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6 janvier, 2012

Bilan de l’année 2011: un bon cru! (partie 1)

Avec un peu de retard, voici mes pensées sur une année 2011 chargée en grosses et bonnes séries; j’y reviendrai largement plus tard. Pour commencer, je tiens à relever deux tendances. Tout d’abord, le nombre de séries en 13 épisodes a augmenté en proportion. Je dis peut être une connerie, mais j’ai l’impression que c’est vrai et que les séries en 24 ou 26 épisodes deviennent de plus en plus rares. Si c’est avéré, nous, amateurs de japanimation, allons vivre des années plus sombres. On va voir plein de séries comme Amatsuki, Black Blood Brothers, Trigun qui n’ont pas de fin, en attente d’une suite qu’elles n’auront pas (sauf Trigun) faute de succès. Prise de risque minimum: on fait des séries courtes: si elles se plantent on les arrête, et si ça marche, on fait des suites. Du coup, on risque de se prendre une série AIC dégueulasse par saison (Mayo Chiki, Infinite Stratios) (on est déjà parti sur des bonnes bases). Deuxième tendance, les séries harem et moe deviennent de plus en plus envahissantes. Ce n’est pas un fait nouveau, mais là ça devient horrible. Je me suis posé la question sur le nombre de héros masculins qui m’avaient marqué dans la saison: ils sont largement moins nombreux que les héroïnes. Déjà que moi je trouve ça lourd, j’imagine pas les filles qui regardent des animés: ça doit être chiant de voir des séries avec des connes partout.

Voilà pour les coups de gueules, maintenant, il faut pas cracher dans la soupe surtout lorsqu’elle est bonne. 2011 est LARGEMENT au dessus de 2010. J’en avais bavé pour faire mon top 10 l’année dernière pour trouver 10 séries à mettre dedans. Cette année c’est l’inverse. Impossible de départager certaines séries.
A noter que les séries qui sont en cours ne sont pas prises en compte pour la raison évidente qu’elles ne sont pas finies. Superbe phrase. Ainsi, je ne parlerais pas de Chihayafuru, Phi Brain, Mirai Nikki, Bakuman S2, Fate/Zero et Last Exile: Fam the Silver Wing (ouf sinon ça aurait encore plus dur de faire un top 10).
Il est aussi très important de noter que je n’ai pas regardé certaines séries qui me semblent être très importantes, mais qui ne pourront pas figurer dans cet article: Kaiji 2, Hyouge Mono, Wandering Son, X-Men, Tamayura ~ Hitotose, Wolverine, Dantalian no Shoka, Nurarihyon no Mago. J’en suis peiné d’autant plus lorsque je compte le temps que j’ai gaspillé à regarder les Lotte no Omocha, Infinite Stratios, ou encore pire, Maken-Ki.

Dans cette première partie, voilà les séries à voir, qui ont failli se retrouver dans mes 10 premiers animés de l’année.

Hana-saku Hiroha

Bilan de l'année 2011: un bon cru! (partie 1) dans Blood C hanahiro1hanahiro2 dans Blue Exorcist (The)

Voilà une série qu’elle est chouette! HH ne figure parmi mes séries préférées de l’année, mais plusieurs éléments sont remarquables. D’abord c’est une série en 26 épisodes, crées en plus par le studio qui a fait les True Tears, Canaan et Angel Beats: P.A. Works. Ces séries ont toutes un point commun: visuellement ce sont des tueries. Leur prochaine production s’appelle Another, et c’est diffusée pendant cette saison d’hiver; à regarder! HH tue visuellement et l’animation est splendide. En plus l’histoire est très bonne: Sohara est obligée de venir vivre chez sa grand mère qu’elle n’a jamais vue, et qui est la gérante d’un hôtel traditionnel japonais. Pas de privilège pour la petite fille, la grand mère va la faire bosser à la dure. C’est dans cet hôtel à l’esprit très familial que Sohara va devoir s’intégrer dans l’équipe, sur fond de romances légères, de jalousies amoureuses, et de bonne humeur ambiante. HH n’est pas rouleau compresseur à la Death Note ou Code Geass, vous l’aurez compris. C’est une série tranche de vie très bien faite, et très agréable à regarder

 

Gintama

gintama42 dans Gintamagintama22 dans Hanasaku Iroha

J’ai commencé à regarder les Gintama cette année, lors de la reprise ce printemps. J’en avais toujours entendu parler en bien. Cette fois ci, j’ai pu me faire  une bonne idée de ce qu’ont été les 200 premiers épisodes: un sacré morceau de rigolade. Je pense que je n’ai pas ri autant depuis… longtemps. Mes épisodes préférés étant l’épisode du bain public avec les aliens (j’ai failli m’uriner dessus), celui du Patriot, les deux dans lesquels apparaissent le Shogun. Si la série n’était pas aussi inégale, elle aurait creusé son trou dans mon top 10, mais je ne suis pas friand des épisodes sérieux, et cela représente un nombre non négligeable d’épisodes.

 

Sket Dance

sketdance01 dans Hunter X Huntersketdance02 dans Kamisama Dolls

Après Gintama, HunterXHunter, Naruto, Bleach, One Piece, Toriko, voilà un nouveau manga du Jump adapté en animé. Alors que je m’étais promis de ne pas regarder de séries qui dépassent ou dépasseront les 100 épisodes, me voilà en train d’en regarder 2 (avec Gintama). Il est marrant de constater que ces deux séries ont d’ailleurs de nombreux points communs: une comédie, avec une bande de 3 héros accomplissant des missions sur demande (2 garçons une fille), un tas de personnages secondaires récurrents, quelques épisodes sérieux, et en plus, ces deux séries ont fait déjà l’oeuvre d’un cross-crossover. Sket Dance est une bonne comédie légère (au contraire de Gintama qui fait plutôt dans le gras façon Bigard), et les 3 héros ont un charisme fou. Pour l’histoire, les 3 héros Bossun (le rusé sympa), Himeko (la brute sexy ex-voyou) et Switch (l’otaku débrouillard) font partie du Sket Dance, un club de lycéen crée pour rendre des services aux autres élèves dans la panade. Leurs missions vont d’arranger le coup pour aider un futur couple, à faire les hommes sandwichs dans un supermarché, ou à retrouver le coupable d’un larcin. Jusqu’à maintenant tous les épisodes étaient variés entrecoupés de très bons épisodes sérieux. Une série agréable à regarder.

 

Hunter X Hunter

hunterx42 dans Sket Dancehunterxh dans [*Classement de l'année*]

Je ne vais pas m’épandre encore une fois sur cette adaptation d’un shonen génial.

 

Blood C

bloodc01bloodc02

C’est une série que j’avais laissée de côté après avoir regarder 2 ou 3 épisodes. Je l’ai rattrapée en une après midi. Si l’on arrive à passer outre le début assez ennuyeux (6 ou 7 épisodes), on découvre alors une série suspense horreur de très grande qualité, avec un rebondissement que l’on voit venir depuis le début mais qui saute quand même à la figure, et qui nous laisse sur le cul. L’animation est signée Production I.G qui s’occupe d’une grande partie des œuvres de Clamp. Elle est très bonne, en particulier celle du combat final qui est juste la meilleur scène de combat de l’année. La série reste inachevée au bout de 13 épisodes, mais un film qui est censé la clôturer  paraîtra dans les salles japonaises cet été. Et croyez moi, il me tarde sa sortie. Attention cependant aux âmes sensibles, les deux derniers épisodes respectent la tradition de la licence Blood, c’est très très gore. 2 ou 3 scènes m’ont retourné l’estomac, en particulier, et ceux qui l’ont vu comprendront, le coup du mixeur.

 

Deadman Wonderland

deadman01deadman02

Un animé qui a réussi à me faire acheter le manga. Un investissement que je ne regrette pas car le manga va plus loin que l’animé qui s’arrête au bout d’une douzaine d’épisodes. Voilà une des victimes du syndrome Amatsuki dont j’ai parlé plus haut. Ganta est victime d’une machination: alors que toute sa classe est massacrée par un mystérieux homme en rouge, il est le seul épargné. Il est alors suspecté du massacre puis condamné à la prison (à 14 ans, la prison ferme c’est rude). Et pas n’importe quelle prison, il s’agit de Deadman Wonderland, un parc d’attraction dont les bagnards sont les employés, et prenant part aux attractions sanglantes (comme à la bonne époque du pain et des jeux). Ganta va devoir apprendre les lois du milieux rapidement, s’il ne veut pas ramasser la savonnette… Encore une chouette série, à mi chemin entre le Shonen (pour son héros et ses combats) et Seinen (pour son côté assez violent et son milieu carcéral). Je recommande aussi les mangas.

 

Gosick

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Voilà une série de 26 épisodes qui auraient pu n’en avoir que la moitié… Malgré tout, je reconnais l’effort consacré par Bones à réaliser une série un peu marginale et poétique. Il y a des longueurs, et les deux héros sont parfois assez agaçants. Mais il faut reconnaître que l’ensemble est quand même assez mignon, et que le long travail de narration au fil des épisodes paye lorsqu’on atteint le dernier arc de l’histoire. Le final est surprenant, mais très réussi.
Victorique est une jeune fille dont l’existence est cachée, puisqu’elle ne sort pas de sa planque au sommet de la tour bibliothèque près d’un lycée en Suisse. Un jour elle fait la rencontre de Kujo, un jeune lycée japonais, et ensemble ils vont résoudre des enquêtes et des affaires énormes grâce au talent de déduction hors norme de la jeune fille. Des liens forts vont petit à petit les unir.

 

Moshidora

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Mini-série d’une dizaine d’épisodes de 12 minutes, Moshidora est la plus grosse surprise de l’année selon moi. J’ai failli passer à côté. Une lycéenne va suppléer son amie clouée dans son lit d’hôpital au poste de manager de l’équipe de base-ball du lycée. Et pour cela, elle va utiliser la méthode Drucker du livre Management, qui explique comment organiser la vie d’une entreprise. Ça parait improbable, mais ça marche… Cette courte série se laisse regarder toute seule. Le côté management est intéressant, les personnages sont tous intéressants, et la fin est passionnante. L’histoire a dû avoir du succès au Japon car une série live a aussi vu le jour.

 

Fractale

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Très décrié, Fractale n’en reste pas moins un nouveau bijou d’animation du studio A1 animation (Birdy). N’en déplaise au plus grand nombre, j’ai aimé cet animé. On y retrouve une atmosphère assez ressemblante à celle de Nadia et le secret de l’eau bleue. On pourra ne pas aimer le personnage principal peu viril (quoique sacrément pervers) et peureux, ou la fille hologramme qui le suit partout et qui peu être énervante. Cela dit l’histoire et l’univers développés sont très sympa. J’aurai du mal à vous la raconter, car je ne me souviens pas des tenants et aboutissants, mais ce dont je me souviens, c’est qu’il s’agit d’une contre utopie futuriste, que des terroristes gentils tentent de renverser en kidnappant une fille qui semble être la clé du système fractale (une sorte d’internet qui remplace la vraie vie grâce à des hologrammes très perfectionnés). Ce n’est pas trop manichéen car les terroristes bien que gentils doivent massacrer des centaines de personnes, et c’est tellement peu manichéen que le héros a du mal à choisir son camp. La fin est assez convenue, mais ça reste malgré tout une série sympathique.

 

C

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C est une série ambitieuse. Elle invente un monde parallèle au notre dominé par l’argent, et capable d’influencer l’autre. Ah mais attends, en fait c’est comme en vrai. C est une critique assez originale du capitalisme libéral, et prône un capitalisme responsable un peu utopique. Ca peut paraître assez banal comme scénario, mais au final, c’est quand même un sujet assez rare dans le monde de l’animé. On rajoute à ça des combats plutôt réussis, des personnages assez grossiers mais réalistes, et un univers esthétiquement classe. Il lui manque un petit quelque chose pour devenir une série incontournable.

