Je n’aime pas trop Kaori Yuki d’habitude, trouvant ses dessins difficilement lisibles, et un character design permettant une difficile distinction entre les personnages. Dans Angel Sanctuary, c’est encore plus difficile vu la quantité de personnages, mais l’histoire et les personnages sont suffisament intéressants pour devenir accroché à cette série.

« Golden Boy » 5. Enfin, j’ai la suite de cette série mythique que j’avais commencée il y a longtemps avant qu’elle ne soit réeditée. C’était Dynamic Vision à l’époque qui avait laissé tombé la série à ce même volume. Les personnages sont tous aussi pervers, mais au final, malgré la débauche de sexe, on y trouve des histoires surprenantes de réflexion. Egawa, le mangaka, pousse son histoire dans l’excès pour mettre en relief les défauts de notre société. Ca peut sembler parfois excessif, surtout au niveau de l’écologie, mais sans doute, comme dans les films de Michael Moore pour pousser le lecteur à prendre conscience des problèmes.

« Kurokami » 6. La série continue son bonhomme de chemin. C’est un shonen plutôt classique, mais agréable.

« Jusqu’à ce que la mort nous sépare » 7. Le meilleure tome de toute la série, tout simplement. J’avais un peu peur que la série se mette à tourner en rond, mais ce volume permet de voir que la série s’oriente bien vers une fin. Tout l’intéret réside dans le fait qu’il n’y plus seulement Mamoru seul contre tous, mais d’autres personnages qui ont aussi des compétences de combat viennent se greffer plus sérieusement à l’histoire.

« D-gray man « 15. Je trouve que la série s’oriente un peu trop vers le combat, et la surenchère vers la puissance, un écueil que Full Metal Alchemist a su éviter avec brio. Ce volume n’est un recueil de combats d’une violence exagérée, avec des combattants surpuissants. Les combats n’ont plus d’intérets, c’est vraiment dommage, et j’ai bien peur que la série continue de plus belle dans le prochain volume.

« Nana 20″. Enfin un Shojo, et pas n’importe lequel. Il s’agit sans doute du meilleur shojo jamais écrit (avec Fruits Basket), et ce tome 20 confirme cette tendance. Mais pourquoi faut-il que ça soit les meilleures séries qui mettent le plus de temps à sortir?

« Biomega » tome 1. Voilà le retour tant attendu de Tsutomu Nihei, l’auteur du génial « BLAME! ». Le style est inchangé, et les dessins sont énormes, pour peu qu’on adhère à la SF cataclysmique et sombre de l’univers de Nihei. Il me semble qu’il y ai cette fois ci un vrai fil conducteur dans Biomega, et une histoire compréhensible, avec peu de dialogues, certes, mais deux fois plus de dialogues que dans Blame.

« Berserk » tome 30. Que dire de plus qui n’a pas été dit?  Berserk est formidable (mince déjà dit). Les dessins sont somptueux, et rivalisent avec des séries comme Vagabond. Les personnages ont tous un charisme fou et on ne s’ennuie pas une seule seconde en leur compagnie. Il s’agit du Shonen à tendance Seinen suprême avec Gantz.

 

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