 

Kamisama Dolls

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Mais elle est où la suite? C’est un scandale si ça s’arrête là. Si les 13 épisodes suivants avaient été diffusés, Kamisama Dolls aurait pu devenir la meilleure série de cette année. Cette première moitié installe les personnages et le décor, et ça augure du meilleur pour la suite.
Un village secret et reculé forme des jeunes gens choisis à contrôler des dieux, sortes de robots aux mécanismes inconnus capable de voler et de pouvoirs surnaturels parfois destructeurs. Parmi ces élus, l’un d’entre eux décide d’abandonner son devoir suite à un sombre incident et de partir du village pour étudier dans une grande ville. Son passé va le rattraper.
KD arbore de nombreux personnages secondaires très importants, et qui passeraient presque pour autant de personnages principaux. Le changement de point de vue fréquent fait le charme de cette série, ainsi que l’absence d’un réel méchant vraiment méchant.

 

Dororon Enma-kun Meeramera

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J’adore cette série visuellement parlant. L’animation n’est pas exceptionnelle, mais le character design délirant et la colorisation chatoyante donne un rendu comme j’ai rarement vu dans un animé. Au niveau scénaristique, c’est de la comédie bien grasse et bien barrée, mais qui marche bien: un groupe de démons obsédés débarquent sur Terre pour tu..capturer d’autres démons pervers. L’humour burlesque est souvent au dessous de la ceinture. Moi ça me va.

 

The Blue Exorcist

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L’histoire d’un démon qui veut devenir exorciste, et qui rejoint un lycée avec option exorcisme. Le casting de personnages est vraiment très bon, et l’animation est assez léchée. Dommage que l’histoire de ce shonen pur souche pêche par son manque d’ambition, et surtout par sa fin très banale mais surtout mauvaise. Finalement, comme dans tous les shonens, les scènes les plus divertissantes sont celles des tests, lorsque les héros doivent accomplir une mission en coopérant. Pris à part, les personnages n’ont vraiment rien d’extraordinaire, mais ensemble, ils sont formidables. Un Shonen sympa en 24 épisodes, que je conseille malgré la fin.

 

Yondemasuyo, Azazel San!

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Après Enma-kun, voilà encore une autre comédie grasse, qui me parait même encore meilleure. 13 épisodes de 13 minutes la composent. C’est court, mais bon! Une lycéenne rejoint une agence de détective pour arrondir ses fins de mois. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que ce détective invoque des démons pour résoudre ses enquêtes. Et le moins que l’on puisse dire c’est que tous ont des cotés très pervers voire scatologiques pour un en particulier. Un peu dans le style d’Ebichu, les démons se font fracasser dans tous les sens parce qu’ils font 6 conneries par minute. Comédie indispensable pour ceux qui aiment l’humour pas fin (En comparaison Mitsudomoe est 2 fois moins gras).

 

 

 

 

 

1 novembre, 2011

Bilan du mois d’Octobre 2011

Maintenant que toutes les séries de cette saison ont été diffusées, et que 3 ou 4 épisodes sont sortis, j’y vois un peu plus clair. Cette saison est vraiment riches: les hits sont confirmés, il y a des bonnes surprises en plus. Voilà donc mon classement du moins bon au meilleur.

Mashiroiro Symphony

Bilan du mois d'Octobre 2011 dans Bakuman 2 mashiroirosymph11mashiroirosymph12 dans Ben-To

Manglobe nous refait le coup de The Sacred Blacksmith, i.e. celui de la série de merde. Avec Mashiro-iro Symphony, on atteint quand même les bas-fonds de la médiocrité. Adapté d’un galge (jeu hentai), il raconte comment une école de fille doit s’adapter pour accueillir des garçons d’une autre école. Certaines sont remontée contre cette expérience, d’autres s’acclimatent rapidement. J’ai regardé les 3 premiers épisodes, et il ne se passe toujours rien. Il n’y a même pas de fanservice! On ne peut même pas dire que c’est nul, c’est juste le néant.

 

Maji de Watashi ni Koi Shinasai!

majidewatashi11 dans Boku Ha Tomodachi Sukunaimajidewatashi12 dans C3 CubexCursedxCurious

Après Kyoukai Senjou no Horizon, on dirait que la mode est de faire étalage du plus de personnages possibles. Le premier épisode de MWKS, comme celui de KSnH, était plutôt original. Il montre comment 2 classes de lycée s’affrontent dans une bataille médiévale grandeur nature. Le rapprochement avec Baka Test to Shojanku est inévitable, l’humour en moins. Le premier épisode fait part belle à l’action, et l’on remarque que les filles sont mises en avant. Les filles se battent, les garçons élaborent les stratégies. En fait la série ressemble plus à un Ichiban Ushiro no Daimao au final, avec du fanservice à tout va, l’histoire et les personnages charismatiques en moins. Cette série s’inspirent de pas mal d’autres séries, mais le fait moins bien partout. Ce ne sont pas les deux épisodes suivant qui sauvent la face. Le fanservice devient omniprésent, et au fur et à mesure que l’histoire se dévoile, la série devient de moins en moins intéressante. Elle se transforme en plus en harem show débile (épisode 3). En conclusion: NON!

Maken-Ki

makenki41 dans Chihayafurumakenki42 dans Fate/Zero

Maken-Ki est encore plus débile que les séries au dessus. Mais au moins, cette série s’assume jusqu’au bout, et joue la carte du harem et du fanservice à fond. Tout ça ne rend pas l’ensemble bien intéressant, mais un peu comme Kampfër, le tout reste divertissant pour ceux qui ont envie de poser le cerveau et voir des gros seins et des panty shots.

Kyoukai Senjou no Horizon

horizon0201 dans Gintamahorizon0202 dans Guilty Crown

Il aura fallu attendre le troisième épisode pour qu’on commence à comprendre quelque chose. On en sait un tout petit peu plus sur l’histoire entre Horizon (supposée morte) et le héros. Mais c’est à peu près tout. Et encore j’ai pas tout compris. Mais franchement c’est quoi cette série? Elle possède une trentaine de héros, j’ai retenu 3 noms. L’épisode 3 en présente 4 nouveaux, sortis de nulle part. En gros la narration est un cauchemar. Du coup il m’est impossible de dire si la série a du potentiel ou non. J’ai l’impression qu’il y a des enjeux politiques, avec en parallèle la fin du monde qui se prépare, et la confession du héros pour une fille censée être morte il y a 10 ans. Pour fêter ça, ils décident de faire une fête, ils achètent plein de nourriture, et d’un coup ça se transforme en une sorte de test de courage (sortie vraiment de nulle part), et pas une seule explication sur ce qui est en train de se passer. J’Y COMPRENDS RIEN!!! Franchement, si quelqu’un a vu les premiers épisodes, et lit ce billet, je suis preneur de toute (tentative d’) explication. Mention spéciale pour le ninja qui une casquette bomberman qui change d’expression (le design est excellent).

Persona 4

C3

c341 dans Hunter X Hunterc342 dans Kimi to Boku

J’ai vraiment du mal à situer cet animé. Il y a des très bonnes idée (les objets maudits), des combats bien animés, des dessins et une animation dans l’ensemble bons. D’un autre côté, les personnages manquent cruellement d’originalité et de charisme. Pour ceux qui l’ont regardé, ça ressemble à « Kore wa Zombie Desu Ka? » , une série du début d’année. Le scénario tient sur un bout de papier toilette, avec soit des scènes de harem, soit des scènes de combat. Les scènes s’enchaînent comme si le but, c’était de meubler la douzaine d’épisodes. C3 le fait mieux que d’autres séries, avec quelques rebondissements, mais maintenant, je crois qu’au bout de 5 épisodes, la série n’a plus rien à dire. On va voir des combats plus ou moins spectaculaires, avec des armes maudites sans doute aux pouvoirs originaux, un boss final, et puis à la fin, tout le monde sera heureux, réuni autour d’un repas, et ça finira par l’héroïne qui fera une gaffe et qui lachera sa catch-phrase (phrase d’accroche), et tout le monde rigolera.

Phi Brain

phibrain41 dans Kyoukai Senjou no Horizonphibrain42 dans Last Exile: Fam the Silver Wing

Phi Brain est en fait un Professsor Layton, en plus rude. Le héros doit à chaque épisode résoudre un puzzle mortel différent. C’est une bonne série mais le concept est limité. Cela pourrait être complété par de bons personnages avec des relations intéressantes, et au lieu de ça, on a des personnages qui se comportent comme des gamins. Ne reste que la résolution des puzzles qui sont très imaginatifs. J’ai souri quand lors du quatrième épisode, la résolution du puzzle faisait appel à de la culture latine que n’ont pas les japonais. J’avais trouvé la réponse tout de suite alors que lui a dû trouver un indice supplémentaire. Phi Brain: Kami no Puzzle est une bonne petite série, mais que je ne vois pas décoller vraiment plus haut, la faute à des personnages limités.

Sket Dance

sketdance dans Maken-Kisketdance42 dans Mawaru Penguindrum

Depuis le double épisode sur le passé de Switch, Sket Dance, comme on OP, a perdu un peu de son sens de l’humour. J’espère qu’il ne s’agit que d’un passage à vide, parce que j’adore cette série depuis le début. Les 3 compères sont vraiment de très bons héros de shonen, et tous les personnages secondaires sont bons (le président du conseil des élèves qui ressemble à Sendô de Slamdunk, c’est la classe). Sur ce mois-ci, Sket Dance perd face à Gintama, la série concurrente.

Invasion!! Squid Girl!! S2

ikamusume41 dans Persona 4ikamusume42 dans Phi Brain

Ika-Musume continue sur la bonne lancée de la première saison. Je pensais que la fille poulpe avait déjà tout montré et tout dit. Je m’étais trompé. Les nouveaux épisodes sont toujours malins, drôles, en particulier le 4ème épisode avec des jeux de mots en utilisant la langue anglaise et la langue japonaise.  Bon après, c’est pas un humour qui fait rire à gorge déployé, mais qui fait sourire, et je continue à prendre du plaisir avec cette série. Malgré ça, je continue à penser que la série va s’essouffler, et guette le faux pas.

Ben-To

bento41 dans Shinryaku! Ika Musume! S2bento42 dans Sket Dance

Voilà la première série animée par David Production qui n’est pas exceptionnelle… pour l’instant. J’émets quand même de grosses réserves quant à son potentiel. Ben-To est divertissant, bien animé, mais c’est tout. Pas de génie, pas d’histoire évoluée, mais du loufoque. Ben-To n’a ni queue ni tête, c’est drôle, mais comme ika-musume, ça fait sourire, pas rire. Les combats ne sont pas vilains du tout, mais ne se rapprochent pas des impressionnantes jouxtes de Armed Librarians. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que je ne sais pas où va cette série. L’histoire est négligeable, les personnages ne sont pas fantastiques, il faudrait vraiment un rebondissement extraordinaire pour faire rentrer cette série dans le top 5 du mois prochain.

Boku Ha Tomodachi Ga Sukunai

bokutomo41 dans Un-Gobokutomo42 dans [*Classement du mois*]

Je suis moi même étonné de voir BhTgS si haut dans ce classement. C’est la bonne surprise de la saison. Je m’attendais à un stupide harem avec du fanservice et des personnages stéréotypés. Et bien… c’est parfaitement le cas. Comme My Sister… ou Seitokai no Ichizon , BhTgS est une sorte de plaisir totalement coupable. Les gags sont gras, les personnages sont vus et revus, mais malgré tout, l’alchimie est bonne, et c’est bien ça le plus important. C’est très dynamique, je trouve les gags drôles, et le character design est bien foutu. Après ce n’est qu’un harem show de plus, mais dans le genre, BhTgS est au dessus du lot.

Bakuman s2

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J’adore le manga, donc j’adore l’anime. Je reconnais complètement ses défauts, son rythme lent, ses doublages mauvais, son animation à 2 sous et ses dessins inégaux(ça fait beaucoup). Mais le scénario génial de Tsugumi Ohba rattrape tout. D’autant plus que Bakuman en a finit avec la longue introduction de pré-publication. La série entre dans le dur, le coeur du manga. Nos deux héros luttent pour que leur manga reste populaire dans l’hebdomadaire Jump. Leur éditeur semble motivé mais incompétent, il reste optimiste malgré le fait que leur popularité baisse. En plus de ça, leurs rivaux vont être publiés aussi. Bref; le rythme s’accélère, et le meilleur est à venir.

Guilty Crown

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Voilà la série qui fait débat en ce moment. Ambitieux ou pas? Magnifique ou pas? Après 3 épisodes, difficile de se faire réellement une opinion. Le cliffhanger du 3ème épisode laisse présager un nouveau souffle dont GC a déjà besoin. Après un très beau premier épisode, un deuxième épisode de bonne facture également, le troisième épisode fait s’écrouler les fondations. Du fanservice totalement déplacé, des gags pas drôles sortant de nulle part, les défauts s’accumulent. Inori, l’héroïne ne sert absolument à rien à part montrer son décolleté. J’aime bien par contre le héros qui va à l’encontre de certains standards: naïf, lâche, mais honnête et qui ne se prend pas pour un héros. Cette série me fait un peu penser à Code Geass, avec son stratège, un pouvoir qui donne un avantage stratégique, et même son univers de dictature post guerre. Mais pour l’instant Guilty Crown, tant décrié, a tout à prouver, mais je suis prêt à miser un petit billet sur la suite.

10. Chihayafuru

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Confirmation pour Chihayafuru. Après trois épisodes de flashback indispensables au bon déroulement de l’histoire, place au présent. Les bases du scénario sont solides, les personnages sont travaillés (grâce aux flashbacks). Ce n’est pas une série complètement folle, mais posée, solide, qui prend son temps pour raconter son histoire, et retranscrit bien la passion qui anime les différents protagonistes. Elle me fait beaucoup penser à Hanasaku Hiroha de la saison précédente. La fin du quatrième épisode lance complètement la série, avec le retour du troisième compère. C’est lui qui amène l’élément perturbateur qui va aiguiller la suite de l’histoire. Ce n’est pas la série que j’attends avec le plus d’anticipation, sûrement dû au fait que j’ai l’impression que l’héroïne brasse beaucoup d’air pour pas grand chose, mais je suis certain que ça sera du bon.

 

9. Gintama

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Semaine mi-figue mi-raisin pour Gintama. La parodie de Love Plus (le jeu de simulation de relation amoureuse qui fait fureur au Japon) était à la fois drôle mais un peu longue. L’épisode  avec Death Cancer et les portables était pas mal. Mais celui qui rattrape tout, c’est celui de l’enterrement. De temps en temps, Gintama sort un épisode à rire à gorge déployée (les précédents étant celui avec le singe qui balance son caca, et celui des bains façon Edo pendant lequel je n’ai pas arrêté de rire). Gintama c’est pas fin du tout, mais qu’est ce que c’est drôle!! L’épisode de l’enterrement possède plusieurs scène mémorables: le moine qui fait n’importe quoi, les blagues de bite, le fantôme qui fait des sobas avec des âmes… Du grand et gras Gintama.

8. Working’!!

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Après un premier épisode laborieux le mois dernier, Working reprend son rythme de croisière. On pouvait considérer ce premier épisode comme un épisode récapitulatif, qui représentait tous les défauts des différents personnages. Les épisodes de ce mois ci ne réinventent encore rien. On joue toujours avec les mêmes et leurs mêmes facettes et facéties. Pourtant, et c’est très étonnant, je ne trouve pas cette série répétitive. Au contraire, je la trouve toujours aussi divertissante. Cela, elle le doit grâce à ses deux grandes qualités, son animation et sa réalisation, et l’alchimie entre les personnages. La réalisation dégage une certaine grâce: les couleurs et le character design dégage une impression de douceur, l’animation est vraiment bonne pour une série du genre, et l’ambiance sonore du restaurant amène un plus. Du côté des personnages, les relations entre les différents membres du staff sont très bien rendues. On a des dissensions, des clans, et à la fois, des affinités qui se forment. On accorde la même importance à tous les membres (un peu plus à Katanashi, parce qu’on le voit en plus chez lui avec ses soeurs). Et malgré que les gags soient toujours les mêmes, Working!! continue de surprendre.

7. Hunter X Hunter

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Manga culte déjà adapté il y a presque 10 ans en animé, Hunter x Hunter se remontre. Je ne peux pas faire de comparaison avec la précédente adaptation, je ne l’ai pas vue. Par contre, ayant déjà lu le manga, c’est toujours un régal de voir à l’écran ce que beaucoup considèrent comme le meilleur shonen de ce siècle. Plus imaginatif que Naruto, sans autant de combats incessants comme Bleach, Hunter x Hunter joue toujours juste (en tout cas au début). Le design fait un peu vieillot pour une série de 2011, c’est le seul défaut que l’on peut faire à cette série.

6. Kimi to Boku

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Les comédies romantiques lycéenne en animé se divisent en trois catégories: les harems idiots, les comédies subtiles avec des personnages qui doivent souvent faire face à des traumas, et School Days qui pourrait faire partie de la première catégorie à laquelle il faudrait rajouter l’adjectif amoral (franchement, cette série m’a traumatisé). Kimi to Boku fait partie de la deuxième catégorie. C’est un genre que j’apprécie beaucoup, car souvent, les personnages sont très travaillés et très attachants. On se retrouve ici avec un noyau de 5 gars: des jumeaux malicieux, le pragmatique, la tête en l’air efféminée, et la pile humaine. A ce noyau se greffe la tsundere amoureuse, et une amie d’enfance. Présenté comme ça, Kimi to Boku parait vraiment tout sauf original. Ce n’est pas le cas, derrière ce résumé hâtif, les intéractions entre les personnages sont nombreuses et subtiles. On se rapproche du style de Fruits Basket, lent mais soigné sans oublier d’être drôle.

5. Mirai Nikki

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Je ne profite pas de tous les effets de surprises que le scénario a à offrir. Donc évidemment, la série perd de son intérêt quand on a lu le manga. Alors que Death Note a vraiment reçu une super adaptation, même lorsqu’on avait lu le manga au préalable, Mirai Nikki reste plus classique. L’adaptation reste très bonne: bonne animation, bonnes musiques, tout est bien fait. J’ai l’impression que c’est peut être un peu trop propre, les côtés horrifique et suspense auraient pu être plus réussis. Mirai Nikki reste une des valeurs sures de la saison, et pour ceux qui n’ont pas lu le manga, ils vont vraiment aimer.

4. Un-Go

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Voilà la série qui fait la vraie surprise pour moi. Bones signe à nouveau un très bon début de série. Rien à voir avec Gosick avec laquelle j’avais pu comparer; Un-Go est en tout point supérieur (pour l’instant). Aux niveaux esthétique et sonore, rien à dire, on retrouve du bon Bones. La recette un épisode égal une enquête complète marche très bien pour le moment: elles sont vraiment imaginatives, et les personnages sont solides. De plus, cette recette est aussi adaptable, et on peut s’attendre à des enquêtes plus fournies en double épisode, ou des flashbacks pour étoffer les personnages principaux. School Food Punishment chante sur l’OP (comme sur celui de Last Exile), un des meilleurs OP de la saison; il est amusant de voir comment Bones s’auto-cite, avec un gros repompage de Darker Than Black. Démonstration:

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3. Last Exile: Fam the Silver Wing

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Trois épisodes seulement de Last Exile, mais déjà tout prend des proportions épiques. Une princesse à sauver aux mains de méchants pas très méchants, des longs voyages en vanship, des batailles, des rois qui meurent, des pirates du ciel. Tous les ingrédients du premier Last Exile sont là, il manque juste un chef plus charismatique, et une course de vanship avec une vente aux enchères… Visuellement, Last Exile tient le haut du panier, même si l’on sent que la qualité a petit peu baissé après un premier épisode impressionant. C’est la série d’aventure de l’année.

2. Fate/Zero

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Je ne pensais pas que Fate/Zero se lancerait aussi rapidement. Je m’attendais à un départ à Fate/Stay Night, c’est à dire lent, en présentant petit à petit ses différents masters et servants. Fate/Zero a un début tonitruant. On a même droit à une sorte de bataille royale avec plusieurs servants et masters au même endroit et qui se mettent d’entrée sur la gueule. Même dans Fate/stay Night, on n’avait pas eu droit à ça. En 4 épisodes, on en a vu plus qu’en 16 de FSN. Graphiquement, c’est de très bonne qualité. On est vraiment gâté de ce côté là cette saison. Le nouveau Rider gagne le titre de personnage le plus sympathique de la série, et Lancer et Kiritsugu se partagent celui de personnage le plus cool. En fait, le fait que tous les personnages soient tous présentés d’entrée rend la série passionnante: on se prend à imaginer la suite, et toutes les possibilités qui peuvent survenir.

 

1. Mawaru Penguindrum

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La meilleure série cet été continue cet automne. Mawaru Penguindrum est toujours plein d’originalité, continue de surprendre à chaque épisode. On a en gros 6 personnages principaux, et tous sont très bien travaillés, avec tous des passés très lourds. La patte graphique de Brains Base continue de m’émerveiller (Spice and Wolf, Durarara). La mise en scène est impeccable: toutes les scènes sont intéressantes et inventives, soit par l’humour, soit par les révélations toujours aussi folles. Au bout de 16 épisodes, la série continue de se bâtir, et les personnages d’évoluer. Jusqu’où va encore monter cette série?

 

 

 

24 septembre, 2011

A propos des Manhwas et des Webtoons

Classé dans : [*Divers*],[*Mangas en Cours*],[*Manhwa*] — immelman @ 14:10

Ca fait longtemps que je voulais parler des manhwas, les « mangas coréens » (pour ceux qui l’ignoraient le terme manga est réservé aux bandes dessinées japonaises, manhwa pour les coréens, et manhua pour les chinois). En ce qui concerne les manhua chinois, je ne connais quasiment rien: le seul artiste que je connais est Benjamin dont le style est reconnaissable d’entre 1000, et le manga The One, dont on pourrait dire qu’il s’agit du Skip Beat chinois, avec la mode comme sujet principal au lieu de la comédie. Je me souviens avoir acheté aussi un magnifique manhua sorti en France tout en couleur: le Pavillon de l’Aile Ouest paru chez l’éditeur Xiao Pan. Il s’agit d’un one shot très court, mais très joli. Je ferme cette grosse parenthèse sur le manhua.

Autant je peux citer un artiste chinois, autant je suis incapable de citer un artiste coréen (je n’ai pas la mémoire des noms). Pourtant j’ai lu un bon nombre de manhwas. Je n’essaie pas d’écrire un article documenté sur le manga coréen, je veux juste en parler et donner mon ressenti sur un genre qui prend énormément d’ampleur sur internet avec notamment ce qu’on appelle les Webtoons. Il s’agit de bandes dessinées créées pour être lu sur un ordinateur, et qui à ma connaissance ne sont pas imprimées et reliées. Ces histoires n’ont rien à voir avec les petites BD que l’on peut trouver sur certains blogs de dessinateurs amateurs; il s’agit ici de dessinateurs professionnels. Apparemment (je n’ai pas trouvé de sources et d’infos sûres), ces webtoons sont gratuits à la lecture, et sont mis en ligne par des sites coréens dont le plus connu est naver. Les profits sont engendrés par la publicité présente sur le site: un système dans l’air du temps, et assez intéressant pour les consommateurs. Il existe plusieurs site de traduction pour ces webtoons: webtoonlive , The Company , Easy Going Scans.  Ce genre n’existe pas qu’en Corée, puisque nous avons aussi nos Webtoons à nous Français avec Delitoon. Je reviendrai sur ces webtoons plus bas.

A propos des Manhwas et des Webtoons dans [*Divers*] akikochonchu9782750704124fs dans [*Mangas en Cours*]

Avant tout cela, les manhwas sont arrivés petit à petit en France. Même aujourd’hui, ils sont encore noyés par les mangas, et il est difficile pour le regard débutant de différencier l’un de l’autre. Un oeil aiguisé (comme le mien héhé!) peut faire la différence tout de suite: il y a un style graphique manhwa, différent de celui des mangas. C’est difficile à expliquer mais je dirai que le manhwa possède un dessin avec des formes plus rondes, est plus aéré (moins de dialogues et d’onomatopées), et a un style plus « propre », comme si le dessin était fait à l’ordinateur et non à la plume. Il s’agit d’un ressenti général, et bien évidemment il y aura toujours des exceptions. Pour ma part, les deux manhwas qui ont réussi à ouvrir la brèche en France sont Yureka (toujours en cours) et Chonchu (la série a été arrêtée). Yureka jouit sans doute d’un bon accueil vu qu’on a dépassé les 20 volumes, et que la série continue en France. Quant à Chonchu, l’auteur a laissé tomber son histoire pour travailler sur d’autres projets, dont Jackals (chez Ki-Oon, série en 7 volumes dispensable). Je n’ai lu de Chonchu que les premiers chapitres, et ça m’avait plutôt plu malgré un début assez lent. C’est donc l’éditeur Tokebi qui s’empare du marché des manhwas en France, au début.

Par la suite les coréens, comme les japonais vont inflitrer le milieu culturel occidental avec ses jeux vidéos: tous ces petits jeux coréens en ligne, tous ces Free 2 Play (comme Pangya! excellent jeu de golf) ou ses MMORPG comme Ragnarok Online (RO dont j’ai passé beaucoup de temps dessus) qui est d’ailleurs basé sur le manhwa sorti en France Ragnarok into the Abyss. Un animé (médiocre) est même sorti grâce au succès du jeu (c’est bien l’un des seuls animés japonais à s’inspirer d’une création coréenne). Le manhwa était très prometteur, avec ses scènes d’action très bien réalisées, ses dessins de plus en plus beaux, son histoire de plus en plus intéressante, ses filles de plus en plus en rondeur, jusqu’au 10ème volume… le dernier… l’auteur Lee Myung-jin  a arrêté son écriture pour se concentrer sur le jeu online, qui devait sans doute lui rapporter plus tout en fournissant moins de travail. Je me souviens de mon excitation après avoir acheté ce dixième volume et de son cliffhanger monstrueux de fin, et de voir quelques mois plus tard que la série s’arrêtait là… quel gâchis! Tous ces manhwas sont publiés chez Tokebi…

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Jusqu’au jour où Tokebi disparaît suite à la faillite de SEEBD la maison mère. Le manhwa redevient alors à nouveau un marché à nouveau en friche. L’ancien éditeur en chef de Tokebi fonde alors Samji qui reprend les titres forts de Tokebi: Yureka, Demon King. Je suis étonné que les autres éditeurs ne se soient pas plus battus pour récupérer certains titres. Actuellement, le manhwa le plus connu est édité chez Ki-oon avec Kurokami (Black God en anglais), une série assez sympathique qui a eu droit aussi à son adaptation en animé (je viens d’y penser en l’écrivant!). Autre parenthèse, il faudra que je parle de Ki-oon un de ces jours, et de l’ascension fulgurante de cet éditeur. Pour finir cet historique, voici quelques titres coréens qui paraissent en France et que je recommande: Project Girlfriend (c’est vraiment con, mais c’est bon, Need a Girl en anglais), Kurokami bien sûr, et P.K (pour les amateurs de baston pure), Yureka, Space China Dress… et en fait c’est à peu près tout. Je me rends compte au final qu’il y a peu de manhwas reliés qui m’intéressent, et pourtant les couvertures en rayon sont souvent très aguicheuses; le dessin manhwa est assez uniforme (plus que dans les mangas!) mais très agréable (je ne connais pas de manhwa laid). Pour preuve, j’ai même acheté un manhwa uniquement pour sa couverture: Yegrina. Un seule tome de sorti pour l’instant, et un premier tome assez moyen au final; à voir pour la suite.

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Je viens de parler des dessins, qu’en est-il des thèmes abordés? A peu de choses près, ce sont les mêmes que dans les mangas: des histoires d’amour et de cul à l’école, des histoires de voyous et de bastons. On retrouve mêmes les 3 grandes catégories shonen, shoujô et Seinen: on peut les traduire respectivement par sonyun, sunjeong et chungnyun. Je n’ai pas encore trouvé/lu de manhwas avec des harems; c’est l’une des plus grandes différences. En général, la parité hommes/femmes est respectée, et au lieu d’avoir 5 histoires avec le même gars et 5 filles différentes, on trouve plus souvent chez les coréens 5 histoires avec 4 ou 5 garçons et 4 ou 5 filles. Un bon point pour les Coréens! Par contre au niveau diversité, le manhwa reste quand même plus pauvre que le manga qui possède une sacrée chiée de titres, et les japonais font énormément d’efforts pour créer des histoires un peu plus complexes et originales. J’ai l’impression (et j’insiste bien là dessus, je ne possède aucune preuve) qu’il n’y a pas la même concurrence chez les manhwakas que chez les mangakas. Fatalement, il en découle que l’innovation n’est pas encore au centre des préoccupations des auteurs pour pouvoir s’imposer. Sans la concurrence et la pression énorme qui prennent place dans le Jump, aurait-on eu droit à la qualité actuelle des Naruto, One Piece, Gintama, Sket Dance, Death Note? La question est légitime, et la réponse est sans doute non. Un petit mot sur les shojos: il me reste encore à trouver (parmi les manhwas reliés) un shojo qui sorte du lot. Le seul que j’avais trouvé assez intéressant parlait d’un savant fou qui invente une machine qui échange l’esprit et les corps des personnes, et ainsi un lycéen et une lycéenne échange leur corps avec tout les problèmes que ça entraînent. Je ne me souviens plus du nom (et mangafox est en panne), je le rajouterai dans ce billet dès que je le retrouve. C’était loin d’être un très grand manga, mais on lui pardonne, car à moins de s’appeler Natsuki Takaya (Fruits Basket) ou Aï Yazawa (Nana), il est difficile de sublimer un shojô.

 

EN REVANCHE, nous avons les webtoons!! Eh oui! Parce que là par contre, la concurrence existe. Il suffit d’aller sur la page principale de Naver  pour se rendre compte que les titres se comptent par dizaines. Pour se faire reconnaître, il faut se démarquer des autres, et cette concurrence saine permet selon moi à une bonne dizaine de titres de devenir de très très bons manhwas. Je suis étonné de découvrir presque chaque jour une nouvelle série, avec une histoire originale! Alors certes, la qualité de ces webtoons est très variables: les auteurs ne travaillent que seuls ou à 2 et n’ont pas d’assistants comme les mangakas. Les dessins sont tous faits par ordinateurs, et les dates butoirs sont souvent très rapprochées (2 chapitres par semaine parfois). En contrepartie, tous les dessins sont en couleurs, donc  bon… On ne va pas se plaindre. Il me serait difficile de décrire un par un pourquoi tous ces titres sont bons, alors je vais me cantonner à quelques titres indispensables, et seulement citer les autres.

Tower of God

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Il s’agit du webtoon que j’attends le plus chaque semaine. Il s’agit d’un shonen qui fait beaucoup penser à HunterXHunter: on en est au 64ème chapitre, depuis le début, l’histoire raconte comment le héros Baam cherche à retrouver son amie, partie pour grimper une tour dont les étages deviennent de plus en plus dangereux, mais dont ceux qui atteignent le sommet gagnent de fabuleuses récompenses. Pour avoir le droit de grimper, un test est organisé pour juger les combattants aptes ou pas à monter plus haut. C’est là qu’on retrouve ce fameux test qui fait penser à mon passage préféré d’HunterXHunter, avec au moins autant de personnages, et le « nen » remplacé ici par le « shinsoo ». Tower of God est indispensable à tous les amateurs de shonens et de seinens, et n’a rien à envier à la série de Yoshihiro Togashi.

Noblesse

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C’est à nouveau un shonen, avec une durée de publication plus longue: le 200ème chapitre a été dépassé.Si Tower of God est dans son ensemble ultra sérieux, Noblesse est à moitié comique, et à moitié sérieux. L’histoire n’est pas bien compliquée mais est difficile à raconter. Pour faire bref, il existe sur Terre des être quasi immortels qui existent depuis la nuit des temps, et qui sont doués de forces et de pouvoirs prodigieux. Les humains grâce à leur technologie sont devenus plus forts, et une organisation secrète a le pouvoir de modifier des humains pour les rendre surhumains. Un groupe de lycéens normaux va être malgré eux impliqués à la fois aux activités de cette organisation, et à la fois au réveil de l’un des êtres ancestraux mentionnés au dessus. Noblesse est très sympa à lire, et l’auteur arrive à terminer presque tous ses chapitres avec un cliffhanger. Certains chapitres sont indépendants, mais lorsqu’un arc de l’histoire commence, il est difficile de s’arrêter. Le manga est bien moins profond que ToG, et se concentre surtout sur les gags et la baston. Malgré tout, l’histoire garde constamment des éléments mystérieux sous le pied, et possèdent suffisamment de personnages pour en laisser certains de côté, pour pouvoir y revenir 20 chapitres plus tard.

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Celui ci est vraiment très beau. Problème, l’auteur a refusé que l’on traduise au delà du 11ème chapitre. Malgré tout, ça ne coûte rien de lire le début qui raconte l’histoire d’une jolie lycéenne qui vit seule avec sa soeur, livrées à elles même. Elles survivent malgré leur extrême pauvreté, et les railleries des camarades de classe. Un jour, elle rencontre un prestidigitateur un peu bizarre… Annarasumanara est une expérience à lire, dont je ne me souviens pas qu’il existe un équivalent en manga (je ne sais pas si cette phrase est correcte ou si elle a un sens). J’espère vraiment que la suite sera accessible un jour pour les non-coréens!

 

Voici d’autres titres qui me plaisent: Kubera (Shonen Fantasy), My Heart is Beating (comédie, sport (waterpolo), parfois drame), Space (remake de la genèse de la bible), Nineteen Twenty-one  (courte comédie romantique), Nowhere Boy (comédie un peu grinçante), Orange Marmelade (comédie romantico-dramatique avec une vampire).

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Bien entendu, ils sont tous en anglais. Je n’ai pas trouvé d’équipe de scantrad française qui les propose.

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13 septembre, 2011

Automne 2011: une relève compliquée

Classé dans : [*Divers*],[*Preview*] — immelman @ 14:45

La saison été 2011 se termine, et j’ai envie de dire, pas trop tôt! Dans l’ensemble, les meilleures séries actuellement diffusées sont celles qui ont commencé au printemps (super saison, pour la météo comme pour les animés). Je dis bien dans l’ensemble car il y a Mawaru Penguindrum en ce moment, et ça déboite!  Les très bonnes séries du printemps se terminent donc, et très peu de séries d’été ont plus de 13 épisodes, et vont donc bientôt s’arrêter. L’automne arrive et va remplacer pratiquement tous les shows actuels. Il va falloir relever au pied levé les Mawaru Penguindrum, Tiger & Bunny et autres Steins Gate!Je ne vais présenter toutes les nouvelles séries une à une, je vais plutôt parler de celles qui m’inspirent le plus, et en lesquelles je place de l’espoir.

Commençons par les suites, remakes ou préquelles: (j’ai ajouté en lien les trailers lorsqu’il y en a)

Working’!!

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Le premier épisode a eu droit à une prédiffusion. J’ai plutôt aimé la première saison, et je suis aussi curieux de voir comment la relation entre Inami l’androphobe et Takanashi va évoluer. Par contre au vu de cet épisode, j’ai peur qu’elle n’arrive pas à se renouveler assez. Les gags sont les mêmes, voire les mêmes en moins bien, comme si cet épisode était un épisode récapitulatif. Au cas où on aurait oublié qui sont les personnages. Du coup, je n’ai pas souri une seule fois, et je me suis plutôt ennuyé. Dommage, parce que la qualité graphique et l’animation sont assez séduisantes pour une série de ce genre.

Shinryaku?! Ika Musume

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J’ai l’impression de parler des mêmes séries que dans mon billet précédent. La suite des aventures d’Ika Musume, la fille poulpe littéralement. Comme pour toutes les comédies, tout est question de nouvellement de gags (le contraire du premier épisode de Working). J’attends le retour d’Ika Musume avec autant d’impatience que d’appréhension, mais dans tous les cas, je vais les regarder. Au passage, je ne comprends pas cette nouvelle mode des studios japonais à changer les signes de ponctuation dans les titres pour signifier une suite. Ainsi, après Shinryaku! Ika Musume!, on a Shinryaku?! Ika Musume!. C’était le cas avec Himawari!, puis Himawari!! (même chose pour K-On si je me souviens bien aussi), et la palme du ridicule reviens à Working, avec Working!! qui se transforme en Working’!!  

Fate/Zero

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Fate/Stay Night était une série qui avait provoqué beaucoup d’engouements à l’époque. La raison principale est évidente: l’univers de la visual novel, la guerre du Graal développés sont vraiment intéressants. Et en plus, de voir des héros mythologiques ou réels venu de tous les âges s’affronter entre eux, c’était tout simplement jouissif, et ce malgré un animé mettant énormément de temps à démarrer (Je déconseille le film au passage que j’ai trouvé abominable). Le character design est aussi une force de cette série, et avait donné lieu à la création de personnages vraiment classes, comme Tohsaka Rin et Archer. Fate/Zero est une préquelle de Fate/Stay Night, et explique les évênements qui ont eu lieu 15 ans avant, lors de la précédente quête du Graal. On en apprendra un peu plus sur le père de Shirou. Cela s’annonce comme une valeur sure de la prochaine saison: le visionnage de Fate/Stay Night ne devrait pas être obligatoire avant de profiter de cette préquelle.

Last Exile: Fam, the Silver Wing

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Rien que l’évocation des mots Last Exile provoque chez moi une joie incommensurable (voire plus). Il s’agit d’une de mes séries préférées, dont le design est assurée par mon dessinateur préféré, Murata Range. Ce nouveau Last Exile est mystérieux. Je ne sais pas s’il s’agit d’un reboot de la série, ou d’une suite; apparemment Clause et Lavie, le duo de la première série ne devrait pas apparaître, mais on devrait revoir tout de même certains personnages. Le réalisateur est le même, et il s’agit de celui qui a fait pas mal de mes séries préférées chez Gonzo (qui au passage signe vraiment son retour); parmi elles, les Tower of Druaga. Ce Last Exile: Pam the Silver Wing s’annonce comme la meilleure prochaine série, et sera en compétition pour le titre de série de l’année.

Bakuman 2

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La suite de Bakuman, l’adaptation du manga écrit par le duo de Death Note, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata. Puisque je suis le manga, je peux vous dire que les choses sérieuses continuent. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sans spoiler. Ceux qui ont vu la première saison voudront sans doute voir cette suite. Pour ceux qui n’ont pas commencé, je leur conseille d’acheter le manga à la place de l’animé, ou au moins d’essayer de le lire. Attention, lire un Bakuman prend du temps et de la concentration, car il y a beaucoup de texte.

Hunter x Hunter

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Parfait, je n’en demandais pas tant. Je n’ai pas vu la série qui date de 2001 d’Hunter x Hunter. Je vais pouvoir rattraper ça en regardant ce remake, en espérant qu’on aura les mêmes améliorations que pour Full Metal Alchemist. Je pense qu’il est inutile de présenter le manga et l’animé, et pour ceux qui ne connaîtraient pas, sachez qu’il s’agit d’un très bon shonen issu du Jump, du même auteur que Yuyu Hakusho, et qui a eu quelques problèmes de publication il y a un an ou 2 (l’auteur aurait eu une dépression). On suit Gon un jeune garçon force de la nature, qui se met à la recherche de son père, un Hunter extrêmement renommé parti il y a des années. Les hunters sont des mercenaires officiels, qui obtiennent leur titre à la suite d’un examen physique et mental très exigeant. Gon va prendre part à cet examen pour devenir Hunter et obtenir des indices sur son père. L’animé devrait comporter beaucoup d’épisodes (plus de 45) mais sans doute moins (heureusement) qu’un Naruto ou Bleach ou One Piece. Pour ceux qui comme moi n’ont pas vu le premier animé, il faudra se jeter sur celui ci.

 

Puis les nouvelles séries:

 

C3- Cube x Cursed x Curious

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« Un jour, un lycéen reçoit un colis encombrant à son appartement, envoyé par son père voyageant à l’étranger. Il s’agit d’un cube très lourd, et très mystérieux. Il contient une fille nue, fan de crackers, et se dit sou l’emprise d’une malédiction. Le garçon et la fille vont tenter ensemble de la lever »
J’ai lu il y a longtemps les premiers chapitres du manga, et ça ne m’avais pas franchement emballé. « Banal » est l’adjectif qui correspond à cette histoire remplié de fanservice, et de situations cocasses vues et archi revues. Alors pour quelle raison est-ce-que j’en parle? Pour l’unique raison que le studio Silver Link s’occupe de son adaptation, soit la même équipe que les Baka Test, avec le même réalisateur, qui a baroudé chez Shaft. On peut donc s’attendre à une réalisation réussie, en espérant juste que cela suffira pour rendre C3 une série divertissante. Je n’en demande pas plus.

Phi Brain: Kami no Puzzle

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« Kaito est un fan d’énigmes et de puzzles. Ca tombe bien puisque l’école dans laquelle il vient d’arriver possède un célèbre puzzle réputé pour sa difficulté le « Phi Brain ». Avec l’aide de Nonoha son amie d’enfance, ils vont s’attaquer à ce challenge relevé. »J’aime bien les dessins, l’histoire est originale, et quand Sunrise ne fait pas d’animés de méchas, c’est souvent pas mal. A surveiller.

Kimi to Boku

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« L’histoire de quatre potes lycéens et d’un nouvel élève étranger qui vient d’arriver, qui rejoint leur groupe. »
Voici la prochaine comédie signée JC Staff. Je n’ai pas lu le manga, il va m’être difficile d’en parler plus; tout ce que je peux dire, c’est que ça sent bon. Le style ressemble à celui de Natsume Yuujinchou, ça doit être pour ça que je ressens des bonnes ondes. En plus de ça, JC Staff sait réussir ce genre de comédie; dois-je vous rappeler Toradora, Lovely Complex, Honey & Clover?

Chihayafuru

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« Chikaya Ayase est la soeur d’une mannequin qui a réussi sa carrière. Elle aussi veut se donner à fond dans quelque chose. Elle découvre alors par le biais d’un copain, le monde merveilleux du Karuta, un jeu de cartes japonais… »
Raconté comme ça, le synopsis ne fait pas rêver. Mais le shojo dont est tiré cette adaptation a reçu beaucoup d’éloges et a été récompensé. Madhouse qui réalise un Shojo, ça me fait rêver. En ce qui concerne le Karuta, et bien même si ça n’a pas l’air transcendant, n’oublions pas ce que les japonais sont capables de faire avec des histoires de go (Hikaru no go), de shogi (Shion no Ou, ou King of Shogi en français), mahjong (Akagi).

Ben-To

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« Comédie à propos d’un lycéen qui découvre le monde dur et cruel du shopping de bento (repas en boîte préparé) en promotion »
C’est le genre de série qu’on pourrait laisser tomber immédiatement après avoir lu le synopsis. Je n’y aurais sans doute pas prêté beaucoup d’importance si je n’avais pu vu quel est le studio qui réalise cette série. David Production! Les créateurs de Armed Librarians (2009), et Level E (2011), soit 2 des meilleures séries crées depuis 3 ans. Ces gars là sont assez énormes, un peu comme manglobe à leur début. David Productions s’attaque encore à un nouveau genre, la comédie burleque, un genre assez périlleux car très représenté en ce moment.

Mirai Nikki

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« Mirai Nikki raconte le combat à mort que se livrent 12 personnes, toutes équipées d’un journal capable de prévoir certains éléments du futur. Parmi les participants de ce jeu mortel, Yukiteru va s’allier à Yuno, une autre détentrice d’un journal, folle amoureuse de lui, et surtout folle tout court. »
Je suis étonné que Mirai Nikki n’ai pas été adapté plus tôt, et par un plus gros studio. A part Minami-Ke (qui s’en souvient), Kiddy grade (??) et Ga Rei Zero, le studio asread n’a été qu’un studio sous traitant parmi tant d’autres. J’espère que l’animé ne sera pas bâclé, car il faut rendre justice au manga, un shonen original comme il est rare d’en voir, à la limite du seinen (comme Death Note). Le scénario est rempli de bonnes idées, et si vous voulez en savoir plus, achetez le manga, il en vaut la peine.

Guilty Crown

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« En 2029, alors que le monde est gouverné par une multinationale, Shu, 17 ans, rencontre Inori, une rebelle appartenant à un groupe résistant qui utilise des méchas pour lutter contre le régime oppresseur. Shu n’est pas en reste puisqu’il possède le « pouvoir des rois », une habilité lui permettant de générer des armes ou objets des corps des personnes. Mais risquera-t-il sa vie pour autant? »
On n’entend pas beaucoup parler de production IG en ce moment. Pourtant ils continuent de sortir de très bonnes séries toutes les saisons (Usagi Drop pour ne citer que la dernière). J’adore les séries d’anticipation, car elles permettent souvent d’amener des idées originales. Les univers ainsi créés se suffisent souvent à eux même tant leur design et leur contexte politiques sont intéressants. Le synopsis de ce Guilty Crown n’est pas sans faire penser Code Geass, et ce n’est pas pour me déplaire!

Ad Lib Anime Kenkyushou

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On en sait très peu sur ce projet. La seule chose que l’on sait, c’est que les deux doubleuses Katou Emiri et Fukuhara Kaori y participent. C’est un animé conceptuel dans lequel ces deux doubleuses vont créer elle-même le script et enregistrer les voix, avec un invité différent chaque semaine. Le studio (dont je ne connais pas l’identité) en charge de l’animation devra adapter ce script et ces dialogues chaque semaine. Tout cela à l’arrache. Inutile donc de s’attendre à une animation ultra chiadée, et à un scénario profond, si tenté qu’il y en ai un. Honnêtement, je pense que ça sera nul, mais l’initiative est sympa, et méritait sa place dans mon billet.

UN-GO
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Encore une histoire de détective réalisé par le studio Bones. Je dis encore, car ils viennent de réaliser Gosick, qui en est une. Les différentes enquêtes sont tirées d’histoires écrites par Sakaguchi Ango, celui à qui on doit le deuxième arc de Aoi Bungaku (In the forest, under cherries on full bloom), un écrivain des années 50-60. L’univers de UN-GO sera transposée dans un futur proche.
Je n’ai pas trouvé Gosick mauvais, mais pour moi, ça n’est pas non plus un must. Malgré ses qualités, cette série raconte mal ses passages de détectives, je lui préfère ses passages de comédie romantique. Le trailer de UN-GO laisse présager tout de même un univers original, reste à voir si la narration sera meilleure que dans Gosick.

12 septembre, 2011

2010: une année très moyenne

Pour mon premier nouveau billet, quoi de mieux que de revenir sur l’année pendant laquelle je m’étais tu. Comme l’indique le titre, 2010 a été une mauvaise année (ce qui n’est pas le cas de 2011!).

J’ai même l’impression que les qualités de production ont atteint une sorte de plafond: les dessins et animations sont très bons, mais depuis 2009, les studios ont du mal à élever leur niveau technique. JC Staff, les créateurs des Toradora, A certain magical Index et A certain scientific Railgun (vous m’épargnerez les noms en VO imbitables pour les non pratiquants), qui étaient arrivés à imposer une patte graphique impressionnante, à base de colorisation légèrement pastel et une animation de grande qualité, finalement enchaînent les séries avec la même matrice. Ce n’est pas désagréable du tout, mais c’est un signe qu’ils ont du mal à évoluer. Pour cacher cette incapacité à augmenter la qualité, les réalisateurs ont tendance à opter depuis deux ans à un changement radical de style graphique; d’un point de vue de gamer, il s’agit à peu près de la même technique qui consiste à utiliser le Cell Shading ou des graphismes enfantins sur la wii pour produire des jeux intéressants visuellement, en contournant ainsi les limites techniques de la machine. Madhouse avec Katanagatari, Production IG avec Hourou Musuko et plus récemment Usagi Drop, Gainax avec Hanamaru Youchien etc…
Cela étant dit, cette nouvelle tendance ne me déplaît pas du tout; il s’agit uniquement d’un constat que j’ai pu faire.

Pour en revenir à notre année 2010, parmi le flot d’animés moyens et mauvais, j’ai quand même retenu quelques pépites comme on en trouve tous les ans heureusement. Ce que j’ai retenu de cette année, c’est le retour en grande pompe des comédies, des vraies! qui m’ont fait rire! Alors que les années précédentes étaient remplies de séries tranche-de-vie moe et de shonens, il faut compter maintenant avec les comédies bien débiles, dans le bon sens du terme (et moe aussi mais bon…). Il est aussi intéressant de remarquer (mais ça, ça dure depuis 2009) qu’il y a de plus en plus de suites sur les « blockbusters ». Vu la conjoncture économique, il faudra faire avec, mais dans l’ensemble, ce sont des suites qui apportent quelque chose.

Voilà donc les séries qui ont marqué 2010, avec en premier les suites pour les fans ou les séries mineures, puis ensuite les animés que j’ai aimés ou qui ont fait le buzz, et enfin, ma sélection des 10 de 2010 qui sortent du lot.

Parce qu’il fallait en parler

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Pour les fans de Black Butler (alias Kuroshitsuji), on a eu droit à la deuxième saison qui paraît-il est de qualité. Je n’ai vu ni la première ni cette deuxième saison, je ne pourrais pas en parler plus.
Après la crise qu’a connu le studio Gonzo, plus personne ne croyait à une suite d’une de leur dernière série Strike Witches (qui était pas trop mal, et qui avait eu du succès pourtant). C’est AIC, les anciens meilleurs copains de Gonzo qui décident de reprendre le flambeau, et qui nous pond cette deuxième saison que je n’ai toujours pas regardée.
J’ai pas contre vu la deuxième saison de Letter Bee, nommée Letter Bee: Reverse (Tegami Bachi). Je fais la collection du manga, et je n’ai pas été déçu non plus par l’adaptation. L’animé diverge du manga et propose sa propre fin, classique mais bonne. Je recommande le manga plutôt que la série, uniquement pour le rythme lent qui sied mieux au manga. Pour les allergiques du papier, la série reste très bonne.

Je me suis coltiné avec un peu plus de mal, la licence phare du studio JC Staff: To Aru Majutsu no Index, première et deuxième saison. Dans l’ensemble, c’est laborieux. Elles sont formées de plusieurs arcs d’histoire dont l’intérêt est très inégal selon chacun. Touma le héros est plutôt sympathique comme la majeure partie des personnages secondaires. Par contre Index est insoutenable, et on se demande parfois (tout le temps?) qui devrait être la vraie héroïne entre elle et Misaka Mikoto (alias Railgun). Les To Aru Kagaku no Railgun (histoire parallèle aux Index) sont meilleurs, mais au final, pourquoi pas… Cette série pourra en séduire certains: combats plutôt classes, bonne animation, bon character design. En fait les seuls vrais problèmes sont l’héroïne et l’histoire qui ne m’a pas du tout intéressé.

Ceux qui ont aimé la première saison de Sora no Otoshimono aimeront la deuxième (Sora no Otoshimono forte). C’est le même genre: un héros débile et pervers qui peut devenir tout petit comme dans le collège fou fou fou, qui dispose de la puissance infinie d’une androïde pour entreprendre ses plans érotiques. Avec en plus deux ou trois épisodes plus sérieux, c’est une bonne petite série, un peu moins bien que la première saison selon moi, malgré les contours d’une histoire qui semble intéressante et qui pourrait se profiler en une troisième saison.

Adapté d’un manga du Jump (le célèbre magazine japonais qui publie Naruto, Bleach et One Piece, qui a publié Death Note, Eyeshield 21, et Dragon Ball…), Nurarihyon no Mago raconte l’histoire d’un collégien mi humain mi démon, petit fils du leader d’un clan de démons puissant. Il doit partager sa vie entre ses responsabilités dans le clan et sa vie collégienne. C’est pas mal, voire à certains moments très bon. C’est un shonen qui manque un tout petit peu de rythme à mon goût. La deuxième saison est actuellement diffusée, et peut être bien que je vais m’y remettre sérieusement, ne serait-ce que pour la voix d’Aya Hirano (Haruhi Suzumiya) qui signe malheureusement un de ses derniers rôles de doubleuses. En France, la manga est publié sous le nom: Nura, le seigneur des Youkaïs. Je ne les ai pas lu.
C’est une série du studio Bones (Full Metal Alchemist, Xam’d, Soul Eater), donc évidemment les attentes sont énormes. C’est Star Driver. Comme à leur habitude, c’est super beau, alors par contre j’ai pas du tout aimé l’histoire et la réalisation. Il parait que ça ressemble à Utena (que je n’ai pas vu), avec des combats de méchas à la place des duels à l’épée. Je pense qu’il y aura des gens qui aimeront, je n’en fais pas partie. Ca fait deux déceptions d’affilé avec Hero Man pour le studio Bones.

Pour finir avec cette rubrique, 2010 marque aussi la fin de K-on de Kyoto Animation, avec sa deuxième et dernière saison. Ceux qui ont aimé la première saison aimeront sans doute celle là, les autres pourront passer leur chemin. Pour ceux qui ne connaissaient pas, cette série suit 4 puis 5 lycéennes qui montent un club de rock. Elle s’amusent, mangent des gâteaux, s’entraînent etc… J’ai rien contre cette série, que j’ai trouvé sympa au début, puis assez ennuyeuse par la suite.

Les bonnes petites séries, ou celles qui ont fait parler d’elles

Hanamaru Youchien

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Décidément Gainax arrive toujours à surprendre en changeant de genre pour toutes ses séries. Cette fois ci, c’est un surfant sur la vague du moe, et en s’appropriant le style graphique séduisant de JC Staff, qu’ils délivrent sans prise de risque ce Hanamaru Kindergarten. On prend un jeune instituteur qui tombe amoureux de sa collègue, on lui met des enfants mignons en bas âge qui font ce que font tous les enfants de leur âge: emmerder tendrement l’instit’, et voilà! On obtient une série légère, mais soignée, avec un humour qui fait mouche, et une bonne couche de moe pour enrober le tout et plaire au plus grand nombre. Une série certes un peu consensuelle, mais réalisée avec justesse sans en rajouter.

Baka Test To Shojanku

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Voilà une des comédies dont je parlais plus haut. C’est une comédie dans un lycée, avec des classes, dont le niveau scolaire est bien délimité, s’affrontent à travers des luttes de petits avatars. Ce côté combat ne représente qu’une petite partie de l’histoire, qui préfère se concentrer surtout sur les élèves de la classe F, de plus bas niveau, la classe des cancres. Le casting n’est pas très original pour un manga, mais l’alchimie fonctionne: l’idiot, son copain un peu moins idiot et chef de la classe, la surdouée mais tête en l’air, la tsundere, le mec que tout le monde traite comme une fille, le photographe hacker pervers. Cette série est complètement conne, et c’est bien pour ça que je l’aime.

Working!

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Voilà une autre comédie que j’ai bien aimée dont la seconde saison va bientôt être diffusée. Tirée d’un manga 4-coma (suite d’histoires courtes racontées en 4 cases), les gags s’enchaînent bien et comme Baka Test, c’est le casting de personnage atypique qui fait la différence. On suit le travail des employés dans un restaurant familial japonais parmi lesquels on trouve: le nouveau fan absolu de tout ce qui est petit est mignon, son aînée de 2 ans qui en fait 5 de moins mentalement, la fille timide et androphobe qui frappe tous les hommes qui s’approchent trop près d’elle, la manager ancienne yankee, le cuistot maitre chanteur etc… Au final, treize épisodes qui passent assez vite. J’attends la deuxième saison, dont le premier épisode a été diffusé, et qui m’a fait très mauvaise impression (toujours les mêmes gags).

Arakawa Under The Bridge (Saison 1 et 2)

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Encore une comédie pour continuer, et celle ci est signée du studio très (trop) prolifique Shaft. Qui plus est, c’est le réalisateur de Bakemonogatari qui réalise cette nouvelle série, Akiyuki Shinbo. C’est aussi tiré d’un manga, qui est encore plus barré que les 2 précédentes comédies. Dans cette série, tous les personnages (il y en a beaucoup) sont tous anormaux, et pourraient être tous échappés d’asile. Ils vivent au bord de la rivière Arakawa sous un pont, on suit leur pérégrinations, leurs coutumes toutes plus bizarres les unes que les autres. Tout cela est servi avec une histoire d’amour en fil rouge entre le héros, fils d’un multi-millionaire venu vivre au bord de la rivière pour cette fille qui l’a sauvé de la noyade, et qui se prétend venir de Venus. Je l’ai trouvée drôle, mais attention pour les non initiés à l’humour japonais: il s’agit de l’humour japonais complètement absurde, certains pourront ne pas y être sensibles. Même pour les ceux qui y sont habitués, la série est inégale: il y a beaucoup de gags, et certains tombent à plat, avec une proportion d’un sur 4 à peu près. Point fort: les doublages sont hilarants, avec la présence notamment de mon doubleur masculin préféré, T. Sugita, le doubleur de Kyon dans la Mélancholie d’Haruhi Suzumiya.

Senko no Night Raid

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Malgré un opening de grande classe, une direction et réalisation de très bonne facture, SnNR n’est pas un franc succès. Je lui reprocherais la même chose qu’à Mouryou no Hako, c’est à dire qu’elle s’épand sur de trop nombreux détails, qui sont censés étoffer l’histoire et le background historique, mais qui nous sont débités à une telle vitesse qu’on n’y comprend rien. Pour l’histoire, il s’agit d’une brigade secrète de quelques japonais doués de pouvoirs psychiques (télépathe, arrête momentané du temps…) qui enquête en Chine en territoire japonais dans les années 20 ou 30, sur un groupe terroriste indépendantiste chinois. A cause du problème évoqué plus haut, SnNR ne gardera le statut que de bonne petite série au lieu de très bonne série.

House of Five Leaves (Saraiya Goyou)

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« Sign of loooove! Show me youuur souuuul! » De même que SnNR, l’opening est très classe. Tiré d’un manga, qui est publié en France sous le nom de Goyô, c’est l’histoire d’un ronin timide (samouraï errant sans employeur) qui rencontre un charismatique brigand et qui décide de se joindre à son association de 5 malfaiteurs, the Five Leaves. Ils gagnent leur argent en kidnappant des enfants de familles riches mais mal réputées pour extorquer l’argent des rançons. Le style graphique est déroutant (comme celui du manga), avec des personnages avec des yeux énormes, mais on s’y fait assez rapidement. Le rythme est trèèèèès lent, et il ne se passe pas grand chose. Notre héros samouraï va au fur et à mesure de l’histoire apprendre l’histoire de ce groupe de kidnappeurs au grand coeur; c’est le point principal de cette série d’une douzaine d’épisodes. Cela aurait pu être une des 10 séries de 2010, pas de défaut majeur, à part peut être que j’aurais aimé peut être voir plus de combat: c’est assez frustrant de voir un héros balaise, et de ne jamais le voir se battre!

The Tatami Galaxy (Yojōhan Shinwa Taikei)

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C’est une série OVNI. Je n’ai pas du tout accroché à cette série totalement décousue, et qui a dû être un calvaire à sous-titrer, tellement le héros narrateur parle très vite, et surtout tout le temps. L’histoire est incohérente, chaque épisode est une sorte d’histoire alternative, avec les mêmes personnages mais dans des situations différentes. Le héros sans nom, étudiant à l’université, raconte pratiquement tout en voix off: à chaque épisode il raconte ses déboires dans des clubs à chaque fois différents, et ses déceptions amoureuses. Le style graphique est aussi tout à fait particulier. Je ne l’ai pas trouvé franchement beau, mais pas franchement laid non plus. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette série est culte chez certains, considérée par certains comme la meilleure série de l’année 2010. Je ne les rejoindrai pas, mais je ne peux pas la déconseiller car son originalité plaira sûrement à certains.

My Little Sister can’t be this cute! (Ore no Imōto ga Konna ni Kawaii Wake ga Nai)

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Le titre peut donner des sueurs froides (OreImo pour les intimes). Encore un show moe de marde avec de l’inceste! Alors qu’en est-il? Et bien, je n’en sais rien. Je pense que la série a eu le plus gros buzz autour d’elle de toute l’année 2010, ce qui fausse un peu les avis et les opinions. Cette fois ci, l’histoire est tirée non pas d’un manga mais d’une Light Novel (roman ou nouvelle illustrés), et qui a du avoir du succès sans doute, sinon les gens n’en auraient pas parlé autant. Kousuke et sa petite soeur Kirino ne se supportent pas, et d’ailleurs ils ne se parlent plus. Jusqu’au jour où Kousuke découvre le secret de sa soeur: c’est une otaku, et ce malgré qu’elle soit déjà mannequin et idole de sa classe. Evidemment Kirino ne veut pas que son secret s’ébruite; heureusement Kousuke, c’est un mec à la cool, et il ne va pas profiter de cette situation et laisser couler. Kirino, elle, c’est pas une fille à la cool; elle va profiter de gentillesse de son frère et en faire une sorte de confident esclave. Au bout d’un moment, Kousuke qui en a marre de jouer à des eroge avec elle (oui…) va décider de la brancher avec d’autres filles otaku, et notamment une loli goth, pseudo: Kuroneko.
L’histoire est basique, vue et revue des dizaines de fois, avec une tsundere pour co-héroïne. Alors pourquoi ce buzz? C’est simple, cette série possède 3 points forts:
-son character design: il y a peu de personnages, mais il est très réussi, même s’il est simple. Les deux héroïnes sont moe à souhait, et vont d’ailleurs sûrement se battre pour le titre du concours annuel Saimoe récompensant le personnage féminin le plus moe de l’année. En plus de cela, elles changent de vêtements à chaque épisode (rarissime dans le manga) et elles sont fashionable. Et surtout: il n’y a presque pas de fanservice!!! Pas un seul panty shot!!
-le héros masculin: Kousuke a la classe tout simplement, et on peut s’identifier à lui jusqu’à un certain point.
-un subtil triangle amoureux: avec un côté incestueux certes, mais l’histoire ne franchit jamais ce cap, et ne le franchira pas. Je l’ai toujours dit: pour accrocher un lecteur ou un spectateur, il faut un « love interest » pour le héros, et un triangle amoureux. Ca marche tout le temps.
Au final, My Sister… est une série qu’on déteste aimer, parce que c’est nul, parce que c’est plein de stéréotypes vus et revus, mais force est de constater que grâce aux trois points que j’ai énumérés, la série tire son épingle du jeu par rapport aux autres évoluant dans un miasme moe. (j’ai déjà beaucoup trop parlé de cette série on passe à la suivante)

Invasion! Squid Girl! (Shinryaku! Ika Musume!)

emoshinryakuikamusume01fffpeepsshinryakuikamusGrosse surprise de l’année, cette série raconte l’histoire d’une fille poulpe qui décide de conquérir le monde de la terre ferme, et qui ne va pas réussir à annexer plus que la plage d’où elle a émergée. Au finale, elle se retrouve serveuse dans un restaurant de plage, et devient la coqueluche de la région. C’est la dernière comédie de l’année 2010 qui sort du lot, et dont le succès lui a permis d’avoir une deuxième saison de programmée, à venir. Comme Working!, c’est une adaptation d’un 4-coma manga. C’est la meilleure comédie de l’année, et qui sera appréciable par tous. Mention spéciale à l’épisode de mini-ika-musume, dont les gens se souviendront. Ika-Musume est à mon avis prétendante au titre de Saimoe 2011.

Bakuman

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Ah! L’adaptation du nouveau manga des créateurs de Death Note. Pour ceux qui ne suivent pas Bakuman, ça n’a rien à voir avec Death Note. On y raconte l’histoire de deux ados qui s’associent pour devenir mangakas professionnels. Ca change brutalement des intrigues mortelles qu’on pouvait avoir dans Death Note. Mon avis rapide sur le manga: il est bon. On atteint pas les sommets épiques qu’on pouvait avoir dans Death Note, mais le sujet ne s’y prête pas non plus. A la place, on se retrouve avec des dessins toujours aussi superbes, et une histoire prenante, bourrées de détails sur le monde infernal et très sélectif du magazine Jump. C’est très intéressant pour les grands fans de mangas comme moi, voire aussi pour les autres. On a par contre la confirmation que le scénariste est un poil mysogine, tant le simulacre d’histoire d’amour dans Bakuman est ridicule, et que les filles en générale sont des potiches. L’animé quant à lui manque de punch, et la direction artistique n’arrive pas à retranscrire parfaitement l’univers du manga, à la différence de celui de Death Note. L’animé se concentre beaucoup trop sur l’histoire sentimentale qui est nulle (il suffit de voir l’opening pour comprendre). A part ça, l’adaptation de l’histoire est fidèle, heureusement. Je conseille plutôt le manga.

Soredemo Machi wa Mawatteiru

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Encore un autre animé de Shaft. Sans doute le meilleur depuis Bakemonogatari. On se trouve entre un série tranche-de-vie et une comédie. L’héroïne est lycéenne, elle est un peu barge et travaille après l’école dans un minuscule Maid Café de quartier. Sa passion: les romans policiers. Difficile d’en dire plus sur l’histoire, non pas qu’il y ait du suspense, mais juste qu’il n’y a rien d’autre à en dire. Elle est sympa, souvent amusante, et possède la patte Shaft bien particulière et reconnaissable. Pas un must, mais bonne petite série.

 

The World God Only Knows (en français: Que sa Volonté soit faite)

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La traduction française est assez maladroite ceci dit en passant. Déjà, vouloir traduire le titre était périlleux. J’aurais tenté, un « le monde selon Dieu » ou « le monde du Dieu ». Ca a peut être moins d’impact et ça n’a pas cette syntaxe particulière aux textes religieux, mais au moins ça a un rapport avec le titre original et l’histoire. Le manga marchait très bien sur les sites de lecture en ligne, ça ne m’a qu’à moitié étonné que l’adaptation soit faite. Keima ne vit que pour ses jeux vidéos et en particulier les jeux de drague bien connus des Japonais. Il en est même un expert reconnu par la communauté, et est surnommé Dieu des conquêtes par ses pairs. C’est alors qu’entre en jeu Elsea, une démone qui vient implorer l’aide du Dieu des conquêtes pour l’aider dans sa traque des âmes perdues, des esprits qui viennent posséder des humains, et dont le seul moyen de les extraire est de séduire son hôte. Malheureusement n’est le dieu que des conquêtes virtuelles et pas des filles réelles. Malgré cela, il est contraint à aider Elsea sous peine de mort, et il va se rendre compte que ses techniques de drague virtuelle peuvent fonctionner aussi en vrai.
Encore un opening très agréable (2010 est une bonne année pour les openings), et un animé qui ma foi fonctionne bien. C’est un peu cucu, mais ça reste très correct si on pose le cerveau à côté. La saison deux est sortie déjà, et le constat est le même: sympathique!

 Panty & Stocking with Garterbelt

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J’en avais déjà parlé avant ma trêve. Je n’ai rien de plus à rajouter. Avec le style graphique des Super Nanas, et avec quelques passages mangas, Gainax réalise encore une série qui a fait parler d’elle. L’humour est très scato, et malheureusment est souvent inégal. Côté graphisme, c’est un régal, en particulier les scènes mangas comme celle désormais mythique de la « pole dance ». Mais ça ne fait pas tout, et je prends pour indicateur que je n’ai toujours vu la deuxième demi-douzaine d’épisodes.

 

Highschool of The Dead

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Pareil que pour the world god only knows, la série a eu un franc succès sur les sites de lecture en ligne. Les raisons sont différentes. HOTD fait partie d’une minorité de mangas/animés disposant à la fois d’une tonne de fanservice et d’une histoire prenante. Si vous voulez voir des filles nues, ou mouillées, dans toutes les positions, avec des formes à la Dead or Alive, je vous présente le successeur d’Enfer et Paradis: HOTD (ah j’avais oublié Ikkittousen). L’animé se targue en plus d’un scénario de film de zombis catastrophe. HOTD est très bon dans ce qu’il propose: du fanservice à outrance, des massacres de zombis à la Dead Rising, et un petit côté psychologique qui fait du bien pour l’évolution des personnages. Ca va pas chercher très loin non plus, et l’animé est bien trop court pour arriver aussi loin que le manga, mais ça reste un super divertissement.

Otome Youkai Zakuro

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Pour ceux qui connaissent l’animé du Ouran High School Host Club, ils y reconnaîtront la majeure partie des doubleurs, et des ressemblances frappantes entre certains personnages. Dans un monde ressemblant au Japon des années 30, les youkaïs (démons) sont craints et respectés. Le gouvernement décide de créer une brigade spéciale composée de soldats humains et de démones mi humaines mi renard pour traquer les esprits mauvais. On a droit à un tout petit peu d’action dans ce OYZ, mais le réel intérêt repose dans les relations intra brigade entre les humains et les youkais, et leurs intéractions parfois amusantes. On saupoudre avec un peu de tension sentimentale, et on obtient encore une bonne petite série de JC Staff.

 

Mes 10 coups de coeur de 2010

Durarara!!

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Par les créateurs du déjà très original Baccano, Durarara (qui sera sans doute traduit en France par Drrr!) nous offre une expérience relativement similaire. On a une flopée de personnages dont les noms nous sont balancés dans un très bon OP, un de plus. Il y a environ 15 personnages, certains plus importants que d’autres, mais tous auront droit à leur moment de gloire. Cela ne servirait à rien s’ils n’étaient pas liés par une quelconque trame scénaristique, et heureusement c’est le cas. L’histoire est ce qui tiendra en haleine le spectateur, car l’action ne fera pas la part belle du show. C’est une très bonne série, avec malheureusement quelques temps faibles (sur 24 épisodes c’est normal), et une fin satisfaisante. Sans rien enlever à ses qualités, il ne s’agit pas d’un chef d’oeuvre, mais n’oublions pas le titre de ce (trop) long billet. Il s’agit tout de même d’une des 10 meilleures séries de par sa réalisation de 2010.

Katanagatari

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Comme Durarara!!, j’en avais déjà parlé. Cette série de 12 épisodes de 40 minutes, diffusée mensuellement ne payait pas de mine dans ses premiers épisodes. Ton assez léger, combat plaisant, et beaucoup de parlotte. Au fur et à mesure, la série s’étoffe avec ses personnages, et ses méchants tous plus charismatiques les uns que les autres, à la manière d’un Kenshin, l’humour et les dialogues incessants en plus. L’histoire devient plus alambiquée lorsque la princesse et son acolyte masqué font leur apparition. On sent la pression monter au fur et à mesure des épisodes, et le suspense devient insoutenable après le cliffanger de l’avant dernier épisode. Avec ses graphismes et son style très attrayant, Katanagatari restera une très bonne série qui vieillira bien je pense, l’une des trois meilleures de 2010.

Sora no Woto

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A1 Pictures est l’un de mes studios favoris à l’heure actuelle. Ca fait un moment qu’ils enchaînent les très bonnes séries, apportant beaucoup de soin à leurs scénarii, et à la réalisation. Sora no Woto (Sound of the Skies) est une des séries qui a commencé au début de 2010. Un début pourtant prometteur, avec les deux autres séries précédentes. Sora no Woto aurait pu être encore meilleur avec plus d’épisodes. Sa ressemblance avec K-On au niveau graphique (surtout des personnages) est frappante: et mise à part qu’il s’agisse aussi d’une série avec beaucoup d’éléments tranche-de-vie, la comparaison s’arrêtera là. L’univers de SnW est somptueux: il s’agit d’une sorte d’univers steampunk avec des éléments réels. On sait que l’histoire se passe en Suisse ou près de la Suisse, et que le monde a connu une régression technologique après une guerre longue et usante. Un grand soin a été apporté aux musiques, avec des chants en français. C’est une très belle série, et seule la fin un peu rapide vient gâcher le tableau. Ca se laisse regarder tout seul!

Ichiban Ushiro no Dai Maou

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Alors euh… comment expliquer la présence de IUnDM dans ce top 10? Un shonen truffé de fanservice, avec certains passages honteusement pompés d’Harry Potter (le Choipeau magique). Tout le monde a le droit à une petite faiblesse, et bien pour moi c’est cette série. Je l’ai trouvé très marrante, avec des gags assez gras et prévisibles. En fait je ne comprends pas moi même pourquoi je trouve cette série bien. L’animation est très quelconque, certains personnages sont risibles. Peut être est-ce dû au fait que le héros ressemble à Sousuke de Full Metal Panic. En tous les cas, vous pouvez vous moquer, mais j’attends la suite de pied ferme (elle a déjà été annoncée).

Giant Killing

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J’aime bien le foot, et lorsque j’ai vu le synopsis de Giant Killing, je me suis bien demandé à quoi ça allait ressembler. Et bien c’est assez incroyable. Il s’agit d’une série réaliste sur le foot japonais, pas du tout à la manière d’un Olive et Tom. La série montre tous les problèmes qu’il peut y avoir dans un vestiaire dans une équipe pro, et rien que ça, c’est super. On ajoute à ça quelques cliffangers bien placés, des joueurs tous au caractère différents, des matchs plaisants à regarder, un coach qui ressemble étrangement à Jose Mourinho. Une suite est envisageable, elle n’a pas encore été annoncée. Je ne pense pas qu’il faille forcément aimer le foot pour aimer Giant Killing.

Occult Academy (Seikimatsu Occult Gakuin)

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Occult Academy est la 3ème et dernière série du créneau Anime no Chikahara, qui devait remplacer NoitaMina, qui était une émission placée à une heure de grande audience réservée à des productions animées originales (crées uniquement pour la TV), les deux précédentes étant Sora no Woto et Senko no Night Raid. Apparement ça n’a pas eu un franc succès, et je ne comprends pas pourquoi. Ce sont pourtant 3 bonnes séries, et Occult Academy est la meilleure des trois. La série possède un des meilleurs premiers épisodes que j’ai pu voir dans ma vie (avec Samuraï Champloo et Ergo Proxy). Il s’agit d’un mélange de comédie, aventure, et fantastique: prometteur. Après avoir créé une école dont l’enseignement tourne autour de l’occulte, un directeur meurt. Sa fille Maya prend sa place le jour de sa mort, et comme par hasard, le directeur rapparait sous forme d’esprit frappeur. Peu après Maya voit arriver dans un halo de lumière un homme nu descendre du ciel. Cet homme vient du futur pour trouver la clé de Nostradamus, un artefact qui s’il n’est pas détruit provoquera la fin du monde avec l’arrivée d’aliens envahisseurs. Tout un programme! Occult Academy est une série avec de très gros points forts, et très curieusement des failles énormes également. Au niveau des points forts: l’animation, le character design, les expressions faciales qui sont hilarantes, Maya et d’autres personnages, l’humour et certains gags hilarants, et vers la fin du suspense. En ce qui concerne les points faibles: certains personnages comme Bunmei qui restent absolument insupportables pendant la moitié de la série, 2 épisodes (sur 12 ou 13) qui sont nuls, et le dénouement qui arrive un peu n’importe comment. Pour ma part, ces quelques points d’ombre empêchent juste de faire d’Occult Academy une très très grande série. C’est très dommage, car en plus de lui enlever ce privilège, ses défauts ont été très lourdement, et à mon sens très injustement critiqués par la communauté otaku, qui pour eux ont affaire à une série moyenne. Ce n’est pas du tout mon avis, il s’agit pour moi d’une très bonne série, avec des qualités exceptionnelles.

Kuragehime (Princess Jellyfish)

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Kuragehime aurait pu se trouver dans la catégorie précédente des bonnes petites séries. Cette série a réussi à se hisser au rang de série incontournable de 2010 grâce à son scénario et ses personnages pittoresques. Une communauté de filles otakus de choses en tout genre habitent dans le même bâtiment. Elles sont effrayés par les gens à la mode et trop bavards et les hommes, du coup elles préfèrent rester chez elles. Leur monde bascule quand l’une d’entre elles (Tsukimi) rencontrent Kuranosuke, un travesti qui devient complètement fan de leur mode de vie. Bien qu’étant tout ce que les soeurs de la communauté détestent, il arrivera à se faire accepter tout en cachant son vrai sexe, et les aidera même à sauver leur immeuble, menacé par un plan de restructuration urbaine. Voilà à nouveau une comédie légère, avec des personnages improbables, mais tous charmants. Les 12 épisodes s’enquillent très rapidement.

Mitsudomoe (en france:Les Triplées)

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Voilà la meilleure comédie burlesque depuis longtemps. Sans doute depuis School Rumble première saison, ou les Hare+Guu. L’humour est très très gras. Trois soeurs jumelles sont dans la même classe, et bien qu’elles soient jumelles, elles ont toutes un caractère bien différent. La première est une chipie sadique, la deuxième une force de la nature joviale fan de nichons, la troisième une introvertie intellectuelle avec un regard de tueur. Les gags sont à bases de quiproquos surtout, ou alors du pur burlesque. A voir absolument si on aime l’humour gras.

Shiki

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Shiki est le nouveau manga dessiné par Ryu Fujisaki (toujours en cours), celui qui a crée Hoshin l’investiture des Dieux, un des premiers mangas que j’ai achetés, du temps de Love Hina et de GTO (c’était le bon temps). Je dois bien avoué que je ne l’attendais pas, lorsque Animeland en a fait sa couverture. Les dessins sont très caractéristiques, avec des visages très anguleux et des cheveux complètement fous. J’aime beaucoup, ça change des visages typés, et ronds. Shiki est une histoire de vampires et de morts vivants dans un village perdu dans la campagne. Des gens meurent mystérieusement et personne n’en comprend la cause. Voilà la base d’un scénario de vampires très classique, et pourtant ça fonctionne toujours. C’est grâce notamment au soin apporté aux personnages très nombreux, qu’ils soient vivants, ou morts-vivants. Cet animé est très frustrant du fait que le spectateur sait que la cause des morts sont les vampires, mais que les villageois pensent toujours à une épidémie. Je me suis retrouvé à compter les épisodes où les villageois se font décimer les uns après les autres (et parfois des personnages importants) sans qu’ils ne réagissent. Ô combien de fois me suis-je dit que l’épisode prochain serait celui de la révolte des vivants! Ca m’énervait! Quoiqu’il en soit, il faut voir Shiki et ce malgré son début trèèès lent, la frustration qu’elle provoque. On ne le regrette pas à la fin, et d’ailleurs, quel final! Et puis quel OP!! Probablement un des meilleurs que j’ai pu voir. (Les musiques de Buck Tick envoient toujours du paté)

Angel Beats

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Et pour finir ce billet (enfin, j’y ai passé toute la journée…) voilà la série que je considère être la meilleure de 2010 avec Shiki.C’est une adaptation d’une Visual Novel crée par Key, ceux qui sont responsables de Kanon, Clannad,et Air, toutes 3 des références d’écriture et de scénarii émouvants. Je pense donc qu’on peut dire qu’Angel Beats était la série la plus attendue de l’année. Comme pour Occult Gakuin, la communauté otaku a dans l’ensemble pas mal craché sur Angel Beats, sans doute à cause des trop grandes attentes qu’ils plaçaient dessus. Et comme pour Occult Gakuin, je ne suis pas d’accord avec eux. Angel Beats n’est pas non plus exempt de défauts, mais quelle série!! Une des règles qui permettent de jauger rapidement un animé qui fonctionne plutôt bien, c’est la qualité de l’OP. Un animé avec un bon OP a beaucoup de chances d’être un bon animé (la réciproque est fausse). Angel Beats possède un OP incroyable; j’ai dû me le regarder une bonne trousaine de fois tellement il est beau. Autre indicateur: quand une série ou un film ou une musique arrivent à vous tirer une larme, c’est que c’est une très bonne oeuvre. Cela signifie qu’elle est arrivée à investir émotionnellement le spectateur qui s’identifie à l’oeuvre. Comme Clannad, Angel Beats m’a tiré une larme par deux fois. C’est la seule série de 2010 avec Katanagatari à y être arrivé.
L’histoire: un lycéen se réveille un soir au milieu d’un lycée qu’il ne reconnait pas. Il ne se souvient d’ailleurs de pas grand chose, il et amnésique. Ce qu’il sait, c’est que là où il se trouve, ça ne tourne pas rond: une fille de son age, armée d’un pistolet, lui demande de s’enrôler dans un mouvement armé douteux, dont le but est de tuer l’ange, une autre lycéenne paraissant inoffensive, mais qui va finir par embrocher notre héros d’une simple manchette. Il meurt… mais pas pour longtemps. Il se réveille un peu plus tard dans une salle de classe, le repère du mouvement anti-ange, dont la représentante lui annonce qu’il était déjà mort en se réveillant dans ce lycée et qu’il se trouve dans une sorte de purgatoire contrôlé par l’ange. Voilà le pitch qui démarre de façon plutôt abrupte, mais qui se révèle diaboliquement efficace, à coup de rebondissements, et de révélations. L’histoire n’est pas le seul point fort d’Angel Beats: son roster de personnages est impressionant, et tous ont un bon capital sympathie. C’est d’ailleurs là que se trouve le principal défaut de la série. En 13 épisodes, il était impossible de donner une profondeur à tous ces personnages, et sans dévoiler l’intrigue, cela mènera à une impression de bâclage vers la fin, où le scénariste a privilégié certains personnages à d’autres, alors que certains épisodes vers le début ne servent à rien. On ne peut que regretter l’absence de 13 épisodes supplémentaires qui auraient pu donner à Angel Beats les moyens de son ambition. La série alterne les gags et les moments plus sérieux, et parfois émouvants. La bande son est excellente. La fin est parfaite, quel gâchis.

 

Voilà, c’est 4h du mat’, ça doit faire une dizaine d’heures que je suis sur ce putain de billet, je vais me coucher.

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